‹ Le Paludisme autochtone à Rochefort-sur-MerChapitre 15 sur 25 · ÈS · texte numérisé non relu

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maux de tête, parfois fébriles, mais sans grande accès. Pourtant les parents sont solides. A l’examen on ne trouve rien, à part une rate un peu grosse, et encore pas toujours. Ils traînent comme cela jusqu'à 12 ou 14 ans et tout s’arrange alors : ils sont acclimatés.

Chez l’adulle, c’est l'accès franc, suite de rechute qui se rencontre le plus fréquemment. Parfois, c’est par un accès de ce genre que semblent débuter les pre mières manifestations du paludisme ; mais il est vraisemblable que l'infestation est plus ancienne, pouvant même remonter à l’enfance et avoir été méconnue, confondue avec une fièvre de croissance, un état grippal léger.

L'accès franc de type tierce à début brusque avec frissons, chaleur et sueurs est souvent très violent. Il reste cependant bénin et disparaît vite avec la quinine.

C'est du reste une des caractéristiques heureuses de ces paludismes autochtones que leur extrême sensibilité à la quinine, quelle que soit la gravité apparente de leurs manifestations.

Cependant, malgré la bénignité des accidents palustres que l’on peut encore observer dans la région de Rochefort, il serait souhaitable de les voir dispa raître complètement. Quelques mesures prophylactiques facilement applicables nous sembleraient devoir réaliser ce but. C’est ce qui fera maintenant l’objet

de notre étude.

Considérations prophylactiques.

Bien avant la fondation de Rochefort, vers la fin du xvie siècle, on avait commencé à dessécher et à défricher les marais de la rive gauche de la Charente dans un but agricole. Mais ces travaux, bientôt abandonnés, ne furent repris qu’en 1639. Le marais de Saint- Louis, situé entre Muron et Loire, au nord de Rochefort, fut alors desséché.

‘Plus tard, lors de la fondation de Rochefort, en 1666, l’on s’occupa de dessécher la partie nécessaire aux constructions de la ville nouvelle.

Ces vastes travaux ne furent malheureusement pas poursuivis et les choses en restèrent là, malgré les fièvres endémiques qui décimaient la population.

Ce n’est que beaucoup plus tard, en 1782, que l’on se décida à travailler sérieusement à ces améliorations reconnues indispensables à la prospérité du pays et à la santé publique.

Les travaux furent d’abord entrepris dans les par- Lies les plus voisines de Rochefort, où il était essentiel de porter les premiers secours. Puis l’on com-

mença les travaux sur tous les points à la fois, suivant un vaste plan.

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