‹ Le panache d'Henri IV, ou les phalanges royales de 1815Chapitre 8 sur 28 · NORD OU DE LA BELGIQUE · texte numérisé non relu

NORD OU DE LA BELGIQUE

Oui , le sang des Bourbons est toujours adoré , Français unissons-nous ! que de ce tronc sacré Les rameaux divisés et courbés par l'orage , Désormais réunis soient notre unique ombrage.

Vol..

Ij'àrmée royale du Nord se composait de la maison militaire du Roi, dont les cadres s'étaipnt accrus des jeunes volontaires royaux qui se pressèrent autour du trôna au jour du danger; des guerriers qui, ne séparant point la bravoure de l'honneur , franchirent les frontières ,

et suivirent les pas du monarque ; enfin, de ces nobles vétérans de la chevalerie française, blanchis dans la carrière de la loyauté.

Réunion Accoutumés à ne voir la patrie que là

des sujets

fidèles où se trouve le légitime souverain , ces

auprès de la , ,

personne du dignes compagnons de son premier exil , * 01# le devinrent encore de ses nouveaux malheurs \ et leur constance courageuse leur acquit le privilège de guider, par l'exemple et le souvenir, cette jeunesse valeureuse et fidèle, première j)& s les premiers jours de mars, on vit

composition

de l'armée tous ces Français fidèles courir aux armes ;

roya e. ] eurs phalanges s'attacher au sort des fils de Saint Louis, au moment de leur départ , composer leur cortège, segrossir sur leur passage , et se consacrer à la défense de cette auguste dynastie.

Les noms de ces soldats royaux se sont identifiés, à cette époque désastreuse, au plan formé par le Roi pour le salut de la France.

L'amour de Louis pour son peuple, lui avait suggéré les moyens d'atteindre ce but sans aucune force étrangère.

Déjà l'exécution en paraissait assurée, malgré la marche rapide du perturbateur du repos des nations.

Un corps d'armée fut organisé sous Commande; les murs de la capitale, pour en défendre à Mgr. le duc l'entrée. Le 1 1 mars, Monseigneur le duc <ïe Berry * deBerry en prit le commandement, et sous ce prince, le maréchal Macdonald, duc de Tarente.

Une armée de réserve , * ayant à sa Mesures

pour

tête le maréchal Mortiér^ duc de Tré- repousser

l'invasion tic

vise , devait occuper Péronne, où Mon- uuonapartc.'

seigneur le duc d'Orléans se rendit aussitôt pour en diriger l'élan.

. La Normandie s'armait sous l'influence du duc d'Aumont; et dans les 3 mc et 4 m * divisions, le maréchal Oudinot, duc de Reggio, rassemblait autour de lui les troupes qui se trouvaient alors sous ses ordres.

Des commissaires extraordinaires avaient été répartis dans les départemens déjà envahis , pour assurer des ressources.

Les gardes nationale^ ayant presque partout devancé lappel qui les mettait en activité ; sur lavis du générai Dessolles, on arrêta de les réunir aux troupes de ligne, pour les maintenir dans le devoir par l'exemple de la fidélité.

Les compagnies de la maison militaire

du Roi, s'augmentaient journellement, et de nombreux bataillons de volontaires royaux se formaient dans la capitale par les soins des lieutçnans généraux ds Vioménil et de Latour-Maubourg, et du colonel Hyde de Neuville.

Les élèves de l'école de droit furent des premiers enrôlés.

Le dépôt des volontaires de la i rc division fut établi à Vincennes, lieu si propre à rappeler les vertus de nos Rois , et les crimes de Buonaparte. . »

Ces préparatifs devaient paraître d'autant plus rassura ns , que la retraite se trouvant coupée, à Buonaparte, du côté de l'ouest , par Monseigneur le duc de Bourbon ; au midi, par son altesse royalfe Monseigneur le duc d'Angoulême; et sur les bords de la Loire , par le maréchal

Page 1