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Il ne peut donc s’agir que de P. vivax ou de P. malariæ, dont les formes diffèrent les unes des autres, tant par les caractères du globule envahi que par ceux du parasite lui-même, à savoir
PLasmMoDiuM Vivax
Hématies : Schüffnerisées.
[ématies : Hypertrophiées.
Schizontes moyens, très amiboïdes, formes très variables d’un parasite à l’autre.
Schisontes : grands adultes uninucléés, ovoides.
rosace : incurvée de 10 à 20 noyaux. (Une rosace contenant 15 noyaux ou davantage appartient sûrement à PI. vivax).
PrasmopruM MaLarr®œ.
Hématies : Non Schüffnerisées.
Hématies : Non hypertrophiées.
Schizontes : moyen, très amiboïdes, forme très variable d’un parasite à l’autre.
Schizontes : grands adultes uninucléés, quadrilatère (en bande, en écharpe).
Rosaces : munies de 5 à 10 noyaux. (Une rosace contenant 10 noyaux environ n’est identifiable que par la présence ou l’absence de granulations de Schüffner dans l’hématie-hôte).
Fra
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2° Diagnostic positif. — Il est de toute évidence que le diagnostic du paludisme relève, surtout en présence de symptômes souvent obscurs, de la motion
d'habitat », et de la constatation de l’hématozoaire
dans le sang.
Mais la recherche de l’hématozoaire ne peut se faire que dans un laboratoire et il est de première nécessité, surtout au régiment, de faire rapidement le diagnostic de paludisme, car non seulement le traitement mais aussi la prophylaxie dépendent du diagnostie posé.
La notion d’épidimicité vient en première ligne. Si dans une région impaludée à index paludique élevé et réputé tel, on voit apparaître des cas analogues à ceux décrits plus haut, le diagnostic de paludisme s’impose. Si on remarque la présence de nombreux moustiques et spécialement d’anophèles, il faut songer encore au paludisme. Il ne faut done pas confondre le culex et l’anophèle, moustiques semblables à premier aspect et vivant dans les mêmes régions ; un mot donc de leurs différences essentielles ; cette détermination peut-être faite avec une forte loupe.
Au repos, les anophèles font prendre à leur corps une direction perpendiculaire au plan sur lequel ils se posent, tandis que les culex se posent parallèlement à ce plan.
Ceci n’est pas un caractère essentiel, car certains anophèles, en particulier A. Maculipennis a une attitude analogue à celles des culex.
C’est surtout la longueur des palpes, petits organes francs, allongés, situés de part et d’autre de la trompe, qui constitue le meilleur caractère différentiel.
Chez le mâle comme chez la femelle de l’anophèle, ces palpes sont aussi longs que la trompe et composés de cinq segments : la femelle du culex, äü contraire, à des palpes beaucoup plus courts que la trompe et composés de trois segments seulement.
C’est aussi par les larves d’anophèles que la différenciation peut se faire le plus aisément. Les larves d’anophèles se rencontrent dans les mares et viennent se poser horizontalement à la surface de l’eau pouf respirer, effrayés, elles fuient horizontalement.
Par contre, les larves de Culex ont un tube respiratoire, Pour respirer elles se placent verticalement la tête en bas et fuient en plongeant au fond de l’eau.
De plus, alors que l’on aura constaté la présence d’anophèles et l’infection paludéenne dans l’entourage, il sera bon de voir dans quelles conditions les habitants subissent le paludisme et l’enquête se fait rupidement ; souvent au hasard des promenädes on est rapidement fixé. On rencontre dans les champs et au voisinage des habitations, des gens à la figure jaune, aux traits tirés, amaigris, et qi paraissent comme rongés par une fièvre perpétuelle ; ils se trafnent à leurs travaux avec une langueur caractéristique, et il ne faut pas toujours accuser la température élevée de cet état. Jetez un coup d’æil sur Îles enfants, qui rôdent à peine vêtus autour des maisofis : ce sont de petits êtres malingres, souffreteux, jatines, à la figure boursouflée, à l’abdomen balonné. Si vous les examinez, vous êtes immédiatement frappé de leur trouver une rate énorme, débordante, qui confirme
en tre sans aucun doute votre diagnostic. Le paludisme règne en maître dans la région.
