CADRE EN BOIS SCULPTE
O11 trouvera plus loin, dans nos Documents justificatifs, la nomenclature des tableaux et leur prix d’adjudication en Angleterre. J’ai ajouté a ces renseignements l’indication de la valeur à laquelle chacun d’eux fut successivement estimé dans les inventaires après décès des ducs d’Orléans, depuis le Régent jusqu’à la mort du père de Philippe -Egalité, en 1785. Ce travail, très difficile, long et minutieux, trouvera naturellement sa place, sous une forme plus complète, dans une Histoire de la collection des tableaux du Palais-Royal, qui est en préparation, où l’on essayera de consacrer à chaque œuvre une monographie détaillée, avec l’indication des péripéties subies depuis l’origine jusqu’au possesseur actuel.
La vente faite par le duc d’Orléans à Walkiers comprenait les tableaux des écoles française et italienne, c’est-à-dire le dessus du panier de la collection, mais non les œuvres de l’école flamande. Cette partie fut cédée quelques mois après par le prince, en 171)2, à un Anglais du nom de Slade dans les conditions que celui-ci a racontées lui-même de la façon suivante2 :
Au mois de mai 1792, feu lord Kinnaird et MM. Moriaud et Hammersley me demandèrent si je voulais me joindre à eux pour la spéculation de l'achat de la collection entière du duc d'Orléans, pour laquelle ils fourniraient l’argent et dont j'aurais à faire l'expertise. Cette proposition me convenait et je l'acceptai immédiatement. Le 8 juin 1892, je quittai ma maison de Rochester pour partir à Paris, emportant avec moi une lettre de crédit sur la maison de Perigaux and C° de 5o,ooo livres sterling.
J'arrivai à Paris le jour même où le roi avait pris la fuite. La ville 5 était dans la plus grande confusion et sous le régime de la loi
martiale. Cependant les gardiens de la galerie du Palais- Royal
1. Piot, Le Cabinet de l'Amateur, 1” série, t. IV, p. 5o2-5t>7. — Ce récit est traduit presque entièrement de l’ouvrage de Buchanan.
2. Lettre de T.-M. Slade à Buchanan, publiée dans l’ouvrage de ce dernier en 1824. J’en donne ici la traduction presque complète.
HJ
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avaient ordre de me laisser libre accès à toute heure, et de décrocher les peintures que je désirais examiner...
Je me trouvais depuis deux ou trois jours à Paris, je fus prié de la part du duc d'Orléans de faire une évaluation de tous les tableaux de la collection et de lui indiquer une offre. Je lui représentai que cette façon de procéder était contraire
Peint par P. P. Rubens Gravé par Loiieux