‹ Le Palais Impérial de Constantinople et ses abords, Sainte-Sophie, le Forum Augustéon et l'Hippodrome, tels qu'ils existaient au dixième siècleChapitre 70 sur 96 · LES TRICLINIUMS BATIS PAR THÉOPHILE · texte numérisé non relu

LES TRICLINIUMS BATIS PAR THÉOPHILE

» l'Eros, elle descend vers le flanc de la Magnaure xn . Pnis, elle s'en va de là à Sainte- Sophie par le Macron des Candidats, les Excubiteurs , les Scholaires et la Chalcé. Ainsi, pour aller du Lausiacos à l'Eros, elle avait suivi nécessairement la galerie des Quarante-Saints, qui y aboutissait, comme on vient de le voir.

Dans une autre circonstance, lors de la promotion du Démarque de l'une des factions du Cirque, le Préposé sort du Palais-sacré avec le fonctionnaire promu pour le conduire à l'Onopodion (n° 36), où la faction est assemblée; pour y arriver, « il passe par le » Lausiacos, l'Eros, Daphné et l'Augustéos (nos 9*2, 79, 44 et 48) 2 ». Le rédacteur du Cérémonial n'a indiqué là que les principales des pièces à traverser, ce qui suffit pour faire connaître l'itinéraire que l'on devra suivre dans cette occasion ; mais on sait déjà que pour aller du Lausiacos à l'Eros il fallait passer par la galerie des Quarante-Saints, et que de l'Eros à Daphné on devait traverser le Sigma, la Phiale et l'Abside (nos71, 61 et 60). Les citations que nous venons de faire justifient donc non-seulement de la contiguïté de l'Eros avec le Sigma, mais encore la communication qui était établie entre ces deux localités. Nous constatons de plus qu'on pouvait entrer au Palais-sacré et en sortir par l'Eros, et comme l'étage supérieur de ce triclinium était de plain-pied avec le Sigma, il fallait nécessairement en descendre pour arriver dans les jardins ; ceci motive l'escalier indiqué dans notre plan (n° 79, A). Le rez-de-chaussée de l'Eros se trouvait tout près du grand côté méridional du triclinium de la Magnaure, comme les deux premières citations l'indiquent et comme on peut le voir sur notre plan.

Après avoir décrit le Pyxitôs et l'Eros qui se trouvaient à droite et à gauche, sur les flancs du Sigma, l'auteur de la Vie de Théophile, rentrant dans le Triconque, continue ainsi sa narration : « D'une part, depuis le même Triconque (n° 73), en se dirigeant » vers le couchant, aypi oyj tûv 5u<7|jiov, on peut voir les bâtiments qui y ont été élevés; » mays d'autre part , vers la partie orientale, se trouve celui qu'on nomme la Perle (n° 81), » ô MapyapiTTiÇ3. » Ainsi la Perle étant à l'est du Triconque, se trouvait au delà de l'Eros, qui touchait au Sigma; c'est la situation que nous lui avons donnée dans notre plan.

« Telles sont les constructions du côté du levant, » dit notre auteur après avoir terminé la description de l'Eros et de la Perle. Puis venant à la description de celles qu'il avait d'abord signalées comme se trouvant vers le couchant du Triconque, il continue ainsi: «Vers le sud, irpoç tov votov, après avoir prolongé les terrasses (n° 84), Théophile fit » construire différents corps de logis, xouSouxÀsia4; » puis il décrit à la suite les uns des autres celui qu'on appelait le Camilas, ô Kap.tÀàç (n° 85), celui (n° 86) dont le rez-dechaussée portait le nom de Mésopatos, o MecdTOXTOç, et celui (n° 87) qui renfermait à

' De cer. oui. Byz., lib. I, cap. l, § 3, p. 260.

2 De cer. aul. Byz., lib. I, cap. lv, p. 270.

3 Anonym., De Theoph., ap. Script, post Theopli., lib. III, § 43; Paris., p. 88; Bon., p. 143.

4 Anonïm., De Theoph., ap. Script, post Theoph., lib. III, § 43; Paris., p. 89 et seq.; Bon., p. 144.

l'étage inférieur la chambre à coucher de l'impératrice, qu'on nommait l'Harmonie.