Il faudra aussi tenir compte de-la nature de l’affection, se renseigner sur la symptomatologie propre à la région que vous occupez et qui, quelquefois, est très variable d’un endroit à l’autre.
Ainsi dans telle région le paludisme revêt une forme lurvée, dans une autre la forme gastro-intestinale, enfin, ailleurs par suite d’une densité anophélienne élevée et d’une virulence exaltée de l’hématozoaire, l’accès pernicieux est presque de règle.
Lorsqu'on est convaincu des dangers du paludisme d’une région et que l’esprit est orienté dans ce sens, les diagnostics s’établissent avec une relative facilité et tous les troubles organiques, aussi légers soient-ils, vous mettent immédiatement sur la défensive et commandent presque déjà le traitement rationnel antipaludique.
Si en Macédoine, au début, il y eut de tels errements, c’est que le paludisme était mal connu dans ses formes d’invasion, Puis surtout les médecins manquaient de renseignements et d’indications.
Voici les caractéristiques qui doivent imposer le diagnostic de paludisme
L’'anémie.
L'asthénie,
La splénomégalie.
Ces trois faits constituent le trépied sur lequel s'établit le diagnostic.
À côté de ces symptômes viennent s’ajouter la fièvre et les troubles digestifs de toute matière.
En effet, chez tous les sujets exposés aux moustiques depuis un mois environ, si la pâleur apparaît accompagnée d’amaigrissement, il faut songer immédiatement au paludisme et cela en l’absence de toute température ; si le malade présente un état de lansueur spéciale, une fatigue rapide, un essoufflement immédiat à chaque effort, le’ tout s’accompagnant d’hypotension, il faut encore songer au paludisme.
La rate devient-elle grosse et douloureuse sans motif apparent, pensez encore au paludisme.
Ici ouvrons une parenthèse pour dire un mot de l’exploration de la rate.
L’habitude veut que l’on fasse la percussion de la rate, le malade étant dans le décubitus latéral droit, le bras gauche relevé sur la tête. Cependant il a été reconnu dans ces dernières années que les chances d’erreur étaient singulièrement diminuées le malade étant couché sur le dos, les bras posés sur le lit, écartés du corps pour ne pas gêner la percussion. En effet, si chez un même sujet on compare les deux méthodes de percussion, surtout si ce sujet est maigre, on constatera que la rate perceptible à la percussion dans le décubitus dorsal ne l’est plus dans le décubitus latéral droit et que même si l’on ramène le malade dans la position primitive, il faudra attendre quelques instants pour que la rate soit aussi nettement perceptible qu'auparavant.
La palpation doit être faite aussi dans le décubitus dorsal.
Il ne faut pas oublier que la zone de matité de la rate peut être modifiée en dehors bien entendu des
causes inhérentes à la rate elle-même par l’emphysème pulmonaire, le météorisme abdominal.
Personnellement, nous avons examiné la rate de nos malades, ceux-ci étant debout. C’est un procédé aue nous sommes loin de recommander et que nous considérons comme mauvais, mais nous ne pouvions alors procéder autrement. Le danger de cette méthode réside surtout en ce fait que l’on obtient difficilement le relâchement de la musculature abdominale, ce qui rend la palpation incertaine.
Nous avons déjà vu plus haut l’importance de ces trois symptômes, Je ne saurais jamais trop insister sur leur valeur.
Quant au tracé thermique, il ne présente pas une aussi grande importance diagnostique qu’on le pourrait croire ; il est évident qu’une température brutale de 39° continue pendant cinq à six jours avec une rémission, ou de la forme rémittente quotidienne doit confirmer le diagnostic d’une façon certaine. Mais souvent le tracé diffère fort peu de celui d’un grand nombre de pyrexies ou de phlegmasies qui s’accompagnent de fièvre continue.
L'apparition d’un syndrome gastro-intestinal, comme celui décrit plus haut, est en faveur du paludisme, mais aussi combien de fois peut-il prêter à confusion avec des infections banales ou bien caractérisées du tube digestif ?
Les tendances naturelles aux rechutes sont une indication précieuse. Mais il y a deux faits qui doivent toujours faire penser au paludisme dans les formes gastro-intestinales où il y à doute.