‹ Le Palais-Royal d'après des documents inéditsChapitre 193 sur 301 · MEDAILLES · texte numérisé non relu

MEDAILLES

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LE MOINE DE SAINTE-GENEVIEVE : LOUIS D’ORLEANS

les maisons par un treillage continu, d’une dizaine de pieds de hauteur, qu’il fit régner sur tout le pourtour. Entre les allées, on sema des parterres de gazon, et c’est pour les arroser qu’on inaugura l’emploi de la lance dont usent communément depuis tous les jardiniers, mais qui parut alors d’une nouveauté

LE JARDIN DU PALAIS -ROYAL APRES LES CHANGEMENTS FAITS EN 1^30 PAR LE DUC LOUIS D’ORLEANS

si ingénieuse que Blondel, dans son livre sur l’ Architecture française, lui consacre une copieuse description1.

Ce fut l’année 1 7 4 1 que le prince Louis d’Orléans, renonçant au monde, quitta définitivement le Palais-Royal, et alla s’installer au couvent de Sainte- Geneviève. Jusqu’à ce moment, il avait espéré jouer un rôle dans la politique, s’était livré aux intrigues, tantôt sous les conseils de sa mère, tantôt sous sa propre impulsion, commettant chaque fois quelque impair qui l’éloignait davantage de Louis XY. En dernier lieu, il s’était mis du parti des Noailles, et ce fut le coup de grâce au peu de crédit qui lui restait. Il voulut, pendant l’hiver de l’année 1741, essayer encore une fois de s’emparer de la confiance du roi par une offensive audacieuse. Ce prince dévot, qu’on n’aurait vraiment pas cru si affamé de pouvoir et d’honneurs, aborda Louis XV et lui dit :

— Sire, je voudrais avoir quelquefois des conversations avec Votre Majesté; j’aurais des choses sûres et secrètes à lui dire.

A cela, le roi se contenta de répondre, d’un ton sec :

— Non, Monsieur!

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