‹ Le Palais-Royal d'après des documents inéditsChapitre 74 sur 301 · La Porte, Mémoires, Paris, 1792, p · texte numérisé non relu

La Porte, Mémoires, Paris, 1792, p

4 Cette signature de La Porte est reproduite d’après un acte notarié du 21 février 1O70 que j’ai trouvé chez un des notaires de la famille d’Orléans, et par lequel «Pierre de La Porte, conseiller du ttoy en ses conseils, cy-devant premier valet de chambre de Sa Majesté », donne à un certain Henri de Bivenghen, gouverneur des citadelles de Marseille, la somme de 24,000 livres pour se constituer 1,200 livres de rente.

Si la Beauvais I) à cent ans,

Pourquoi ces jeunes dames,

Pleines de jeunesse et d’appas,

Pourquoi ces jeunes dames Ne b -elles pas?

Michelet3 — parlant de la vie que menait Louis XIV au Palais-Royal — juge sévèrement la conduite de Mazarin qui dirigea si mal son élève.

Vous auriez découvert, dit-il, dans quelque ANNE d’autriche

galetas l’héritier, le jeune maître, joli garçon, mal- (Daprès lema'1 de Pellt0,)

propre et mal peigné, vautré tout le jour sur un

lit dont les draps passent à l’état de dentelle, à quoi travaille de son mieux le jeune seigneur, prenant plaisir à agrandir les trous, y passant le pied ou la jambe, ou enfin se levant le soir pour s'amuser à quelque farce où il jouera Mascarille ou Scapin. On travaille, du reste, à son éducation. Vabbale le régale de contes gras, et, le soir, l'intendant, s’il ne lui fait courir les filles, le travestit en fille et le mène je n’ose dire où.

une Éducation royale l2()

Peu de temps après, le roi était atteint d’une « tumeur squirreuse au sein droit et de dartres par tout le corps. 11 en fut guéri à l’aide d’un emplâtre par son médecin Vallol»1. A quinze ans, il recevait les premières leçons de libertinage de Mme de Beauvais, femme de chambre d’Anne d’Autriche, qui était vieille, laide, borgne et débauchée, mais qui sut néanmoins s’offrir, par surprise, dit-on, cette flenr royale2. Elle n’en eut que plus de crédit à la Cour, malgré les brocards qu’on fit pleuvoir sur elle :

L’histoire des draps troués du roi est bien connue et paraît incroyable tant elle semble incompatible avec ce qu’on sait du luxe de ce temps, de la pompe extérieure qui régnait malgré tout à la Cour, du train de vie, en somme, qu’on menait à celte époque au Palais-Royal, et dont certains comptes de dépenses font foiV Tous les Mémoires de l’époque cependant parlent du dénûment dans lequel Mazarin — dont la fortune personnelle ne cessait de

1. Cf. à ce sujet et pour toutes les aventures amoureuses de Louis \1V durant celle période le Cabinet secret de l'histoire, par le docteur Cabanes (i8g5, in- 18), p. 1 - i3.

2. Cf. Correspondance de Madame, p. 46g; Saint-Simon, Mémoires, et manuscrits français à la Bibliothèque nationale, 12617, p. 4a5, et 12618, p. 24g. La fille de M'"° de Beauvais épousa, plus tard, à quinze ans, le marquis de Richelieu, frère du duc de Richelieu, héritier du cardinal.

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