‹ Le Palais-RoyalChapitre 45 sur 92 · LE CIRQUE · texte numérisé non relu

LE CIRQUE

Nous avions fait un délicieux dîner, chez un ami, avec beaucoup d'étrangers, et une jeune personne charmante. Nous ne sortîmes de cette maison qu'à huit heures, et nous nous rendîmes au Palais- Royal, devenu le centre de tous les amusements. Le cirque était ouvert. Nous y entrâmes.

La majesté de la salle, le charme de l'orchestre, la légèreté des danseuses, la beauté, l'élégance des spectatrices, tout contribuait à donner à ce beau souterrain un air magique : la curiosité était attirée par les jeux, par les cafés, par les cabinets commodes, qui pouvaient servir de retraite à la volupté, même à l'amour.

Après avoir tout examiné, vers les neuf heures, au moment où toutes les femmes honnêtes sortaient pour aller à leurs soupers fins, nous remarquâmes qu'il ne restait que les filles : nous les observâmes curieusement, en notre qualité d'indagateur.

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