Papiers de Le Masle. Archives de l’Assistance publique
4- Le père de Molière s’appelait Jean Poquelin et non pas Guy. Mais dans la longue généalogie des Poquelin donnée par Jal f Dictionnaire critiquej, on n'en trouve point du nom de Guy. Jean Poquelin, drapier, qui fut le père de Molière, semble le seul qui puisse être désigné dans le document cité ici.
5. Lettres et papiers d’État, l. III, p. 283, 448; t. VII, p. 254.
G. Ibid., t. IV, p. 643.
7. Ibid., t. V, p. 55, et Henry IIavahd, Histoire de l'orfèvrerie, p. 383.
Pour l’argent qu'exigeaient les dépenses imprévues, non seulement l’intendant général mais les « officiers » placés à la tête des principaux services étaient munis de sommes plus que suffisantes pour toutes prévisions. Ainsi, à la mort du cardinal, son secrétaire de Loyne avait en ses mains, comme le constate l’Inventaire, 70,000 livres; Eugénot, l’argentier, 96,000 livres’. Au château de Richelieu, dans le Poitou, 011 ne trouva pas moins de 229,600 livres. C’est avec ces réserves qu’on payait les emplettes courantes, les fantaisies de Son Eminence, les cadeaux qu’elle faisait. Un jour, c’est une somme de 786 livres que le valet de chambre des Bournais paie à une « Mllc Sauvai, pour une cliesne d’or qne Monseigneur a donné à M. de Jolycœur, qui est à la royne d’Angleterre»2. Une autre fois, c’est une somme de 710 livres qui est portée à Bouthilier, «pour donner, comme on croit, aux gens de M. de Villars apportant un ameublement debene3. » Tantôt c’est l’aumônier Gohert qui achète un luth « pour servir à la musique du cardinal, et il en reçoit le prix, 68 livres, des mains de Picot. Tantôt c'est 700 livres pour une « tapisserie de Flandre contenant huict pièces, de 26 aulnes de cours que Monseigneur a donné à Mademoiselle Filandre qui est à la Reine Regente», on bien 3oo livres à « M. I msier pour deux paravents venus de la Chine », ou encore 80 livres qu’Eugénot donne aux sieurs Médard, Mercier, et Claude Mauperin, boulanger, « pour deux couvertures aux armes de Monseigneur qu'ilz ont faict faire et payées pour leur servir à couvrir le pain de Son Eminence. »
Le cardinal, comme on sait, aimait beaucoup les animaux; il avait autour de lui nombre de chats, de chiens, sans parler des oiseaux qu’il était de mode alors, parmi les gens de qualité, de collectionner. La dépense de cet article est consignée dans ses comptes. Voici une somme de 9 livres i5 sols pour la nourriture de deux cicogncs destinées sans doute au rond d’eau du Palais-Cardinal, et une autre de 600 livres pour « des aygrettes pâlies et aultres oiseaux» qu’il avait fait venir de Brouage. Il n’est pas question des canards du bassin décrits par Desmarets '• dans les vers qu’admirait Richelieu et où l'on voit
La cane s’humecter de la bourbe de l’eau,
D’une voix enrouée et d’un battement d’aile Animer le canard qui languit auprès d’elle...
Mais on trouve qu’on faisait payer à Son Eminence « trente et une livres
r. Papiers de la duchesse d’ Aiguillon.
a. En i(ia(i. Papiers de Le Musle.