DEUXIEME PARTIE
camarades Amaranthe et Violette ; et ma mère dit à ma tante : — On nous prendra toujours nos petites ; donnons-les à la bonne Madame Janus. Ce qui fut exécuté. On nous apporta ici; maman Janus nous accepta, donna dix louis à nos mères, et nous a élevées comme si nous eussions été ses filles.
Nous fîmes des questions aux deux jeunes filles sur la femme, amie de leurs mères, qui avait enlevé Amaranthe et Violette. Mais elles ne purent nous en rien dire. Pensée nous parla facilement du vieux médecin, qui faisait une pension à leurs parents, et qui devait les établir toutes deux, en cessant de les employer.
C’est par les parents de ces deux Sunamites que nous avons découvert la voleuse. Elle demeurait rue Tirboudin : elle était à l’extrémité quand nous l’avons trouvée ! Elle faisait le prêt sur gages depuis son vol. Nous avons pris sur nous de la dénoncer, et à sa mort on a mis les scellés sur ses effets, pour assurer la restitution du prix des bijoux. Nos vues sont remplies : on a trouvé des preuves du vol des deux enfants, par certains effets, et après avoir tout recouvré, les parents d’Amaranthe et de Violette ont fait un présent à ceux de Pyramidale et Pensée.