VII. — SYNDROME CACHEXIE AIGUE
Cet accident se voit quelquefois au cours du paludisme primaire ou de ses reprises. Ces accidents ont une évolution excessivement rapide et se terminent par la mort en quelques semaines.
Dans la majorité des cas les symptômes n’apparoissent que dans le paludisme atténué, dans les cas Hénins ou les troubles digestifs et les poussées fébriles sont discrètes et ne forcent pas à l’évacuation du malade.
Deux symptômes primordiaux dominent la scène ce sont l’asthénie et l’anémie. Ces deux symptômes sont accompagnés de fièvre continue ou de poussées fébriles de la forme intermittente quotidienne. Des vomissements incoercibles, des diarrhées intarissables viennent se surajouter. Ce n’est, en somme, que l’exagération des symptômes d’une poussée primaire grave et conduisant par épuisement progressif à une terminaison fatale. Souvent la progression de la cachexie se fait par bonds. C’est brusquement au cours de son évolution à la suite de poussées thermiques plus fortes que les autres, que la rapidité de la marche prend un essor nouveau et entraîne le malade vers la mort dans l’hypotension artérielle la plus basse et la cachexie avec escharres de décubitus. Les symptômes sont quelquefois accompagnés de vomissements ct de diarrhées hémorragiques. Cette cachexie, obser-
Léon
vée uniquement dans les cas à Plasmodium falciparum à presque toujours une issue fatale. Quelques cas heureux ont été constatés, grâce à un traitement intensif à la quinine combinée à l’adrénaline.