PREMIÈRE PARTIE
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vent en corset brun, avec la jupe de gaze traînante. Elle est vive, enjouée, et donne plus de plaisir par Momus que par Cypris.
XVIII, XIX, XX, XXI, XXII, XXIII, XXIV, Sofie, Angélique, Adèle, Zéfire. Zoé, Esther, Zilia. Jeunes personnes, qui viennent rarement dans le jardin le soir, quoiqu’elles demeurent dans une maison voisine, chez une célèbre matrulle. On les nomme les Houris. Sophie est brune, Angélique est blonde, Adèle est rouge et Zéfire cendrée. Lorsque vous entrez, on vous livre à Sophie qui, modestement parée, vous reçoit avec une politesse bourgeoise, et vous persuade que vous êtes avec une honnête fille. Elle aiguise les désirs et ne les satisfait pas. Au moment où vous devenez pressant, une porte s’ouvre, vous poursuivez la belle, et vous tombez dans les bras d’Angélique, qui a beaucoup plus d’éclat.
Vous trouvez ici une douce langueur, et tout ce qui peut flatter la vue, des pieds à la tête. Excité par tant de charmes, vous voulez jouir... Angélique se dérobe, et vous trouvez Adèle.
Cette belle rouge ne blesse par aucun défaut de sa couleur; elle n'a ni odeur, ni taches rousses :
C’est une blancheur éblouissante; elle est plus parfaite qu’Angélique. Vous êtes en feu. Elle disparaît, comme les deux autres, et vous trouvez Zéfire.
C’est une céleste créature que celle-ci, et la plus belle des quatre. Ses cheveux fins, son air touchant, ses manières caressantes vous empêchent de regretter ses compagnes. Vous ne vous possédez plus, et la délicate Zéfire ne pourrait se défendre d’un homme vigoureux. Quatre nouvelles filles très-jolies viennent à son secours, vous enlèvent, elle fuit, et vous vous refroidissez avec une des quatre.
Zoé est destinée à doubler Zéfire, et non à la remplacer : c’est une charmante blonde ! mais ce n’est pas Zéfire.
Esther est une noire parfaite, ayant l'air tendre, languissant : elle parle à peine français. Mais ses demi-expressions sont touchantes et voluptueuses. Elle est née en Afrique, au royaume de.Juida; c’est une des filles d’un grand du pays ; le fils aîné, héritier unique du père, la vendit avec sa mère aux Européens.
Zilia est métive, un peu cuivrée, et paraît descendre d’une Péruvienne et d’un Français. Elle a de belles couleurs rosées, et la peau d’un satiné