Germain Brice, t. III, p
LE PALAIS - ROYAL SOUS LA REGENCE
auxquelles le duc s’appliquait comme à un amusement, la plus connue est celle que nous signale sa mère dans sa Correspondance . « Lorsqu’il n’avoit rien à faire, » dit Madame, « mon 11 Is a fait orner un petit cabinet de Mme d’Orléans avec des sujets d’un petit roman pastoral qu’on appelle Daphnis et Chloé 1 . » Ce cabinet de la duchesse sa femme, que le prince
Gravure exécutée par le duc d’Orléans d’après une des vingt-neut compositions de Y Hi sloîre de Daphnis et Chloc
peintes par ce prince en 1714
décora de peintures, au nombre de vingt-neuf, faites de sa main, se trouvait non au Palais-Royal, mais à Bagnolet, oii nous voyons celles-ci estimées successivement dans les inventaires qui furent dressés en 172 3, 1752 et 1785. La somme à laquelle monta la prisée alla à 3,920 livres en 1723, c’està-dire à l’époque de la mort de leur auteur. Les plus petits sujets, tels que la Danse des Chèvres, Chloé qui se baigne, Regrets de Chloé, le Jardin de P hilèt as, le Serment, etc., furent cotés 1G0 livres chacun; les plus grands, la Vendange et Dorcon qui remet Daphnis entre les mains de sa femme, furent prisés 800 livres chaque. Mais en 1785 les tableaux de «Monsieur le Régent sur Daphnis et Chloé 0 (n° 283 de l’inventaire) ne sont plus estimés qu’à i5o livres, en bloc. Symptomatique déchéance! Que sont-ils devenus? Il est plus que probable qu’ils périrent lors de la destruction du château de Bagnolet.