‹ Le Palais Impérial de Constantinople et ses abords, Sainte-Sophie, le Forum Augustéon et l'Hippodrome, tels qu'ils existaient au dixième siècleChapitre 9 sur 96 · LA CHAPELLE SAINT-CONSTANTIN · texte numérisé non relu

LA CHAPELLE SAINT-CONSTANTIN

La chapelle Saint-Constantin, o vaoç tou àyfou KcovaTavTtvou (n° 8), était aussi appelée l'oratoire de la Colonne, xo eùxT^ptov tou Ktovoç 3, parce qu'elle se trouvait élevée sur le Forum , en arrière de la grande colonne de porphyre portant une croix qui existait dans la partie méridionale du Forum , ainsi que nous en avons justifié plus haut. Quant à la position occidentale de la chapelle , relativement à l'Augustéon , elle est indiquée par la relation que l'on trouve dans le livre de Constantin Porphyrogénète , des cérémonies à observer à l'occasion des hommages et des supplications que les ennemis captifs devaient rendre à l'empereur dans le Forum *. On y voit , en effet , que le palais du Sénat, qui s'élevait à l'orient du Forum, était situé du côté opposé à celui oii avait été édifié l'oratoire Saint- Constantin. Cette cérémonie, qui révèle des usages que la civilisation a fait rejeter depuis plusieurs siècles , nous a paru par cela même assez intéressante pour nous engager à en faire connaître les principaux détails à nos lecteurs. L'empereur étant sorti du palais par le vestibule de la Chalcé (n° 20), se rendait d'abord à Sainte- Sophie, où il entrait par le Puitssacré. Après avoir entendu le chant de plusieurs hymnes en l'honneur de la Vierge et avoir fait ses prières , il sortait dans le Forum précédé par un officier qui portait la bannière impériale , et suivi de toute sa cour ; il se dirigeait vers la colonne de porphyre qui portait une croix , et s'arrêtait au haut des degrés de la plate-forme sur laquelle était assis le piédestal de la croix. Le patriarche sortait aussi de la Grande- Eglise avec son clergé , montait les mêmes degrés ; mais après avoir adoré la croix , il entrait dans l'oratoire Saint-Constantin , et l'empereur restait seul auprès de la croix. Pendant ce temps, les prisonniers de guerre attachés par les mains et tenus par des soldats triomphateurs étaient rangés dans le Sénat et dans le prétoire ; d'autres soldats portaient les étendards enlevés aux ennemis. Un officier d'un rang élevé ,

1 Procop., De œdif., loc. cit.

1 De cer. aul. Byz., lib. I, cap. xxx, § 6, p. 1G9.

3 De cer. aul. Byz., lib. I, cap. xxx, § 2, et lib. I, cap. i, § 24, p. 164 et 30.

4 De cer. aul. Byz., lib. II, cap. xix, p. 607.

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