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ment un fragment de glande frais, mettre les grains en liberté dans l’humeur aqueuse, le sérum, etc., et suivre l’action directe des réactifs sur eux (i). On les voit alors tournoyer assez longtemps dans l’eau, pâlir de plus en plus et disparaître soudain, comme s’ils éclataient, se dissolvant sans laisser de traces bien sensibles. Dans l’acide acétique pur ou étendu, l’éclatement est instantané. Dans la potasse à 4 P- loo (Couleuvre), les gros grains de zymogène persistent un certain temps, gonflent à la manière d’une boulette de pâte qui s’hydrate, pâlissent et soudain s’étalent et diffluent (L., iSqS-c, 1894 -a et h, 1899-^).
Après une bonne fi.vation . les grains de zymogène se colorent vivement en général par les couleurs dites acides : acide picrique du picrocarmin, éosine (seule ou dans la double coloration hématéine éosine), safranine (dans la triple coloration safranine-gentiane-orange) , orange dans le mélange d’EnRLicH-BioxDi.
Ils résistent au contraire au carmin, à l’hémaloxyline. Ils ont une très vive élection pour la safranine employée seule (■i). Martin Heidenhain ( 1 893) nous a donné, avec son hématoxyline au fer, un excellent réactif, qui les fait trancher en violet noir sur
le fond de la cellule. 11 montre qu’on obtient 1 image négative avec la thionine, qui colore vivement le protoplasme en laissant le grain incolore ou presque. Certains auteurs (K. Müi.i.er, 1890; Marris et Cow, 1894) parlent de grains (ou de vacuoles) moins vivement teints et d’une couleur différente, mêlés aux autres, (^e sont fort probable-
Fig. 15. — Cellule pancréatique rf’/l?np/itèten(demi-schématique) (L. 1894-6). Figure empruntée au .Journal de l’Anatomie, 1894.
En haut, zone apicale ou interne remplie de p^rains de Cl. Bebnabd; en bas. zone basale ou externe striée. Entre les deux, le noyau, avec gros nucléole central et très petites massettes de chromatine sur le réseau de linine. A son pôle basal est accolé un paranucleus semi-lunaire.
(1) Une goutte de ces réactifs étant ajoutée sur le bord de la lamelle.
(a) Depuis l’époque où Pfitznkb (Morph. Jahrbuch. i8So) et Flkmminr (1881. .\rch. fur mil:. Anal., Bd 19) ont tiré si bon parti de ce colorant dans leurs études cytologiques, il a été souvent employé par divers auleurs pour l'élude du pancréas (par Ogata, i883. l’un des premiers). Pour notre part, nous le considérons depuis quinze ans (avec l’hématoxyline au fer qui est venue s’y ajouter) comme le meilleur colorant pour mettre en relief le grain de Ci,. Bebnabd.
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