DEUXIÈME PARTIE
ne plus se mettre en femme. Mais grand’mère, qui ne faisait plus d’enfants depuis dix-huit années, devint grosse et accoucha d’une fille qui est Centaurée.
» On me nomma Basilic , à ma naissance .
parce que ma mère disait de mon père, que c’était un basilic ; et ma sœur-tante, Centaurée à cause que ma grand’mère en prenait, quand l’homme se jeta sur elle.
» Voilà l’histoire de notre naissance. Le médecin de maman Janus était le nôtre; il accoucha ma mère, et son amie me garda. Il accoucha ensuite ma grand’mère qui n’avoua pas sa grossesse à son mari, parce qu’il ne la voyait plus ; elle eut Centaurée et maman Janus la garda.
» Depuis son accident, ma grand'mère fut bien plus douce avec maman, qu’elle a mariée. Auparavant, on la voulait mettre au couvent. »
Voila tout.
— Toutes ces histoires sont singulières et même grotesques (dira-t-on). — Soit. Mais pense-t-on que des filles laissées à Madame Janus, pour en faire des apo^emes et des restaurants , puissent être des filles légitimes ? Tout se correspond ici : la personne et l’histoire.