Le lecteur a dû remarquer que notre auteur varie dans l'orientation qu'il donne aux différents corps de logis ou tricliniums bâtis par Théophile à droite et à gauche du Sigma et du Triconque, et que quelquefois cette orientation ne serait pas absolument conforme à celle de notre plan. Ainsi en parlant des derniers corps de logis que nous venons de nommer, il les indique d'abord comme s'élevant vers le couchant du Triconque, et plus loin, quand il en arrive à leur description, il les signale comme étant vers le midi. Cette différence provient de ce que le grand axe du palais, qui passait par le milieu de la Filiale, du Sigma, du Triconque et du Chrysotriclinium (et qui, comme nous l'avons dit, était parallèle à celui de Sainte-Sophie), n'était pas exactement orienté de l'ouest à l'est, mais bien de l'ouest-nord-ouest à l'est-sud-est ; de là viennent les variations de notre auteur. Mais au surplus, comme il ne s'agit pas dans son récit, pas plus que dans notre travail, d'une appréciation astronomique, il finit, de même que nous, par considérer comme étant au nord tout ce qui se trouve à gauche de ce grand axe (en entrant au palais par Daphné et la Filiale), et comme étant au midi tout ce qui se trouve à droite. « Telles sont, dit-il en terminant, les constructions que Théophile » a ordonnées dans la demeure impériale vers le nord et vers le midi, xaxà te (3oppav xat » votov1. » Au surplus, la situation qu'il donne au dernier corps de logis (n° 89), qui était adossé à l'Harmonie (n° 87) et formait une aile en retour, ne peut laisser aucun doute sur la véritable situation des trois corps de logis (nos 85, 86 et 87) qui se suivaient les uns les autres. « En aile de ce corps de logis (l'Harmonie, n° 87), dit-il, » vers le couchant, -rcpôç ùûciv, est adossé un autre corps de logis tout semblable par la

» richesse de ses marbres 2 » Si ce bâtiment se dirigeait vers le couchant, celui sur

lequel il était adossé et faisait aile en retour devait se diriger vers le midi.

Après avoir décrit ce bâtiment en aile , notre auteur ajoute : « A ses pieds , upoç Ttooaç » Totixou , se trouve un autre bâtiment divisé en deux parties (n° 88) , lequel se rap- » proche de la chambre sacrée de l'impératrice (l'Harmonie, rez-de-chaussée du n° 87).

» C'est là que l'empereur Léon a construit l'oratoire de Sainte-Agnès 3 » Le corps

de logis, faisant aile en retour, avait deux étages; ces mots : à ses pieds, indiquent que celui qui renfermait la chapelle Sainte-Agnès et touchait à la chambre de l'impératrice, n'était élevé que d'un rez-de-chaussée.

Quant au dernier triclinium bâti par Théophile (n° 90), sa situation est parfaitement indiquée par notre auteur, puisque deux de ses salons « étaient tournés vers le » Mésopatos du second corps de logis (rez-de-chaussée du n° 86), qui suit le Camilas... )) et les deux autres tournés vers le Lausiacos (n° 92) 4. » Nous avons donc placé ce

1 Anonym., De Theophilo, ap. Script, post Theoph., lib. III, § 44; Paris., p. 91; Bon., p. 147.

2 Anonym., De Theophilo, ap. Script, post Theoph., lib. III, § 44; Paris., p. 90; Bon., p. 146. 5 Anonym., loc. cit.

4 Anonym., De Theoph., ap. Script, post Theoph., § 44; Paris., p. 91; Bon., p. 147.

LE TRICLINIUM LAUSIACOS. 157

triclinium clans les jardins, à égale distance du Mésopatos et de la galerie qui portait le nom de Lausiacos.

LE TRICLINIUM LAUSIACOS.

Au bout de la galerie orientale du Triconque (n° 74, A), on trouvait, au delà de la porte dite Monothyros (n° 75), un escalier que l'on descendait pour arriver au triclinium Lausiacos, ô xpfaXtvoç Aauataxoç \ .ô AauG-iàxoç et tô Aauaiàxov 2.

