‹ Le paludisme macédonienChapitre 2 sur 18 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Auteurs de ce üvre n’ont pas voulu dire que le paludisme de Macédoine était d’une nature particuUère, leur mtention manifeste a été de spécifier simplement que leurs observations avaient été faites en Macédoine, ou sur des malades évacués de cette région.

Le lecteur trouvera dans l’Ouvrage de MM- Armand- Delffle Abrami. Paisseau et Lemaire de très bonnes descriptions cUniques et de judicieux conseils sur le traitement du

^ Une remarque s’impose cependant au sujet de la thérapeutique préconisée par M. Abrami.

Dans le chapitre relatif au traitement du paludisme de première invasion (traitement des phases intercalâmes aux rechutes), les Auteurs écrivent : « La rechute une fois terminée, woms suspendons Vadministration delaqmmne ]usqu a la rechute suivante ».

De même, à propos du traitement du paludisme secondaire, üs écrivent : « Nous avons renoncé complètement a administrer la quinine pendant les intervalles de rechute ».

J’ai toujours dit, pour ma part, qu’il ne faUait pas se contenter de couper la fièvre et qu’on devait, à 1 aide de traitements successifs, s’efforcer de prévenir les rechutes ; si l’on cesse brusquement l’administration de la quinme, les parasites arrêtés un instant dans leur développement repuUulent bientôt, et tout est à recommencer.

Je puis invoquer en faveur de mon opinion de grandes autorités ; déjà au dix-septième siècle Lind et Sydenham avaient compris l’utihté des traitements successifs par le quinquina, dans les fièvres palustres ; plus près de nous Bretonneau et Trousseau ont insisté sur la nécessite de continuer l’emploi de la quinine chez les paludéens apres que la fièvre a été coupée, de manière à éviter les rechutes.

Il est très vrai, comme le disent les Auteurs du Paludisme macédonien, que la période apyrétique qui suit une rechute doit être mise à profit pour réparer les pertes subies par l’organisme, mais ce traitement réparateur n’est pas income avec un emploi judicieux et intermittent de la qui-

nine ; au contraire, car la première indication doit être de supprimer, ou d’éloigner du moins, les Rechutes et de diminuer leur gravité.

L’Ouvrage de MM. Armand-DeHlle, Abrami, Paisseau et Lemaire, vient à son heure car, malgré toutes les mesures de prophylaxie qui ont été prises, il est malheureusement probable que notre Armée d’Orient, sera éprouvée de nouveau cet été par le paludisme, et que les médecins de nos hôpitaux auront encore à soigner un grand nombre d’évacués de Salonique. On parlera longtemps en France dés fièvres de Macédoine, comme on parla jadis, en AngleteiTe, des maladies de Walcheren.

14 juin 1917.

A. Lavbran,

Membre de VInstitut.

Caractères cliniques et hématologiques Principes de thérapeutique

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