LE TRICLINIUM DE LA M AGN AURE
» Justinien , et les Seyla, et la porte par laquelle on sort dans l'Hippodrome l. » La tournure de la phrase n'indique pas une communication immédiate entre les Scyla et l'Hippodromios, et l'auteur n'emploie pas en cette occasion les termes dont il se sert en parlant de portes ouvertes entre deux pièces continués, comme de celles qui fermaient le Tripéton sur le Lausiacos ou la galerie de Justinien sur son Héliacon 2. On peut se convaincre, par un autre passage, qu'il y avait une certaine distance entre l'entrée des Scyla et la porte par laquelle on sortait du palais dans l'Hippodromios. Les ambassadeurs sarrasins en quittant l'Augustéos (n° 48), « passent par les galeries inté- » Heures de l'Augustéos et l'Abside (nos 44 et 60) dans l'Hippodrome (n° 42), et, » de là, ils vont jusqu'aux Scyla, xal à-o xcov ixiioi or?jA0ov fxé^pt tcov ly.ifkûv » Ces mots : Sir[kOov |/iy pi , indiquent bien une distance à parcourir entre l'Hippodrome du palais et les Scyla ; cette distance n'était autre que le grand escalier du Palais-sacré.
S'il pouvait rester quelque doute sur l'élévation de la galerie de Justinien et de son vestibule au-dessus d'un étage de rez-de-chaussée, on en acquerrait la conviction par le récit que lait l'historien Pachymère des causes de la destruction de cette galerie : «Plus tard (après l'élection d'Athanase en 1289), comme cet édifice menaçait ruine » par sa vétusté, et qu'à cause de l'ébranlement qu'il avait reçu pendant tant de » siècles, il penchait d'un côté, il fut renversé par un vent violent du midi et ne » présenta plus qu'une ruine immense, de sorte que ceux qui regardent aujourd'hui )) le lieu où il était, ne trouvent sur le sol ni restes ni vestiges d'une construction )) autrefois si remarquable4. » Pour que le vent pût renverser cette longue galerie, il faut bien qu'elle ait été isolée, comme l'indique notre plan, et élevée sur un soubassement composé d'arcades à jour, ainsi que nous l'avons supposé. L'historien Pachymère écrivait au commencement du quatorzième siècle, il mourut en 1310. De son temps, plus de cent trente aimées avant la prise de Constantinople par les Turcs, cette belle partie du grand palais avait donc disparu.
Nous avons terminé tout ce qui a rapport à ce palais; il nous reste à fournir quelques justifications au sujet des différents édifices construits dans l'enceinte de la demeure impériale.