Le Lausiacos (n° 92) était une longue galerie transversale touchant d'un bout à la galerie des Quarante- Saints , et de l'autre au triclinium de Justinien. La porte principale, qui se trouvait au pied de l'escalier dont nous avons parlé (n° 70), était précédée d'un petit porche, y) Tpoutx^, qui nous a été indiqué par un passage cité pins haut du cérémonial adopté lors de la promotion d une patricienne à la dignité de zostès. Elle sortait du Chrysotriclinium après sa promotion pour aller à Sainte- Sophie. Parvenue au Lausiacos, le chemin le plus direct était de passer par la porte Monothyros, les galeries du Triconque, le Triconque et le Sigma; mais une autre voie y conduisait aussi : la galerie des Quarante-Saints et l'Eros, par on l'on descendait pour arriver à l'Héliacon de la Magnaure. « Elle passe dans le Lausiacos, » dit le Cérémonial, et s'en va vers la Tropicé du Lausiacos, àvépyExat Itz\ ttjv Tpoiuxvjv » tou Aaucriaxou , mais les dignitaires étant réunis là en procession, elle ne sort pas » par cet endroit, et se dirige vers l'Eros 3, d'où elle sort du palais. » La Tropicé se trouvait donc au-devant de celle des portes du Lausiacos par laquelle elle n'était pas sortie, c'est-à-dire au-devant de la porte qui conduisait à l'escalier que l'on montait pour arriver aux galeries du Triconque.

La communication du Lausiacos avec les galeries du Triconque dans lesquelles on entrait, comme nous l'avons déjà prouvé, par la porte du Trésor dite Monothyros, est justifiée par un grand nombre de passages du livre des Cérémonies. Ainsi, le jour de la fête des Rameaux, v la procession (des dignitaires) s'organise dans le Lausiacos, puis tous » s'en vont par la porte à un battant , Otà tou p.ovoGupou (n° 75) , qui conduit au Trésor h privé, dans la Phiale mystérieuse du Triconque (n° 61) 4. »

Le Préposé reconduisant l'Eparque de Constantinople après sa promotion qui venait

1 Anonym., De Theoph., ap. Script, post Tlwoph., lib. III, §44; Paris., p. 91; Bon., p. 147. — Cedreni Hist. compend., t. II; Paris., p. 491; Bon., p. 60.

2 De cer. aul. Byz., lib. I, cap. ii et l, p. 8G et 260.

3 De cer. aul. Byz., lib. I, cap. l, p. 260.

4 De cer. aul. Byz., lib. I, cap. xxxn, p. 174, et cap. xxxv, p. 180.

d'avoir lieu dans le Chrysotriclinium , « sort par le Lausiaeos, les degrés, la porte à » un battant qui est dans le Trésor privé, et, de là, passant par les galeries (n° 74) » et l'Abside (n° 60), il va jusqu'à l'Augustéos (n° 48) » Au surplus, on a vu la contre-partie dans le paragraphe XII. Le patriarche et l'empereur, venant au Palais-sacré par l'Abside (n° 60), traversent les galeries dn Triconque, la porte dite Monothyros, et descendent les degrés qui sont au delà pour arriver au Lausiaeos.

Nous avons justifié plus haut de la communication du Lausiaeos avec la galerie des Quarante-Saints (n° 80). La patrice zostès, en effet, n'ayant pu sortir du Lausiaeos par la Tropicé et les galeries du Triconque, s'était déjà dirigée vers l'Eros (n° 79); elle n'avait pu y parvenir que par la galerie des Quarante-Saints, qui y aboutissait 2.

Le Lausiaeos touchait par son extrémité méridionale au triclinium de Justinien ; nous en justifierons plus loin , en apportant nos preuves sur la position de cette grande galerie ; continuons notre marche dans le Palais-sacré, en suivant son grand axe de l'ouest à l'est.

En face de la porte par laquelle on entrait des galeries du Triconque dans le Lausiaeos se trouvait celle qui conduisait dans le Tripéton.

LE TRIPETON ou iiorologion.

