‹ Le Paludisme Primaire en MacédoineChapitre 28 sur 47 · HET · texte numérisé non relu

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L’anémie palustre s’accompagne généralement de diminution du nombre des globules blancs : il y a leucopénie. Au lieu de 7.500 ou 9.000 leucocytes, on trouve des chiffres inférieurs à 6.000 et même à 3.000. Toute augmentation du nombre des leucocytes est très transitoire ou n’appartient qu’à une forme anormale.

La forme leucocytaire montre une augmentation relative des mononucléaires et partant une diminution des polynucléaires. Le taux des polynucléaires, au lieu d’osciller entre 60 et 75 p. 100, descend à 50 et même 90 p. 100 ; celui des mononucléaires s’élève et dépasse 40 p. 100.

Dans les cas sévères, dès que le nombre des globules rouges s’abaisse à la moitié du chiffre normal, on voit apparaître dans le sang des éléments de la moelle osseuse : des myélocytes granuleux et même des cellules plus jeunes encore ; des myélocytes agranuleux. Les hématies nuclées sont exceptionnelles ou en très petit nombre, même dans les cas les plus graves.

Il est classique de dire que le sang du paludéen contient des leucocytes mélanifères, c’est-à-dire de grands mononucléaires bourrés de pigments palus- . tres. Ces cellules sont, en réalité, très rares dans le sang, circulant au cours des anémies du paludisme aigu. Elles sont plus fréquentes dans le paludisme secondaire. L'ensemble de ces divers caractères hématologiques constitue un excellent élément de diagnostic du caractère palustre d’une anémie sans avoir toutefois la valeur de la constatation du parasite.

LTÉE

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