CHAPITRE Vil
l’élément
SÉGHÉTEUR EN ACTIVITÉ (silîte)
Mécanisme de l’élaboration. — Phénomènes nucléaires; parasome; ergastoplasme. — Graisse.
Nous en avons fini avec Je grain lui-môme el avec les pliénomènes d’excrétion, mais nous arrivons maintenant à toute une série de modifications cellulaires étudiées depuis moins longtemps, et qui paraissent en rapport avec le mécanisme même delà toute première élaboration de la sécrétion.
Rôle du noyau. — Le rùle du noyau dans la sécrétion n’est pas encore admis par tous les auteurs, mais il y a pourtant assez longtemps qu’on y a remarqué des changements. TL IIeideniiaiv, Nüssbalm ont montré que, lorsque les « grains de zymogène n s’accumulent, le noyau peut être refoulé, comprimé par eux ; il est alors quelquefois aplati, ou même anguleux (j).
Ce ne seraient guère là que des changements d’état passifs et sans grande importance ; en voici d’autres.
Nüssbalm (i88a) insiste sur l’état mononucléolé de la cellule au repos, multinncléolé de la cellule épuisée. Le second marquerait dans la vie de 1 élément un âge criticpie conduisant soit à la régénération, soit a la mort (2). Pi.atxeu ( i88q) a vu dans la cellule rechargée au
(1) Dans les pièces Bien lixées, nous rcli'ouvons le noyau quelquefois eoiuprinié, niais très rarement anifiilciix, déprimé jiar les grains, comme on le volt presque toujours dans la parotide.
(2) CuiiT SciniiDT (i88a), qu’on cite volontiers, n’a pas étudié le pancréas, mais la
parotide et les glandes gastriques. Pour lui, le noyau prendrait une jiart importante alu secrétion. Tendant à se colorer en masse au repos, il montrerait pendant la sécrélion un nucléole et des granulations Bien nettes. 11 importe, erovons-iious, de ne pas altriBuer une importance exagérée à ces faits. Dans la parotide, 'ils sont évidemment aus, en majeure partie, à 1a compression passive manifeste du novau par les grains dans la cellule chargée. ‘
Cliaiigemcnt de cliromalicilé
Augmcnlalion eldiminulion de la cliromaline.
GaO CHANGEMENTS DANS l.E Nf)YAU [8'l|
repos, chez les \mphihiens cl particulicremcnl chez la Salamandre, un noyau arrondi, gonllé; dans la cellule pelile cl épuisée après sécrétion, un noyau irrégulier, bosselé, anguleux, lendanl à se colorer en masse. Lors de la régénération des grains, l’aflinilé du noyau pour les colorants est moindre.
Ceci nous amène aux véritables changements dans lacbromalicilé de la chromatine, c’est-à-dire aux variations dans la couleur que prend celleci aux dilTérenles phases de l’activité cellulaire, quand on la met en piésence de plusieurs réactil coloranls. àVENor semble avoir signalé le premier, chez les \égélaux, ces variations de chromalicilé lors de la caryocinèse ; puis on les observadans les cellules animales(0. Hertavig, IxosrNSKY, 1888'. Steinuaus les retrouve en 1888 dans les cellules caliciformes (1), puis en 1890 sur le pancréas de la Salamandre : parla double coloration safranine-hématoxyline, la chromatine au repos se teint en Ideu violet, le nucléole en rouge; pendant la division, les chromosomes prennent une couleur rouge pourpre, le réseau chromatique en se reconstituant repasse lentement au bleu violet {-2). Or, dans la cellule pancréatique épuisée après sécrétion, Steiniials (i8go) voit la coloration rouge de la chromatine reparaître, mais un peu dilïuse. Le suc nucléaire tend à se colorer faiblement, comme si celte chromatine s’y dissolvait. Ce serait pour lui l’indice d’une profonde métamorphose (3).
Depuis, la plupart des auteurs qui ont étudié les modilicalions cellulaires au cours de la sécrétion décrivent des changements dans le noyau de la cellule pancréatique. Ainsi Klut Mïieeeii (1890) voit (au stade des ISebenh-erne multiples) la chromatine augmenter. D’après Mocret (i8g5), le noyau pendant la sécrétion devient plus apparent, présente un ou plusieurs nucléoles. Pischingeu, au contraire (i8gô), n’a pu constater de modifications bien nettes. W. Caulieu (i8gü), chez le Hérisson, voit le noyau s éclaircir, s’appauvrir en chromatine. IIa.vgen (1897), chez le Triton, note assez souvent deux noyaux, dont un peu colorahle. Ciannei.ei (1898-n) a constaté la diminution de volume du noyau et du nucléole, la diminution delà chromatine. Cii. G a uni eh ( 1 899) dit simplement qu’il a trouvé dans le pancréas les mêmes faits que dans les salivaires ; ici, il signalait souvent deux noyaux, dont un parfois (( safranophile » par la coloration safraninc-genliane, etc. (4)-
(1) Nicoi.as Journal inlernational iV Anatomie) vn sig'nale i-galeinent au fond
(les glandes de Î-ikiikiikuiin, dans les cellules à grains de Paskiii.
(2) Elummino (i8<)i) el Hkiiumann obtiennent les mêmes résultats sur divers cléments
par la même coloration ou |)ar safraniue-violet de genliane.
(3) l’oowvssoTSKi d’apri-s Oim-ki.) croit (pic pendant la sécrétion une gran e