Archives nationales. R
Fac-similé d’un dessin original de la collection DESTAILLEURS ( Cabinet des Estampes, Bibliothèque nationale J
La date inscrite dans le cartouche : « 1642, » est erronée, ainsi que l’indication relative à la présence de Louis XIII.
A N N E 1) A TJ 1 K 1 G Tl E ET M A Z A H I A
santés pour faire face aux charges qui lui incombaient. Or, l’héritage du cardinal était plus que suffisant pour les couvrir. Donc les ventes faites en i655 et 1 658 sont milles; les propriétaires actuels de ces maisons doivent être déclarés déchus de leurs droits de propriété, et les maisons faire retour à mon patrimoine. » On comprend l’émotion qu’excita un pareil procès, qui ne dura pas moins de vingt et un ans, avec des péripéties diverses. Toute la basoche entra en campagne. Ce fut une guerre de mémoires pour et contre. Les propriétaires des maisons du Palais-Royal répondirent aux revendications du maréchal, en disant: «Non! il n’y eut pas dans la succession du cardinal de somme suffisante pour payer les créanciers. Ce qui le prouve, c’est l’examen des comptes de tutelle de la duchesse d’ Aiguillon. Les chiffres que fournil, pour les besoins de sa cause, le maréchal de Richelieu sont fictifs ou erronés. S’il en avait été autrement, les créanciers de la succession du cardinal n’auraient pas pu obliger le duc à la vente. C’est sur leurs instances que fut rendu, en iG55 et en iG58, l’arrêt (pii permit l’aliénation. Donc la vente est bonne, et les prétentions du maréchal injustifiées. » Tous les mémoires 'du temps, toutes les gazettes parlent des incidents de ce procès fameux, auquel on ne comprenait pas grand’ chose, car le fond restait obscur à la foule. Le Parlement n’aurait pas tardé si longtemps il rendre un arrêt, mais des difficultés naissaient des parentés et alliances des parties en cause avec leurs juges. A la fin, connue il fallait aboutir, le roi décida en Conseil, le 27 février 1753, que le jugement serait rendu nonobstant les parentés, pourvu que celles-ci fussent au troisième degré ou aux degrés plus éloignés1. Ce ne fut pourtant que le 28 août 1755 que le Parlement fit paraître un arrêt qui déboutait le maréchal de Richelieu. Ce fut un soulagement pour les propriétaires des maisons du Palais- Royal.