‹ Le Palais royal (volume 5)Chapitre 6 sur 91 · TROISIEME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIEME PARTIE

admirable 1 Puissions-nous faire connaître à l'univers entier, combien Madame Janus est une femme de génie!... Peut-être n'a-t-elle pas le mérite de rinvention. Peut-être tout le plan est-il dû au médecin célèbre auquel cette femme avait bien voulu donner le moule d'un fils, ^ïais qu'importe ! Madame Janus n'en a pas moins le mérite de l'exécution. Mérite si rare, dans tous les temps, que souvent les meilleures lois restent sans effet, parce qu'on ne sait pas les bien exécuter... Mais revenons à Rose et Aurore.

Tandis qu'elles méritaient bien de la princesse, et qu'elles jouissaient de sa faveur, leur bonheur se préparait. Rose protégeait déjà son père, le mari de sa mère (car Adélaïde s'était mariée), et ses frères légitimes lui devaient leur avancement. Un jeune seigneur a jeté les yeux sur elle.

Pour Aurore, elle avait les mêmes avantages ; mais, en outre, son père le batelier arriva des Iles, avec une fortune considérable. Dans un temps où les grands ne peuvent plus faire que du bien, il s*est avoué hardiment le père de Jasmine et d'Aurore, en annonçant qu'il prétendait en faire ses héritières. Il a épousé la mère d'Aurore, demeurée fille jusqu'à ce moment, et a légitimé cette belle personne, qui vient d'épouser un abbé décolleté, en-

richi prodigieusement par Tagiotâge. Nous sommes sûrs qu'Aurore, qui a Tâme belle, lui fera faire bon usage de richesses mal acquises.

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