VARI\TIONS DES GRAINS
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^ qu’on prend soin de les bien fixer (Nüssraum, Podavyssotski) (i),
I et de les colorer (Ogata, elc.), on a obtenu des images plus nettes.
Hg. !8. — Variations pendant la sécrétion, d’après Wertheimer
et Laguesse (1901).
I . — Pancréas du Chien ; fragment prélevé après excitation réflexe ; — les fins canaux ce ne contiennent qu’un coagulum mince, étoilé; — les acini, a, b, c, sont bourrés de grains comme au repos.
g 2. — I,a même glande après une seconde excitation, mais par la pilocarpine ; — fins ^ canaux ce presque partout distendus par un large coagulum mamelonné, refou-
^ lant et aplatissant les cellules; existence de larges aires où, comme en a,b,c, d,
les acini sont en voie d’épuisement manifeste; — nombreux filaments ergastoplasmiques à la base. — (Liq. .1; hémafoxyline au fer; Apoch. imm. Zkiss, caméra).
Sur un cul-de-sac coupé en travers, IIeidenii.mn voyait aulour de la lumière un cercle clair incolore, formé par l’ensemble des vacuoles, entouré d’un cercle sombre formé par l’ensemble des zones basales ;
(i) Hf.idemiain lui-même lésa fixés à l’acide osmique, mais ne s’est pas servi de ce moyen dans scs expériences capitales.
VAIUATIO.NS DES GnAI^S
Résorption dans le jeûne prolongé.
pendant la phase d’élaboration le premier augmentait aux dépens du second. G’etait une sorte d’image négative. On peut obtenir aujourd’hui l’image positive avec deu.x cercles analogues, mais dont le premier est de beaucoup le plus coloré, étant constitué d’un amas de grains qui prennent intensivement la salVanine, l’hématoxyline au fer, etc. (i). OïLi.Axn (189S) en a donné deux bonnes figures comparatives chez la Truite. Nous en reproduisons ici deux analogues chez le Chien JS; NVektheimeu et Laguesse, Physiologie de Morat et Dovox).
Le grain de Cl. Bernard est donc une des caractéristiques de la cellule pancieatique. Il 1 est a^ce point qu il est difïicde sur un animal sam, pi is a differentes peiiodesde la digestion ou a jeun, de trouver un groupe de cellules qui en soient complètement privé. B. IIeidemhaix a montré que normalement, après rechargement de la cellule, un jeûne pi olonçje amene pourtant la résorption dune partie de ces grains. D apres E.-W . Carlier (i8gG), chez le Hérisson, riiibernation n’empeche pas les cavités sécrétantes de présenter les différents stades de la sécrétion, et a cote d acini très pauvres en granules, d’autres en sont très chargés. C’est surtout au centre des lobules qu’on trouve les premiers. La sécrétion continuerait donc, mais très faible. Mais sur des Souris blanches en état d’inanition prolongée, Jarotsky (1899) ne trouve plus que quelques grains de zymogène ; les cellules diminuent fortement de volume. Quand la diète est partielle, c’est surtout dans la diète de graisse qu’ils seraient diminués. Chez la Couleuvre (L., 1902-f/) (2), nous voyons, au sixième jour du jeune, les grains déjà peu abondants et petits. Au delà, ils continuent à diminuer de nombre et de taille; au dixième jour, ils sont très petits et très clairsemés. A partir du soixante-douzième, ils ont généralement disparu de la presque totalité des cellules. Ce n’est que de place en place qu’on peut en retrouver quelques-uns. Nous avons montré que c’est bien un phénomène de résorption, les lumières acineuses étant généralement vides. Les éléments sont considérablement diminués de volume, dans le rapport du simple au double, àlais, comme l’a déjà remarqué Jarotsky chez la Souris, le noyau est beaucoup moins atteint : il remplit presque la cellule.
(i) Les variations n’en sont que pins nettes. Il faut pourtant se tenir en garde contre certaines causes d’erreur. L’acide osinique, le sublimé, etc., ne pénètrent pas loin, et les groins se dissolvent au centre du fragment. L’acide osinique, même là où il pénétre, peut encore, comme l’a démontré IS'üssiiau.m, dissoudre certains grains. Nous ajouterons qu’il les fait souvent disparaître sans en laisser de traces, sans vacuoles persistantes. Knfin, il est nécessaire d’observer delargesou denombreux fragiuenls, les acini, comme l’a montré IIkiuhnhain, étant loin de sécréter tous simultanément, (a) Nous avions déjà fait une constatation analogue chez la Salamandre (190Ü-Ù).