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lumière et la diviser. Pendant ce tem|)s leur base, agissant à la façon d un coin, tend à écarter les cellules principales, déjà pourvues de fpielcptes grains, et a les irradier autour de deux centres au lieu d’un seul. C est seulement alors en général qu’apparaît un léger sillon superliciel ; il s’approfondit de plus en plus, jusqu’à ce que les deux lobes soient bien indirpiés.
AV/. 12. — Lobalion des premières comtés sécrétantes chez le fœtus de Mouton. Fig. 3a, 36 et 37 de l’Hislogénie du pancréas, .Journal de V Anatomie, 1896. — Lobes plus marqués intérieurement qn’extérieu rement, grâce à la saillie d’un groupe de cenlro-acineuses primaires souvent en caryocinèse (37), qui les sépare. (Fœtus de 65 à 82
Sur les lœtus de plus de 1 1 centimètres, nous retrouvons des cavités sacciformes, souvent plus vastes, portant à leur surface de nombreuses (6, ", etc.) et légères bosselures, origine bientôt d’autant de lobes. Certaines d’entre elles, et c’est là un caractère de j)lus en plus commun, deviennent énormes, réniforrnes. Leurs lobes, nombreux et saillants, leur donnent tout à l'ait l’aspect d’un rein fœtal abordé par son émissaire au niveau du hile {fuj. J'f). Mais maintenant, on voit nettement le remaniement aller jusqu’à la division (/«^. /4). Les
centro-acineuses .secondaires (voir chap. Vlll) se sont jointes aux primitives, toutes ensemble forment un amas considérable au centre de la himièrc. Celle-ci est bientôt divisée en autant de culs-de-sac secondaires qu’il y a de lobes, les crêtes en forme de stalactite allant projeter leur éperon juscpi’à l’orifice d’entrée de l’émissaire commun. Les cloisons ccntro-acineuses ainsi formées se dédoublent alors (fi;/- L?), sont rejointes d’autre part par les sillons superficiels, et l’acinus primitif multilobé se trouve ainsi divisé en autant d’acini simples nouveaux (pi’il y avait de lobes ; les cloisons centro-acineuses dédoublées ont ff)urni autant de branches nouvelles du canal excréteur. Ainsi, les extrémités des rameaux, bien que coill'ées de cavités sécrétantes, ne cessent pourtant de se ramifier à plusieurs reprises, et telle portion
LOBATlU^ I-;r DIVISION DES CAVITÉS SÉCRÉTANTES
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d’un amas centio-acineux, qui faisait précédemment partie intégrante d une cavité sécrétante, s individualise en de nouveaux canaux excréteurs ( I ). Si les centro-acineuses semblent jouer le principal rôle dans ce processus, les cellules sécrétantes y participent aussi, leur prolifération moins marquée tendant à augmenter le bombement de chaque lobe. Le tissu conjonctif, les vaisseaux eux-mêmes jouent un rôle,
Hg. 13. Lobalwn et division des cavités sécrétantes. (Fœtus de Mouton de 168 “*/“). — Fig. 84 à 86 de l’Histogénie du pancréas, /ounifl/ r/e
En 54, deux cavités sécrétantes voisines a et b, vraisemblablement nées par division d une seule; ce, leurs canaux excréteurs bientôt réunis; — /, g, deux groupes de centro-acmeuses: c, point où elles touchent à la surface et où apparaît un sillon
séparant deux lobes, et bientôt sans doute deux cavités filles nouvelles. En e, seconde ivision indiquée, moins avancée; — id. en d pour la cavité & ; — p, vaisseau capillaire. — 55 et 56 représentent deux coupes sériées de la cavité a à la suite de 54 : les lobes y sont plus marqués encore; — et, cellules troubles.
mais évidemment secondaire (2), dans le remaniement. Les vaisseaux se glissent de bonne heure dans le sinus de la masse réniforme, et, à peine une communication en tunnel est-elle ouverte enire un des sillons profonds et ce sinus [fuj. l't (fio) d], qu’on voit, souvent aumoins, s’v rejoindre deux pointes d accroissement, dont la transformation en capillaire tend à maintenir et à élargir la brèche. D’autre part les transforma-
hil' ^ môme, qu’au début tout au moins, certaines cellules sécrétantes fai-
icinent dllferenciées du pourtour de la cavité, ne portant encore qu’un petit nome de grains, peuvent, si elles se trouvent à la limite de deux lobes, perdre ces grains, redevenir indifférentes, puis subir la difTérenciation en centro-acineuses, et imalement en cellules de canal.
secondaire, puisqu’on ne les trouve pas de façon constante entre
SP l'ormation et puisque, d'autre part, les premières divisions
se sont faites en leur absence.
J,OBATIO>’ ET DIVISION DES CAVITÉS SECRETANTES
lions fréquentes des cavités en îlots pleins aident ce processus plutôt qu’elles ne le gênent, puisqu’on voit souvent d’un îlot secondaire,
fi — Lobalion et divfsion des cavités sécrétantes. (Fœtus de Mouton de HO à 170 Fig. 57 à 62 de rHistogénie du pancréas, yownia/ de l’ Anatomie, 1896.
