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CHAPITRE IV

STRUCTURE DES CAVITES SECRETANTES

Généralités, membrane propre.

Chacune des cavités sécrétantes est constituée par une mince membrane propre enveloppante, tapissée intérieurement d’une assise de cellules sécrétantes assez élevées, entourant de toutes parts une étroite lumière irrégulièrement cylindrique, dont elle est en partie au moins séparée par une seconde assise, plus ou moins discontinue, de cellules plus petites et généralement aplaties dites centro-acineiises .

Membrane propre. — Quelques auteurs mettent en doute l’existence de la membrane propre dans le pancréas, tels Giannuzzi (1869), Sokoloav(i883), Ellenberger (1887), Harris et Goav (189/1), W. Carlier (1896), Kanïorovvicz (1899). La plupart l’admettent au contraire depuis Salter (1859, d’après Oppel), Reich (186/1, d’après Pisghinger), etc., mais ils la comprennent très différemment. Nous ne pouvons entrer à fond ici dans cette question, qui, malgré des différences certaines, se pose pour l’ensemble des glandes et n’est pas encore complètement résolue. Disons seulement que tous les auteurs sont d’accord pour considérer cette membrane comme une pellicule très mince et difficile à voir.

Dans le pancréas, Latschenberger (1872), Pflüger (1869-6), Saviotti (1869) la mettent en évidence par macération dans certains liquides (sérum iodé ambré, eau salée, liquide de Millier) qui détruisent

MEMIÎHANF, PROPHE

Structure de la membrane; elle est amorphe avec cellules.

Certains auteurs la voient fibrillaire.

on permettent d’écarter les cellules sécrétantes. S.wiotti la trouve parliculièrement épaisse et nette chez le Rat. Küh.ne et Lea ( i88‘.<) ont montré sa présence sur le Lapin vivant.

Ici, comme ailleurs, on considérait d’abord cette membrane comme complètement amorphe (Reici[, i864 : Pfeüger, i8G9;flENLE, 1871; et de nouveau Uiannei.li, 1898). Rôle a Insisté, dans les mendiranes propres en général, et dans celle des salivaires et de la lacrymale en particulier, sur la présence de cellules plates anastomosées en corbeille autour des culs-de-sac {Korbzellen ; cellules en panier de Rôle, Renaut). Pour lui, d’abord (1868), elles représentent à elles seules une propria ajourée, incomplète; [)lus tard (i869-/>). il admet qu’elles doublent une membrane anhiste, dont elles sont inséparables ; plus tard enfin (1871), qu’elles sont situées dans son épaisseur même, ou plutôt qu’elles se confondent avec elle de telle façon que leurs prolongements forment comme les nervures de la membrane. On les considère généralement comme conjonctives.

En ce qui concerne le pancréas. Rôle constate la présence d’un réseau de cellules anastomosées, mais non régulièrement organisées en corbeilles; von Ebner (1872), de cellules étoilées dont les prolongements s’étendent dans une propria très délicale. Latschenbekger (1872) voit des noyaux rares (i à 2 par cul-de-sac), et admet aussi que les cellules sont comprises dans l’épaisseur même de la membrane (i). Saviotti ( 1 869) y décèle simplement des noyaux très aplatis ; Pischincer (1875) des corps cellulaires épars, Irrégulièrement dentelés. Ce dernier signale une élection souvent très vive delà membrane pour l’éosine.

Rôle pour les glandes en général, von Ebner (1872) pour le pancréas, Mouret ^i8g4-a) ont admis en outre l’existence de prolongements intra-alvéolaires, issus des cellules de la propria (2). Pour Mouret encore, ces prolongements s’anastomosent avec les centro-acineuses. Renaut (1899) a d’abord admis môme union. Il décrivait des « cellules basales » répondant par leur position aux cellules de Roll, mais pas plus que lui il n’a pu dégager ici de cellules en panier. Von Ebner (1899) a reconnu depuis que le réseau intra-cellulaire est un produit

arfiQciel.

PoüwvssoTSKi (1882) apporte une note nouvelle; il déclare que la pro[)iia n’est pas une membrane anhiste, mais consiste en un réseau

(I) Les inciuhraiies de ciils-dc-sac voisins pourraient im'inc pour lui se fusionner.

(a) Von Kiinkii ajoutait «iiie la propria est peut Ctrc de nature epithéliale, lui a paru, sans qu’il puisse l’alllriner, se continuer avec les cellules des canaux

excréteurs au col de l’utricule.

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