Le Tripéton, o Tpniexcov (n° 94 ), était encore nommé l'Horologion, to ïlpdXoytov , à cause d'une horloge qui s'y trouvait placée. En effet, on lit dans le cérémonial à observer pour l'introduction du patriarche dans le Palais-sacré le cinquième jour de la semaine de Pâques : « Quand il va descendre les degrés du Lausiaeos (n° 76) , » tous les Cubiculaires le reçoivent, et, après avoir traversé le milieu du Lausiaeos

» (n° 92) , ils l'introduisent dans le Tripéton , où il s'arrête devant l'horloge »

L'empereur, ayant été prévenu, envoie le Préposé pour chercher le patriarche, et celui-ci, « s'appuyant sur la main du Préposé, entre dans le Chrysotriclinium (n° 95) 3. » Dans une autre circonstance, quand l'empereur sort du Chrysotriclinium, « les officiers du Chrysotriclinium se tiennent du côté de l'horloge 4 » .

On voit déjà, par ces citations, que le Tripéton ou Horologion précédait le Chrysotriclinium ; souvent , en effet , on le désigne , dans le livre des Cérémonies , comme

6 De cer. aul. Byz., lib. I, cap. lu, p. 263.

2 Voyez plus haut § xm, p. 154.

3 De cer. aul. Byz., lib. I, cap. xiv, p. 91.

i De cer. aul. Byz., lib. I, cap. xxi, p. 123.

LE TRIPÉTON. 159

étant le portique du Chrysotriclinium. Ainsi un fonctionnaire, après sa promotion qui vient d'être faite par l'empereur dans le Chrysotriclinium, « est conduit par le » Logothète dans l'Horologion, c'est-à-dire dans le portique, rpoi dç xov TOpxixa, du » Chrysotriclinium 1 » .

Dans le récit qui est fait de la façon dont le palais avait été décoré pour la réception des ambassadeurs sarrasins par l'empereur Constantin Porphyrogénète 959) , on lit : ttDans le portique du Chrysotriclinium, c'est-à-dire dans l'Horologion, étaient pla- )) cées les deux orgues d'or de l'empereur et les deux orgues d'argent des factions 2 ; » et dans le cérémonial à observer dans les fêtes du Broumalion : « Lorsque les vents » étaient forts et que la neige tombait de telle sorte que la Phiale secrète du Triconque » était inaccessible, et que les maîtres, les proconsuls, les patrices, les sénateurs et » les cubiculaires n'y pouvaient descendre pour célébrer les cérémonies d'usage, tous » s'en allaient dans le triclinium Lausiacos; le Préposé sortait au-devant d'eux, et, » les ayant appelés, il les plaçait devant les portes du triclinium Lausiacos, qui con- » duisent dans le portique du Chrysotriclinium, c'est-à-dire dans l'Horologion3. »

Ces citations, qui viennent prouver que le Tripéton n'était autre chose que le portique de la salle du trône, justifient aussi la contiguïté du Tripéton et du Lausiacos. Plusieurs autres passages du livre des Cérémonies pourraient en apporter encore la preuve 4. Nous nous contenterons d'en citer deux : « L'empereur passe par le Chry- » sotriclinium et le Tripéton, s'arrête sur la porte par laquelle on sort du Tripéton » dans le Lausiacos 5. » L'autre passage nous apprend que cette porte était de bronze : « Lorsque l'empereur et le patriarche sortent du Chrysotriclinium (n° 95), les eunuques » protospathaires se tiennent en avant des portes d'argent du Chrysotriclinium, ainsi » que le Logothète des courses, le Protosecrétaire et le Protonotaire; les officiers du » Chrysotriclinium se tiennent du côté de l'horloge. Lorsque l'empereur sort par les » portes de bronze dans le Lausiacos, les Maglabites et les Cubiculaires le reçoivent6. »

La qualification.de portique du Chrysotriclinium donnée au Tripéton, et plusieurs des citations précédentes, établissent que cette pièce précédait immédiatement la salle du trône, qui était fermée sur son portique par des portes d'argent. Un très-grand nombre d'autres passages du livre des Cérémonies en sont encore la justification7. Nous n'en citerons qu'un seul, parce qu'il fait connaître la principale destination du Tripéton,

