‹ Le Palais-Royal d'après des documents inéditsChapitre 161 sur 301 · Jal, Dictionnaire critique. Article Oppenordt · texte numérisé non relu

Jal, Dictionnaire critique. Article Oppenordt

2. D’Aiigenville, Voyage pittoresque de Paris, p. 2/$, i4{), 1 07, 171 et 27O.

LES COLLECTIONS DE TABLEAUX, OBJETS d’aRT, MEUBLES, ETC. 387

à son talent déjà robuste et d’un caractère mâle. Il existe sur lui une curieuse pièce manuscrite à la Bibliothèque de l’Arsenal1. C’est une note donnant une courte biographie de l’architecte, alors à ses débuts, et le recommandant comme ayant de l’avenir. Elle semble répondre à la demande de quelque grand personnage qui aurait fait faire une enquête pour savoir s’il était capable de mener à bien une importante besogne. Il est parfaitement possible que ce soit à la suite de cette consultation que Cartaud soit devenu l’architecte du duc d’Orléans. Quoi qu’il en soit, il est certain qu’en 1715 — c’est Blondel qui

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PROJET DUNE PLACE DEVANT LA FAÇADE DU PALAIS -ROYAL AVANT LA CONSTRUCTION DU CHATEAU - D’EAU (Dressé par l’architecte Lenoir, en 1719. — Dessin inédit provenant des Archives nationales)

fixe cette date — on construisait au Palais -Royal, « sur ses dessins et sous sa conduite3, » un bâtiment nouveau qui doublait l’épaisseur de l’aile gauche donnant sur la rue Saint-Honoré et était destiné aux services de la bouche et de la garde-robe du prince. Ce bâtiment fut divisé par deux cours : l’une, celle de la Bouche, en façade sur la rue Saint-Honoré; l’autre, cour du Réservoir, venant ensuite, et sur laquelle prenaient jour des logements situés derrière la chambre du duc d’Orléans. En même temps, on établit une galerie assez étroite, reliant les deux ailes de la façade et passant au-dessus de la porte d’entrée. Dans le passage allant à la rue Richelieu et longeant l’ancienne bibliothèque, on ajouta un avant-corps où furent aménagés, au premier étage, un salon dit à la lanterne , parce qu'il avait un plafond vitré, ce qui donnait une lumière heureuse pour les tableaux, et une autre pièce qu’on appela la Rotonde, dont le prince fit son cabinet de travail. Un peu plus loin, dans ce même passage, furent érigées des constructions légères pour loger des serviteurs. Enfin, à l’extrémité, sur la rue Richelieu, tenant au salon d’Oppenordt, on disposa, à gauche, tout un corps de logis pour ce qu’on appela « les petits

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