‹ Le Paludisme autochtone à Rochefort-sur-MerChapitre 8 sur 25 · TRE · texte numérisé non relu

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fièvres endémiques, de fièvres intermittentes ou de fièvres des marais.

. Tous les ans, à la saison chaude, ces fièvres faisaient leur,apparition. En 1740 une épidémie très meurtrière de fièvre, coïncidant avec une très forte température, fut attribuée par la population à la présence des arbres sur les remparts et aux environs de Rochefort. L'ordre fut donné de les abattre. Heureusement l’avis d’une commission médicale, présidée par Cochon-Dupuy, vint s'opposer à ce projet. La commission demanda même que l’on fît de nouvelles plantations sur les rives de la rivière et surtout que l’on luttât contre la stagnation des eaux dans les rues non pavées et dans les marais qui bordent la Charente.

Une nouvelle épidémie vint, en 1743, frapper les ouvriers de l’Arsenal qui effectuaient des travaux dans les vases de la rivière pour remplacer, par un pont de pierre, la passerelle de bois jetée sur le « chenal de la Cloche ». La cessation des travaux, la variation de la température vinrent mettre fin à cette épidémie.

En 1745, une épidémie formidable se déclarait, provoquant une très forte mortalité. Cependant, d’après Cochon-Dupuy, les fièvres intermittentes n'étaient pas seules en cause ; il y avait du scorbut et de la variole.

Les statistiques enregistrent une mortalité considérable où le paludisme avait la plus grande part

pendant la période de 1779 à 1782. En 1780, dans

L'Age la population du bagne, il y eut 628 décès pour 1.000. Le bagne de Rochefort avait été créé en 1766. Les fièvres intermittentes y sévissaient à l’état endémique. D’après Grateau, médecin de la Marine, les 7/10 des condamnés admis à l'hôpital en été étaient atteints de fièvre intermittente et les formes pernicieuses étaient particulièrement fréquentes. >

L'on possède peu de renseignements sur le diagnostic des maladies qui amenèrent une si formidable mortalité pendant le premier siècle qui suivit la fondation de la ville. Cette mortalité était plus que triplée pendant la saison chaude de juillet à septembre, ce qui obligeait à congédier les ouvriers pendant cette période. L’on sauvait de nombreux malades en les envoyant dans les campagnes environnantes. Enfin, l’on constatait une recrudescence marquée de la morbidité à chaque période d’accroissement de la cité ayant nécessité des travaux de terrassement importants. À

Aussi est-il vraisemblable de penser que les fièvres intermittentes, c’est-à-dire le paludisme, étaient en cause, tant comme cause directe de la mortalité, qu'indirectement en favorisant l’entassement des malades dans les hôpitaux. È

Les auteurs de l’époque signalent d’ailleurs que beaucoup d’ouvriers devenaient, à la suite de ces épidémies, anémiques, hydropiques et incapables de tout travail. Le paludisme semble donc avoir été la principale cause de cette mortalité effroyable.

À partir de 1780, l'on possède des renseignements

La

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