Microgamétocyte
Globules rouges. Hématoblastes et leucocytes, a Globule rouge et hémaloblaste.
b Hémaloblaste sur un globule rouge pouvant simuler un schizonte. c Globule rouge présentant des granulations artificielies (précipités de matière colorante) avec un hématoblaste sur son bord (Cause d’erreur).
d Hématie nucléée.
e Leucocyte polynucléaire à granulations neutrophiles, t Leucocyte mononucléaire déjormé.
g Leucocyie mélanijère avec quelques granulations azurophiles.
Colorah'ons par te Tribonc/eau
vivax .
[ var. /-enNana Lav.]
Plasmodium fa/cipa
(7 f ', SS f' f'
Plasmodium m aJa riæ . (var.
Gloôu/e s rouges. Hématoblasi es.Leucoc ytes ,
DIAGNOSTIC PARASITOLOGIQUE- 87
e) Le corfs en rosace, bien formé, apparaît comme une masse arrondie, emplissant tonte d’hématie, et rappelant grossièrement une « marguerite ». Il est en effet constitué par l’agglomération, autour d’un bloc de pigment central, de seize à vingt mérozoïtes juxtaposés. Chaque mérozoïte est constitué par un noyau volumineux entouré d’une mince bande protoplasmique. '
A côté de ces corps en rosace typiques, on rencontre des formes de division mo'ns avancées, intermédiaires entre les précédents et les corps àmiboïdes dont ils dérivent. Le parasite est arrondi, comme contracté ; son protoplasma se colore en bleu plus foncé ; le pigment est réparti en hgnes sinueuses ; le noyau est divisé en deux ou en trois, en plusieurs masses distinctes, la vésicule nutritive a disparu.
f) Les gamètes, ou plus exactement les gamétocytes (car la transformation en éléments sexués ne s’effectuera que dans le tube digestif du moustique), sont facilement reconnaissables. Les uns, en formation (jeunes gamétocytes) sont encore inclus dans l’hématie ; les autres, à maturité, sont libres dans le sang.
Les jeunes gamétocytes inclus encore dans les hématies, sont ovoïdes ou polygonaux ; leur nucléole est très volumineux, mais de structure lâche ; le protoplasme est coloré fortement, il ne contient pas de vacuole nutritive, mais renferme des grains de pigments abondants et allongés.
Les gamétocytes, à maturité, sont des éléments arrondis, volumineux, deux fois plus volumineux qu’un globule rouge. Leur noyau est considérable ; leur protoplasma renferme de nombreux grains de pigment, en aiguilles — on différenciera les macrogaméocytes (futurs éléments femelles) à ce que leur noyau est arrondi et présente une structure granuleuse, et que le pigment est uniformément réparti dans le protoplasme. Le pigment prédomine souvent autour du noyau ; le protoplasme est plus faiblement coloré.
Il est important de savoir que :
1° Le plasmodium vivax est à peu près constamment trouvé dans le sang périphérique, pendant les accès fébriles ; '
il est généralement abondant ; 2° dans les intervalles on le trouve encore fréquemment ; 3° bien que les formes parasitaires trouvées soient, d’une manière générale, différentes suivant les phases de l’accès (rosace pendant l’accès, schizonte et corps amiboïde êfvant l’accès) ; gamète pendant les périodes d’apyrexie prolongées, on trouvera le plus souvent un mélange de toutes les formes, en proportions différentes, sur la même préparation ;
2° PLASMODIUM FALCIPARUM (PRECOX)
Le plasmodium falciparum est, avant tout, un parasite des organes hématopoïétiques ; sa présence dans le sang périphérique est loin d’être constante, même pendant les attaques fébriles (35 à 40 pour 100 des cas) ; en règle générale il y est très peu abondant. Il faudra donc examiner longuement les préparations avant de conclure à l’absence d’hématozoaire.
Les formes parasitaires que l’on trouve dans le sang ■ diffèrent complètement, suivant qu’il s’agit d’attaques fébriles ordinaires ou au contraire d’accès pernicieux.
