‹ Le Palais-Royal d'après des documents inéditsChapitre 185 sur 301 · Mercure de France, janvier 172/1, p. i4g · texte numérisé non relu

Mercure de France, janvier 172/1, p. i4g

■>,. Mémoires du maréchal de Richelieu, t. IV, passim.

LE MOINE DE SAINTE -GENEVIÈVE : LOUIS d’oRLÉANS

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préalable consulté sur ce mariage, déclarant que, sans cela, il n’y aurait point de cérémonial. La querelle s’envenima, et il fallut que le roi s’employât de sa personne pour y mettre un terme. Le mariage eut lieu le i j juin 1724, par procuration. Ce fut le propre frère de la princesse qui représenta le duc d’Orléans. Celui-ci partit du Palais-Royal le 12 juillet pour aller au-devant de sa femme; il la rencontra à deux heures de Châlons, au château de Sarry, maison de plaisance de l’évêque de Châlons, qui avait organisé une superbe réception, et bénit le jeune couple, après souper, entre onze heures et minuit. Le lendemain, quoique ce fût un vendredi, lit-on drfns la relation inédite d’où sont tirés ces détails, la table du prince fut servie « en gras et en maigre » par dispense spéciale de l’évêque, « qui scavoit combien en pareil cas le maigre est contraire»1. Le duc d’Orléans sut plaire a la princesse.

C’était à cette époque un charmant cavalier.

On peut en juger par le buste qu’a fait de lui, au musée do Versailles, Crescent, lequel n’était pas seulement un grand ébéniste, mais un sculpteur de valeur, et semble avoir gardé auprès du fils du Régent tout le crédit dont il avait joui au temps du père, car on trouve constamment son nom durant la période de 1726 à 1740 sur les états de dépenses de la Maison. Celte effigie, complétée par une superbe peinture, également à Versailles, nous montre le prince dans son élégance et son insignifiance, la figure un peu plate, les yeux à lleur de tête et bridés, la bouche petite, le nez fin, la taille bien prise. Sa femme, qui comme lui n’avait que vingt ans, était la douceur même et la grâce2. Aucune union ne paraissait mieux entourée de garanties de bonheur, quand, deux ans plus tard, elle fut brisée par la mort.

La jeune duchesse d’Orléans succomba le 5 août 172G, en donnant le jour

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