5i et 58 représentent la même coupe, un peu épaisse, dessinée, au niveau des deux surfaces de section; au niveau de l’inférieure, on voit apparaître un sillon de di\ ision relié à des centro-acineuses : — 5o, acinus hilohé, où le sillon de division b [leiiélre jusque dans le groupe de centro-acineuses; que les lèvres s en ecartent, et l’on aura deux acini nouveaux, avec chacun un court émissaire. — Oo; en ca, deux cavités filles sont encore soudées en un point de leur pourtour; la troisième est en train de se lober en e, et de se diviser à son tour en /; (>i ; deux petites
cavités, dont l’une, fo, semble née récemment d’un îlot plein (restes en /, g) et se divise en c tout en se reconstituant; — fia; une grande cavité réniloriue se lobant en a, b, c, d, sedivisant en r,/; — s, son sinus; — ce. émissaire se continuant avec une masse de centro-acineuses en voie d’écartement.
issu cl’iinc seule cavité et accru par prolileralion, natlrc tout un petit lobuliri.
f/|3] I.OBATION ET DIVISION DES CAVITÉS SÉCIlÉTANTES 585
Au cours du développement ultérieur, les cavités prennent toujours l'aspect rénil'onne, mais les deux extrémités s’allongent de plus en plus. Bientôt elles sont plutôt comparables à un utérus bicorne qu’à un rein; ainsi naissent les formes en T et en Y de l’adulte. La tendance à la division paraît sinon arrêtée (i), du moins très ralentie. On voit souvent sur les deux cornes des tendances à la lobation, s’accusant à l’extérieur par des sillons plus ou moins profonds, et à l’intérieur par le dédoublement de la lumière.
Yox Ebner (iSqq) signale, chez l’Homme adulte, de gros aclni lobés analogues à ceux que nous venons de décrire, avec centro-acineuses abondantes, et qu’on pourrait confondre avec des îlots de Langerhans. Nous verrons que la présence de ces acini s’explique comme chez l’embryon, et qu’il s’agit de formes de passage de l’îlot à l’acinus (reconstitution).
On a vu que chez certaines espèces, chez l’Homme par exemple, les cavités sécrétantes adultes sont petites, comme l’étaient celles du très jeune fœtus de Mouton. C’est sans doute qu’elles ont une tendance prématurée et continue à la division, surtout dès qu’elles ont atteint un certain volume. Ainsi peuvent s’expliquer les formes très simples, hémisphériques et moins qu’hémisphériques, qu’on rencontre souvent chez l’Homme, et que Zimmermann (1898) a également décrites et figurées {fîg. 32). Ces acini simples étant souvent sessiles collatéraux, parfois à peine homhés (2), se rapprochent ainsi des acini rudimentaires que nous avons observés chez les Ophidiens le long de certains canaux redevenus jusqu’à un certain point embryonnaires après un passage par le stade îlot. Chez l’Homme, ils nous paraissent provenir plus souvent de l’émiettement de cavités sécrétantes anciennes par une série de divisions répétées (3).
Quoi qu’il en soit, nous ne pouvons admettre l’interprétation de Zimmermann, quand il suppose que ce sont les acini simples de ce genre qui se rapproclient et se fusionnent pour former les grosses cavités sécrétantes ijig. 32., 1 et 3). Comme nous venons de le voir, l’étude de l’histogénèse nous révèle un processus absolument inverse. Ce sont les grosses cavités qui, par lobation et division, donnent toute une grappe de petits acini. Nous aurons à revenir plus loin sur la façon
(i) Nous croyons pouvoir dire eu cllct que la lolialioii cl la division persistent pendant toute la vie. liées au processus de rceonstitulioii des acini aux dépens des îlots.
(a) Ce sont quelquefois de simples petils K''<m])es de deux, trois, cinq cellules sécrétantes, é|<renées le long des canaux intercalaires.
(3) F'our nous, après être passée par l’étal d’ilol, la cavité sécrétante, au stade de reconstil ulion, est souvent d’abord très large: elle se lobe et se divise peu à peu. Ç’éraiettemeul s’accenlue encore davantage dans les états pathologiques. (Voir CuHTis et Oellk, igoa ; Cki.lé, igo5.)
Lobation cl division ralenties mais continues chez l'adulte.
Erreur
de Zimmermann.
LOBATIO ET DIVISION DES CAVITÉS SÉCRÉTANTES
dont cet auteur explique les centro-acineuses à la suite de cette hypothèse.
Chez les Ophidiens, nous retrouvons une tendance à la lohation très marquée (ii)02-d). « Assez larges, ces acini portent à leur surface une foule de bosselures qui représentent des sortes de très courts rameaux. En suivant le contour extérieur, on soupçonnerait quelquefois à peine l’existence de ces rameaux, car souvent, entre deux voisins, la membrane propre ne se replie qu’à une courte distance, parfois même elle ne pénètre pas. Mais on voit au niveau de chacun d’eux la lumière envoyer un rameau collatéral ; la tige centro-acineuse creuse qui l’entoure fait de même ; autour d’elle, les cellules s ordonnent radiairernent, et l’on a, sous une membrane propre unie ne faisant aucun pli, deux petits culs-de-sac adosses. Ces aspects de lohation incomplète sont très fréquents. » {Fig. 3i, a, b, d.) Ici donc egalement, la lohation semble bien commencer par l’intérieur, bien que le rôle des cellules centro-acineuses soit plus effacé, ou en tout cas moins évident. Le rôle du tissu conjonctif dans le remaniement nous apparaît tardif et secondaire chez ces animaux (i).
Renaut (igo3-ô et c) a redécril sous un autre nom ces cloisons pénétrantes en leur donnant une signification un peu différente. (N oir au chap. viu : cellules centro-acineuses.)
(1) Les feuillets pénétrants formés par la propria ne nous semblent donc pas, a proprement parler, intra-épithéliaux, puisque souvent on les voit s enfoncer entre deux culs-de-sac ou lobes préalablement formés au-dessous de cette membrane, et (lu’ils viennent achever de séparer; ou du moins ils ne sont plus mtra-epitheliaux lorsque, cette séparation étant accomplie, la lohation est devenue division.