‹ Le Pancréas AnnulaireChapitre 10 sur 19 · LATE · texte numérisé non relu

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que sorte ectopiques du pancréas présenter une tendance plus particulière à la régression scléreuse et entraîner pan

cette même voie, le reste de la glande.

Ces deux notions de période de compensation d’une infériorité fonctionnelle d’une part, de tendance à la régression scléreuse d’un organe ectopique d’auire part, nous aideront à comprendre comment une malformation nettement congénitale, peut n'être que fort tard loccasion d’accidents graves, qui la mettent en évidence,

LENS 2e

Symptômes et diagnostic.

Nous pouvons hardiment affirmer que la symptomatologie du pancréas annulaire réduit à lui-même est tout-à-fait obscure et que le diagnostic ne saurait être fait avec nos moyens actuels. Bien plus il faut être prévenu de la possibilité de la malformation el y penser pour faire le diagnostic, le ventre ouvert, dans la hâte d’une intervention chirurgicale.

D'une façon générale le chirurgien fait le diagnostic de syndrome: sténose haute des voies digestives où plus précisément sténose pylorique ou sous-pylorique: on observe ou on pourra observer les symptômes fonctionnels suivants : Douleur survenant vers la fin de la digestion gastrique 3 à 4 heures après le repas. Vomissements rares et abondants avec grande dilatation stomacale, ou au contraire fréquents sans dilatation ; Révolte de l'estomac, tension et péristalisme visible à travers la paroi. Dénutrition extrême, etc. Ces signes seront corroborés par les examens de laboratoire: analyse d’un repas d’épreuve, analyse des matières fécales qui éclaireront l’origine pancréatique du syndrome.

Voyons ce que nous pouvons tirer de l’étude des observations que nous connaissons.

Les cas de Ecker et de Symington n'apportent aucune contribution clinique à l’étude du pancréas annulaire, leurs observations étant purement anatomiques. Dans le cas de SY- -

LEURS mington, cependant, existait une intumescence qui ne peut être considérée comme pathognomonique du pancréas annulaire et qui, au contraire, n'eût servi qu'à égarer le diagnostic vers l’idée de cancer du pylore, ou de tumeur de la tête du pancréas par exemple.

L'observation de Sandras est réduite à une courte description anatomique.

Le cas de Vidal, nous le répétons, ne saurait entrer en ligne de compte ; le syndrome observé est dû manifestement, non au pancréas annulaire, mais à une sténose duodénale primitive, ayant coïncidé avec le pancréas annulaire, ou même l'ayant favorisé. A ce sujet la description de Vidal est formelle.

Seule, en réalité, l'observation remarquable de Lerat pourrail éclairer quelque peu la symptomatologie spéciale de Ja lésion qui nous occupe, mais là encore rien de pathognomonique. Nous y relevons un passé gastrique remontant très loin, des vomissements faciles et fréquents, tout d’abord, puis réduits vers la fin à de simples régurgitations, une douleur intermittente, mais prolongée, puis continue avec exacerbalions dont le maximum se produisit toujours vers la troisième heure après le repas, un dégoût des aliments surtoul carnés, un amaigrissement et un affaiblissement rapides, une douleur provoquée au point pancréatique de Desjardins, le tout sans le moindre ictère : les urines ne présentaient ni sucre, ni albufmine, la réaction de Cammidge élait positive, l'examen microscopique des fèces montrait une énorme quantité de graisses.

L'absence d’ictère signalée dans toutes les observations ne peul constiluer un élément de diagnostic sûr, la pancréatite chronique est susceptible de produire de lictère, or, comme nous tendons à admettre que le pancréas annulaire se manifeste seulement:en clinique par suite de la pancréalite concomilante, comme d'autre part dans l'observation de Génersich les voies biliaires ont à traverser l'anneau pancréaque anormal, nous devrons considérer l'absence d’ictère

bien que constante jusqu'ici comme un faible argument en faveur du pancréas annulaire.

Un syndrome de pancréatite chronique révélé par létude des matières fécales, joint aux signes d’une sténose duodénale (sans ictère?) sans tumeur épigastrique ,sans hématémèse ni mélœna, en résumé toutes les fois qu'on pourra éliminer le cancer du pylore ou de l’ampoule de Vater ou de la tête du pancréas pourraient permettre de soupçonner le pancréas annulaire.

Il est d’ailleurs probable que le pancréas annulaire peut rester longtemps sans aucun’signe clinique.

En somme, s'il est relativement facile de démêéler dans cel ensemble les signes à peu près évidents d’une pancréatite chronique, en revanche il est impossible d'en isoler un ensemble symptomatique que l’on puisse rapporter à la malformation, pancréas annulaire.

Le chirurgien peut donc jusqu'ici penser à cette malformalion, mais il lui sera difficile d'aller plus loin ; cependant cette connaissance d’une malformation possible pourra parfois le guider et lui permettre de tirer d’une laparotomie exploratrice le maximum de renseignements.

Dr PE

Pronostic.

Le pronostic doit être extrêmement variable. L'existence pure el simple du pancréas annulaire ne peut guère menacer l'avenir et le pronostic porté devrait être d’une extrême bénignité si toutefois il yY avait lieu de porter un pronostic pour une lésion encore parfaitement occulte.

Si au cours d’une laparoltomie pratiquée pour une affection étrangère à la région pancréalique, on rencontrait cette malformation restée jusque 1à silencieuse, il n'y aurait guère lieu de sen inquiéler. Tout au plus pourrait-on concevoir quelques inquiétudes théoriques sur lavenir réservé à cette portion d'organe en siluation anormale.

Dans les autres cas, c’est-à-dire lorsqu'il y a des lésions concomilantes du lube digestif et du pancréas, quel que soit le lien de cause à effet qui puisse les rattacher à la conformation annulaire de la tête pancréalique, le pronostic. sera essentiellement celui de ces affections ; toutefois, on doit considérer la disposition annulaire comme susceplible d’aggraver nettement la Symplomalologie d’une pancréatite chronique.

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