I,ES DEUX ZONES I GRAINS DE CU. BERNARD
ment des jj;ruins en partie dissous par le réactif (ou des vacuoles de sécrétion). Ceux des coagulants rapides du protoplasme qui dissolvent instantanément en même temps le grain de zymogène, laissent à sa [)lace une vacuole de môme forme, mais ayant perdu sa réfringence, son électivité pour les colorants et qu’il faut bien se garder de confondre avec lui. comme cela a été fait souvent.
Le botaniste Fischer (i) et à sa suite quelques auteurs, IIeld notamment pour les glandes en général et les salivaires en particulier, ont nié l’existence des grains de sécrétion, qu’ils considèrent comme des produits artificiels dus à l’action des réactifs. L’observation des lins grains de sécrétion pancréatique isolés et persistants dans le liquide d’imbibition du tissu écrasé, ou dans l’bumeur aqueuse, le sérum naturel ou artificiel, les observations de Ivühne et Lea et autres sur le vif, démontrent amplement la réalité de leur existence à l’état physiologique {-.i).
Leurs dimensions sont très variables dans la même cellule, car, nouvellement formés, ils sont très petits, et grossissent peu à peu. Pourtant dans chaque espèce animale existe une taille moyenne. Les grains sont peu volumineux chez les Mammifères, généralement 1/4 de H- à I [J.. Ils atteignent leur maximum de grosseur chez les Vertébrés inférieurs, dans les espèces surtout, semble-t-il, où les repas étant espacés, ils ont tout le temps nécessaire pour grossir. Ainsi Eberth et K. Müi.ler fiSga) signalent des grains relativement énormes chez le Brochet, Ca.jetan (i883) chez la Perche. Chez la Truite (1894-a)' nous en trouvons de 1/2 ^ à 3 i-t; chez les Ophidiens (1901), un mélange des tailles les plus diverses jusqu’à 3, 4 et même 5 >j. : ces derniers, rares, atteignent presque le volume du noyau.
L’amas apical est généralement très serré, les grains ne laissant entre eux qu’une mince lamelle de protoplasme, d’où V architecture spéciale, vacuolaire ou aréolaire très nette de la zone interne de la cellule. A mesure qu’on approche du noyau, l’amas se desserre, s’éclaircit. Si la cellule est très chargée pourtant, il se glisse sur les côtés de ce noyau et commence môme à envahir la zone basale. Très rarement, dans les conditions où nous nous sommes placé (animal à jeun depuis vingt-quatre heures), les grains sont peu nombreux et relégués au sommet de l’élément, quelques-uns s’éparpillant au delà.
(i) Voir .louvKNKt., Tlicsi- lAlir, i()oa.
(a) Ils sont laeiles à distinjrucr d’ordinniro (sniifles plus petits) des inierosoines du protopliisine, moins réfrintfents, moins régulièrement siihéritiues, souvent anguleu,\. et bien moins acidophilcs. l'ar la métiuxie de Haiii. (hematéine-safranme), ds son safraninophiles et un i)eii transparents, brillants ; les granulations proloplasmuiues sont soniltres et ticmatéinophiles.