‹ Le Palais Royal (volume 2)Chapitre 46 sur 94 · PREMIERE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIE

aujourd'hui. Je sors rarement, et personne ne m’a encore reconnue.

» Voilà mon histoire : elle est courte et bonne. »

Nous ne dîmes mot. Mais nous la suivîmes, et le même soir nous avons mis ses parents à portée de la reprendre. Elle est au couvent.

Nota. Cette historiette est très-libre et nous avons été tenté de la supprimer. Mais un motif nous l’a fait conserver. Dans combien de maisons de Paris, n’avons- nous pas vu, qu’on laisse prendre trop de familiarité avec des jeunes filles bien assaisonnées de parure, bien provoquantes, par des beaux-frères, de beaux oncles, des cousins mêmes ? Souvent nous en avons été indignés ! Oui, nous connaissons trois filles publiques, qui le sont devenues par leurs beaux frères, maris de leurs sœurs... Nous avons donc rapporté l’histoire d’Eléonore, dussent les puristes aveu gles froncer le sourcil.

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