La Stase royale
UNE ÉDUCATION ROYALE
dressé auprès d’une des cours latérales, sur remplacement d’une des anciennes tours de l’hôtel d’Angennes. Mazarin suivit la chasse à cheval, ayant devant lui le petit duc d’Anjou qu’il fit ainsi trotter par tout le parc.
Le roi apprenait en même temps à monter à cheval, et nous savons par certaine épître de Scarron que sa jeune majesté ne fut pas exemptée de cette expérience indispensable à tout bon cavalier, et qui consiste à être jeté par terre au moins une fois. C’était dans les manèges alors à la mode de Mémont, Arnolfi ou Delcamp, qu’il prenait ces leçons.
Loret dit dans sa gazette :
Pour augmenter du roi l’adresse,
Le vieux Arnolfini le dresse Dans Bourbon, manège royal,
En l’art de monter à cheval.
Mazarin lui donnait le goût des chevaux et l’habituait à rechercher les races les plus distinguées. Aubery raconte que lorsque le roi était en convalescence de la petite vérole, qui l’atteignit le 1 1 novembre 1647, (( ü désira passionnément voir le cheval anglois dont le cardinal Mazarin lui avoit fait présent, et qu’il fallut monter exprès à sa chambre’. » Le jardin du pour ces exercices. Devant les arcades à jour sur lesquelles la reine avait fait placer le balcon doré, on établit la carrière où l’on courait la bague; elle était dissimulée par une haie de verdure assez haute. Sur les trois autres côtés du jardin, le jeu de mail longeait les murs de clôture. Enfin, le petit bois, tout au fond, servait pour les chasses enfantines.
La danse surtout n’était pas négligée, et c’était une des distractions favorites du prince, qui excella tout de suite dans cet exercice. Loret dit encore :
Noire monarque prend la peine De danser trois fois la semaine Son ballet, qu’on nomme en vingt lieux Le charmant paradis des yeux,
Alin que plus de monde voye Ce rare spectacle de joye.
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LES ARM ES DU DUC DE RICHELIEU PETIT* NEVEU DU CARDINAL, ET SON HERITIER
Palais-Royal fut aménagé à souhait
Louis XIV n’avait pas encore quinze ans que Mazarin le conduisait