‹ Le Paludisme autochtone à Rochefort-sur-MerChapitre 7 sur 25 · HAS · texte numérisé non relu

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le plus rapproché des marais, cette caserne Martrou, avec ses chambres basses, étroites. mal aérées, fut occupée par un personnel double de celui qu’elle aurait dû contenir. Aussi devint-elle vite un nouveau foyer d’épidémie que l'on dut abandonner. Les hommes de troupe durent de nouveau loger chez l'habitant.

Ordre fut donné par le Maréchal Jean d’Estrée, commandant en chef de la Province, de disséminer les soldats aux alentours de Rochefort, n’y laissant que la garnison indispensable au service. Cette sage mesure en sauva un très grand nombre en les éloignant du foyer d'infection et en permettant aux soldats atteints de fièvres intermittentes d’en guérir.

Pour mener à bien l’assainissement de la ville, Bégon fit appel.en 1704 à Jean Cochon-Dupuy, praticien de haute valeur, qu'il put décider à venir à Rochefort. Sous la direction de Jean Cochon-Dupuy, une nouvelle impulsion fut donnée aux travaux d’assainissement : construction d’aqueducs pour eaux ménagères et polluées, plantation de 8vo ormeaux sur les remparts et sur la place des Capucins, mise en adjudication du service d'enlèvement des ordures ménagères de la ville. On fit également le nivellement des diverses rues. Grâce à la bienveillance de Bégon, Jean Cochon-Dupuy put mener à bien tous ses projets.

Essayons maintenant de dégager un tableau des nombreux documents disséminés qui parlent des

fièvres de Rochefort souvent signalées sous le nom de

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