1 De cer. aul. Byz., lib. II, cap. ni, p. 526.

2 De cer. aul. Byz., lib. II, cap. xv, p. 580.

5 De cer. aul. Byz., lib. II, cap. xvm, p. 605.

4 De cer. aul. Byz., lib. I, cap. xxi, p. 122; cap. xxxn, p. 175; cap. lxiv, p. 286 et 288; lib. II, cap. m, p. 526.

5 De cer. aul. Byz., lib. I, cap. n, p. 86.

6 De cer. aul. Byz., lib. I, cap. xxi, p. 122.

' Tous ceux signalés dans l'antépénultième note, et encore lib. I, cap. xlviii, p. 245.

qui était plutôt un vaste vestibule qu'un portique. L'empereur étant monté sur son trône dans le Ghrysotriclinium pour procéder à la promotion du Préposé, « le maître » des cérémonies organise, suivant l'usage, les différents ordres de dignitaires dans le » Tripéton. L'empereur ayant ordonné de faire entrer les différents ordres qui doivent

» composer l'assemblée, le Préposé sort avec deux Ostiaires Aussitôt il amène le

» premier ordre , composé des maîtres, et ensuite les autres ordres suivant la coutume1. » Le Tripéton devait donc être assez vaste pour contenir les différents corps des dignitaires et des hauts fonctionnaires de l'empire.

Nous l'avons représenté sur notre plan comme une galerie qui avait en longueur toute l'étendue du côté occidental du grand carré qui renfermait le Ghrysotriclinium et ses absides. En effet, on voit, par quelques passages du livre des Cérémonies, que le Tripéton touchait d'un bout à la galerie des Quarante-Saints (n° 80) , et de l'autre au Cénourgion (nos 100 à 104). Ainsi, dans le cérémonial prescrit pour la promotion d'une dame patriee à la dignité de zostès, le Sénat est réuni dans l'église Sainte-Marie du Phare (n° 106) ; après certaines cérémonies, « le Sénat sort de l'église, dcuo r/jç » èxxXyjfffaç, et on s'en va dans le Tripéton2. » Les différents ordres ayant été organisés dans ce vestibule, sont ensuite introduits dans le Ghrysotriclinium, où l'empereur siège sur son trône. Ainsi le Sénat et la zostès sont partis de l'église du Phare pour aller au Tripéton; ils n'ont pu, pour y parvenir, traverser le Ghrysotriclinium (n° 95), puisque l'empereur s'y trouve et qu'ils n'y sont admis qu'après avoir été organisés dans le Tripéton. Ils sont donc nécessairement arrivés dans ce vestibule par la galerie des Quarante-Saints qui aboutissait à l'Héliacon ou atrium de Sainte-Marie du Phare (n° 105), comme on le verra plus loin quand nous nous occuperons de cette longue galerie.

Quant à la communication du Tripéton avec le Cénourgion, elle est établie par le récit de la réception de la princesse russe Elga par l'impératrice. Cette réception avait eu lieu dans le grand triclinium de Justinien (n° 109). Après la cérémonie, « l'impé- » ratrice, se levant de son trône, passait par le Lausiacos (n° 92) et le Tripéton (n° 94) t) et entrait dans le Cénourgion (n° 102), et de là dans sa chambre à coucher (n° 104) ». La princesse russe, après la réception officielle, s'était retirée dans les Scyla ; aussitôt que l'impératrice fut rentrée dans ses appartements, « la princesse alla avec ses » parentes et les dames de sa suite par la galerie de Justinien, le Lausiacos et le Tri- » péton dans le Cénourgion, où elle se reposa un instant. Lorsque l'empereur se fut » assis avec l'impératrice et ses enfants porphyrogénètes la princesse fut appelée du » Cénourgion , et s'étant assise à l'invitation de l'empereur , elle eut avec eux la » conversation qu'elle voulut 3. »

1 De cer. aul. Byz., lib. I, cap. li, p. 262.

2 De cer. aul. Byz., lib. I, cap. l, p. 258.

3 De cer. aul. Byz., lib. II, cap. xv, p. 590.

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