‹ Le palais du Luxembourg, origine et descriptionChapitre 25 sur 84 · CHAPITRE TROISIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIEME

dont la construction était depuis fort longtemps dans un état de dégradation complet.

En 1810 et 1811, les remblais, successivement accumulés sur remplacement de l'avenue de l'Observatoire, ayant atteint à peu près la hauteur du sol du jardin, permirent enfin d'y planter les quatre rangs d'arbres qui en sont aujourd'hui le principal ornement. Tous ces travaux rendirent le jardin du Luxembourg une des plus belles promenades de la capitale; ils furent, comme ceux de l'intérieur du palais, exécutés par l'architecte Chalgrin. A sa mort, son successeur, M. Baraguey, proposa et fit adopter le projet de supprimer le perron qui existait à l'extrémité du parterre, de changer les nivellements existants, et de baisser le sol inachevé de la nouvelle allée, de manière à n'avoir, depuis l'Observatoire jusqu'au palais, qu'une seule ligne de pente sans ressaut. « Pour l'exécution de ce pro- )> jet, dit Dulaure \ il fallait opérer plusieurs changements î> et remuer beaucoup de terrain. Ces difficultés n'arrêtè- » rcnt point; la grille qui termine au midi cette avenue fut >' baissée de quelques pieds ainsi que le sol environnant. )' On établit une grille nouvelle, et celle qu'elle remplaçait « fut employée à l'entrée de l'Observatoire, et adaptée à w deux pavillons construits alors pour décorer cette entrée.

yy Le sol de l'avenue fut, dans toute sa longueur, plus ou ^ moins baissé, suivant la ligne de pente. L'abaissement fut » plus considérable au point où cette avenue se rapproche yy du parterre. Au lieu de l'escalier de dix marches on sub-* )) stitua trois marches dessinées sur un vaste plan circuit laire, qui se termine de chaque côté par un piédestal qui » sert d'acrotère à des balustrades.

» On baissa ensuite le sol du parterre ainsi que celui qui

1 Histoire de Paris, tome VI , pages 15 et 16.

>' âvoisine la façade du palais; il fallut refaire le bassin, il yy le fut sur un plan octogone et plus vaste. »

Ces travaux considérables de terrassement et de nivellement permirent, pendant les deux dernières années de Fempire, de donner du travail à une multitude d'ouvriers inoccupés par suite des désastres de la guerre. A la même époque on a complètement dégagé le palais des bâtiments accessoires qui masquaient, d*une manière choquante, les faces latérales. On a démoli à TEst une orangerie, et à rOuest plusieurs bâtiments, à Faide desquels on communiquait à couvert avec l'hôtel du Petit-Luxembourg; on les a remplacés par deux grilles à jour sur la rue de Vaugirard.

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