Mémoires du duc bu Navailles, 1701, in
a. Papiers de Le Maslc.
iUCIIËLIEU PANS SON PALAIS
loi
i° Un habit d’escarlatte rouge en broderie de soye naccarat; 2" deux habits de satin, l'un rouge cramoisy, l'autre viollet en broderie de soye des mesmes couleurs; 3° une simarre de satin par escailles, à font viollet en broderie de soye : 200 livres.
Un autre mémoire, « payé à Nicolas Parisot, tailleur d’habits, à Paris, y demeurant rue Vieille- Bouclerge, paroisse Saint- Severin, » monte à la somme de 718 livres pour l’année 1627. La litière, la célèbre litière dans laquelle le cardinal se faisait transporter pour éviter le cabos des calèches, est également notée sur les registres des dépenses. On voit que le drap dont elle était recouverte en fut renouvelé en iG4i, et c’est Poquelin, probablement le père de Molière, qui le fournit :
voltiger son cheval devant l’armée, comme s’il eût pris plaisir k faire voir qu’il sçavoit, quelque chose dans cet exercice1. » Rapprochez cette toilette guerrière de l’habit satin gris de lin, en broderie d’or et d’argent, dont parle Tallemant3, quand le cardinal quittait ses habits de prêtre pour recevoir Marion de Lorme. Sa fameuse soutane rouge était finement brodée,
et nous voyons même ce qu’elle coûtait par le mémoire suivant payé par Le Masle3 :
LA DUCHESSE d’aIGUILLON NIÈCE DU CARDINAL DE RICHELIEU
1 64 1 - — Pour le service de Monseigneur l'éminentissime cardinal due de Richelieu, fourny par Guy Poquelin4, drapier k Paris, pour faire une li 1 1 1ère k Monseigneur, dix aulnes et demye quart de drap de Monsieur escarlatte d'Hollande, très fin, k 33 livres, cy 35o livres 12 sols.
Richelieu ne négligeait pas les moindres accessoires de sa toilette. Dans sa correspondance, il parle des gants « qui sont beaucoup mieux cousus k l’anglaise»5, des mouchoirs que les femmes se mettent sur la gorge6, de bijoux, dont il 11e semble pas avoir fait dans son costume l’abus auquel les seigneurs de son temps se laissaient aller, car il n’eut jamais qu’un gros diamant au doigt 7.