‹ Le Palais-Royal d'après des documents inéditsChapitre 101 sur 301 · JULES IIARDOUIN MANSART, SURINTENDANT DES BATIMENTS DU ROI · texte numérisé non relu

JULES IIARDOUIN MANSART, SURINTENDANT DES BATIMENTS DU ROI

(Chargé par le^Duc d’Orléans de l’agrandissement du Palais - Royal)

LE PALAIS - U OYAL

dans les constructions adjacentes qui s’étaient élevées autour du jardin, du côté de la rue des Bons-Enfants et à l’endroit du Palais-Brion, qu’on ne savait pour ainsi dire plus reconnaître en quelques points les vrais propriétaires des terrains. Ce plan fut dressé par l’architecte D’Orbay, qui semblerait avoir été chargé des constructions nouvelles, si, d’autre part, les historiens du xviiic siècle, tels que Germain Brice, Blondel, etc., renseignés sans doute par la tradition, n’avaient cité Mansart. Ce plan est à la Bibliothèque nationale, manuscrit'; il n’a pas été gravé. Ce qui le rend particulièrement précieux, ce n’est pas seulement parce qu’il contient des renseignements qu’on 11e trouve nulle part ailleurs, comme l’indication de l’emplacement des écuries de Monsieur ou celui du jardin des princes , situé alors derrière la grande galerie de l’aile droite, mais aussi parce qu’il est accompagné d’une note signée, qui nous donne avec la plus grande précision les éclaircissements sans lesquels il est impossible de comprendre la topographie du palais à cette époque, Voici cette note, qui permettra au lecteur de suivre les explications qu’elle fournit sur le plan que nous reproduisons :

Mémoire sur le plan général de tout le Palais-Royal et des environs.

Premièrement, tout ce qui est colorié de rouge sont les bastiments à détruire du jardin du Palais.

La place marquée A, sur la rue de Richelieu, est la boutique cl logement où logeoit le sieur Brunet, charon du Roy, dont le terrain est du Palais- Royal, laquelle place est à costé du Bastiment où estoient les Académies de Peinture et d'Architecture, et où Son Altesse Royale fait faire un nouveau appartement. Cette place est environ à 3 toises 1/2 de distance dudit appartement.

Au bout de cette place du charon est une maison marquée R, appartenant à MM. des Quinze-Vingts, dont la dernière n'est éloignée que de sept pas de distance dud. appartement, et qu'occupoit encore le charon comme étant du Palais-Royal : cette maison a environ 4 toises 1/2 de large.

La maison ensuite, marquée C, encore de 4 toises 1/2 de large, appartient à M. de Roinville, officier de Monsieur, dont le corps de logis de derrière n'est qu à G pieds de distance dud. appartement; et dans cette distance de G pieds, il y a fait de petits appentis, appuyés sur le mur de face de cet appartement, ce qui ruine led. mur, et ce qui est contre l'ordre des maisons royales. Ce terrain de G pieds doit du moins appartenir au Palais-Royal; de même qu'au derrière de la maison appartenant aux Quinze-Vingts, et peut être d'une distance pareille à la place du charon de 3 toises 1/2.

J'ai demandé à M. de Boinville s'il avoil des titres de sa maison qui marquassent la distance précise qu'il doit y avoir entre le Palais-Royal et le derrière de sa maison. Il m'a dit que c'étoit son père qui avoit vendu à M. le cardinal de Richelieu

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