‹ Le Palais-RoyalChapitre 46 sur 92 · LA CICERONA DU CIRQUE · texte numérisé non relu

LA CICERONA DU CIRQUE

Une d'entre elles, au long visage, nous parut de bonne amitié. Nous l'abordâmes. Elle en parut flattée. Nous avions fait dans le cirque une sorte de sensation, et la préférence que nous paraissions donner à Maine, sur une foule de belles, étalées ou dansantes, dut exalter sa vanité... (Soit dit sans en marquer nous-mêmes)!... Nous sondâmes sa tournure d'esprit.

Elle nous parut gaie, et plus instruite que les filles ordinaires. Nous lui exprimâmes une velléité de connaître... Aussitôt la très-prévenante Maine, Allemande d'origine, nous offrit d'être notre Cicerona, et de nous instruire de tout ce que nous voudrions savoir.

La première j^//^ qui nous frappa, ce fut une enfant de douze à treize ans, si jolie, si délicate, si modeste, quoiqu'ayant l'air d'une enfant gâtée, que nous ne pouvions nous lasser de la considérer. L'Alsacienne au long visage, nous dit : — C'est par celle-là que je vais commencer. Son vrai nom est Clovise; son nom de guerre, Sirène. Je sais tout ce qui la regarde, parce que je suis bien avec celle qui l'a mise dans le monde. C'est une ']o\\t fille de dix-huit ans, mais qui n'en paraît que seize : elle se nomme Javote, et son nom de guerre est Serpentine. Écoutezmoi. Je ne me servirai que de leurs vrais noms.

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