A Au cours des formes ordinaires du 'paludisme troj)ical, les formes rencontrées dans le sang ne correspondent qu’à deux types : le schizonte et la gamète. Pendant les attaques fébriles on trouve soit les schizontes seuls, soit à la fois les schizontes et les gamètes ; dans l’intervaUe des attaques on ne trouve que des gamètes. L’apparition de schizontes, à cette période doit faire prévoir l’imminence d’une rechute.
a) Le schizonte de plasmodium falciparum se reconnaîtra aux caractères suivants :
• L’hématie qu’il parasite n’est pas hypertrophiée ; elle n’est pas décolorée, mais fréquemment, au contraire, offre une légère surcoloration (teinte cuivrée) ; elle ne renferme par les granulations de Schüffner. Les granulations plus volumineuses, irrégulières décrites par Maurer semblent faire souvent défaut ou tout au moins n’apparaître qu’avec ' des colorations conduites à cet effet. Le parasite lui-même
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se présente sous forme d’un petit anneau, fait d’une très mince bande de protoplasma et entourant une zone achromatique ; en un point, l’anneau est occupé par un grain de chromatine vivement coloré en rouge et qui est le karyosome. Fréquemment ce noyau est double ; chaque grain est réuni à l’autre par un très mince filament chromatinien. L’absence de tout pigment, dans les schizontes de plasmodium falciparum, est la règle;
' b) Les gamètes ont une forme caractéristique : ce sont des corps en croissant. Ils sont constitués par une membrane à double paroi, un protoplasme peii visible et du pigment. Celui-ci est tantôt groupé au centre du corps en croissant formant un amas qui masque le noyau (macrogamétocytes), tantôt au contraire, disséminé irréguhèrement dans l’étendue de l’élément ; la chromatine nucléaire est alors visible sous la forme de filaments (microgamétocytes).
B Au cours des accès pernicieux (accès comateux), l’aspect du sang est tout différent. On y constate : la présence de parasites en nombre habituellement colossal (septicémie plasmodiale) et l’existence de formes évolutives qui, habituellement, restent cantonnées dans les organes hématopoïétiques.
A côté des schizontes apigmentés, qui prédominent, et parfois infestent à plusieurs la même hématie, à côté des corps en croissant, souvent présents, on trouve aussi ; 1° des schizontes pigmentés plus volumineux que les précédents ; 2° des corps en rosace généralement à quatorze mérozoïtes ; 3° des corps intermédiaires soit entre les schizontes et les corps en rosace, soit entre les schizontes et les gamétocytes ; ce sont des éléments arrondis à protoplasme fortement teinté, à noyau volumineux et foncé, et renfermant plusieurs grains épais de pigment.
3° PLASMODIUM MALARIAE
Le plasmodium malariae, agent de la quarte, est tout à fait excéptionneL
On le trouve généralement assez facilement dans le sang, soit et au maximum, pendant les accès, soit dans leur intervalle. Comme pour le plasmodium vivax, les formes trouvéessur la même préparation appartiennent habituellement à'des stades évolutifs différents.
Les hématies paTasitées ne sont pas augmentées de volume ; elles ne sont pas décolorées ; elles ne contiennent pas de granulations.
Le parasite se présente sous les aspects suivants, qui tous ont ce caractère commun d’être très nettement visibles, par suite de l’intensité de coloration du plasmodium malariae qui se laisse teindre par les colorants beaucoup plus facilement que les autres.
a) Les schizontes jeunes sont annulaires, à couronne de protoplasme épaisse et pigmentés, ensuite allongés, en forme de lanière, de mince, bandelette, de poire. Leurs contours sont très nets ; le nucléole gros et allongé ; le protoplasme bleu foncé ;
b) Les corps amiboïdes sont quadrangulaires, en forme de plaquette rectangulaire. Le nuèléole est habituellement allongé ; le protoplasma contient du pigment abondant et à grains volumineux. Ceux-ci ont fréquemment une distribution linéaire, en bordure du parasite. La forme quadrangulaire (en écharpe) n’est d’aUleurs pas constante ; certaines formes sont arrondies ;
c) Les corps en rosace formés de six à douze mérozoïtes ont une régularité remarquable de « marguerite » ;
d) Les gamétocytes sont ovoïdes, très pigmentés et renferment un noyau volumineux. Les macrogamétocytes ont un "^protoplasme beaucoup plus foncé que celui des microgamétocytes.
Nous croyons utile de résumer, dans le tableau suivant, les différents caractères différentiels des trois plasmodes du paludisme.
La recherche des parasites du paludisme ne doit pas résumer tout l’examen d’une préparation de sang. Il est bon de rechercher également deux signes hématologiques dont
la constatation est importante ef, en l’absence de parasites, permet l’orientation du diagnostic. Ces deux signes sont : la mononucléose, fréquente surtout à la fin et dans l’iirtervaUe des accès, et la présence de leucocytes mélanifères, qui ne s’observe guère qu’après quelque temps, et demande à être recherchée attentivement, le nombre des globules blancs mélanifères étant restreint.
TRAITEMENT
TRAITEMENT (i)
Le traitement du paludisme diffère, daps ses modalités, suivant qu’il s’agit de paludisme primaire ou de paludisme secondaire.