‹ Le palais du Luxembourg, origine et descriptionChapitre 35 sur 84 · CHAPITRE CIXQL'IÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE CIXQL'IÈME

iiouvolles localités. Deux grands escaliers demi-circulaires, partant du rez-de-chaussée , donnent accès aux tribunes publiques.

Placée de plain-pied avec le premier étage, la salle des séances se joint , du côté du jardin , à une vaste bibliothèque , et , du côté du vieux palais , touche à la petite galerie dite des archives. Cette disposition rend prompts et faciles les communications et Tenvoi des documents demandés pendant les séances. De nombreux dégagements ouverts dans toutes les parties du premier étage , facilitent le service des localités spécialement affectées à la (Chambre des Pairs.

Au même étage sont également placés : les bureaux de la Chambre, les salles des commissions, des salons de travail cl chacune des extrémités de la grande bibliothèque, le cabinet du chancelier président et celui du grand référendaire, la salle de lectui^e des journaux, et enfin tous les escaliers de service.

Au rez-de-chaussée, sous la bibliothèque. Ton trouve à Texposition du midi , une grande galerie ou promenoir éclairée par des arcades sur le jardin public. Pendant l'hiver il sert d annexe aux orangeries du Luxembourg.

Telle est l'importance des nouvelles constructions ajoutées à l'ancien palais. La description du genre de décoration adopté pour chacune des principales salles serait aride et sans intérêt; celle des peintures et sculptures monumentales, faisant partie de cette décoration, trouve sa place dans la notice explicative des objets d'art.

Les jardins du Luxembourg, malgré la perte considérable de terrain pris aux dépens des parterres , pour l'agrandissement du palais , ne devaient pas subir de modifications importantes. Cependant, en 1840, M. Dufaure, alors ministre des travaux publics, remarqua que

l'ancienne disposition des terrasses, trop rapprochées des nouvelles constructions, en masquait Farchitecture d'une manière choquante, et que, pour remédier à cet inconvénient et coordonner convenablement l'édifice avec les parterres, il était nécessaire d'établir dans la largeur du jardin, parallèlement à la nouvelle façade du palais, une vaste allée au même sol que les parterres, et aboutissant, d'/un côté, à l'extrémité Ouest des jardins, et de l'autre, au point où doit se terminer, par une grille d'entrée au Luxembourg, la grande rue Soufllot, projetée dans l'axe du Panthéon '.

En conséquence, des projets conçus d'après cette donnée furent soumis à l'approbation des Chambres; malheureusement celle des Députés, crut devoir borner la dépense pour l'arrangement des parterres, aux travaux strictement nécessaires à la circulation ; c'est-à-dire , au morcellement des terrasses telles qu'on les voit aujourd'hui près du palais, et, en même temps, à quelques tiutres améliorations dont la nécessité ne pouvait être contestée.

A la même époque aussi , la fontaine ou grotte de Marie de Médicis , œuvre de Jacques de Brosse , remarquable par son architecture mâle et imposante , était entièrement délabrée; le même ministre en ordonna et fit exécuter la restauration complète.

En 1843 et 1844 de nouveaux crédits permirent de restaurer et d'harmonier, avec les nouvelles constructions , les anciens bâtiments et les jardins , comme aussi de démolir toutes les maisons dépendant du palais, qui longeaient la rue de Vaugirard , depuis la grille d'entrée de la rue du Pot-de-Fer jusqu'à l'ancienne église du couvent des Fillesdu-Calvaire. Ces maisons, pour la plupart en mauvais état,

^ Une loi du 2 juillet 1844 a enfin décide l'ouverture de celle rue projetée depuis notre première révolution , cVM-à-<lire depuis cinquante ans.

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