‹ Le Palais Royal (volume 2)Chapitre 50 sur 94 · PREMIERE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIE

le livre à Sophie, qui venait d’exercer ses trois sœurs. Sophie \c pelota, et Angélique la remplaça, lorsqu’elle s’enfuit. Cette jolie blonde éblouit par son éclat. Elle eut bientôttous les vœux du Miché. Elle s’échappe, à son tour, et l'homme tombe dans les bras d’Adèle! Il fut surpris... Mais à peine eut-il satisfait le sens de la vue, auquel les quatre sœurs ne devaient rien refuser, que Zephire paraît, et Adèle s’évade. L’homme veut jouir avec cette aimable enfant. Zephire avait des talents naturels ; elle porta

le délire au comble La manœuvre paraît alors,

et sans beaucoup d’art, elle achève l’ouvrage.

» Madame Ogret avait été témoin de tout. Elle pleura de joie, en embrassant ses filles, et elle dit à Sophie , ces mots remarquables : — Sophie ! la bien nommée, car tu as la vraie sagesse ! Sophie ! je suis ta mère ; mais je te serai soumise , plus que tes sœurs! C’est toi qui est la maîtresse ici, et tout s’y fera par tes ordres !

» En effet, Sophie conduit tout admirablement. Elle a des filles de tous les genres de beauté; c’est elle qui a fait acheter la Noire et la Cuivrée , quelle a mises au rang des Houris, à cause de leur unité.

» Sophie a fait un amant, parmi les hommes qui l’ont vue. Cet homme, qui a du mérite, après s’être assuré de la conduite de Sophie, en est devenu éper-

dûment amoureux. Mais quoiqu’elle l’aime, elle ne lui a pas encore accordé sa fleur : Elle veut le mariage, et il s’y est déterminé. Mais il n’obtiendra rien qu’après la conclusion. »

Demain, je vous ferai l'histoire d’Angélique; car je pense qu'aujourd'hui. je vous en ai donné pour vos six francs. Elise nous quitta, et nous vînmes écrire son récit très-singulier, très-étonnant !... Paris! Paris! que tu es étrange!... Mais la révolution diminuera les abus !

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