C.V^ALICÜLES INTRA-ÉPITHÉLIAUX
des canallcules Intercellulaires, persistants, — d’autre part des canalicules intra-cellulaires ou massues terminales, simples émissaires temporaires (i) de la cellule, qui correspondent aux «diverticules ampullaires » de Ramon y Cajal et Sala, et qui ne sont, comme ils le pensaient déjà, que des sortes de vacuoles de sécrétion. Chez le Chien (Wertiieimer et Laguesse, 1901), nous avons pu constater que les massues n’existcnl, abondantes et bien marquées, que dans les acini en voie d’excrétion manifeste, et dont la lumière centrale e^<l remplie du produit de sécrétion. Von Ebner (1899) considère également les appendices canaliculaires pénétrants comme des « vacuoles de sécrétion » temporaires. Le rapprochement entre ces vacuoles et les canalicules intracellulaires est d’ailleurs admis d’une façon assez générale dans les cellules sécrétantes (Leydig, Kupffer, Prenant, 190.^1 : genèse du canal aux dépens d’une file de vacuoles de Leydig).
Ajoutons que chez l’Homme, comme l’a figuré Zimmermann, comme le figure encore SrœiiR (1901), les canalicules intercellalaires sont exceptionnellement nombreux, précisément à cause du grand développement des centro-acineuses. Ils se frayent un chemin entre elles, se creusant'en gouttière sur leurs faces, et, par leurs prolongements, cellesci les conduisent parfois ainsi jusque sur les faces latérales des cellules principales; ailleurs, ils s’enfoncent directement entre ces dernières.
Le nombre et la forme des « capillaires de sécrétion », permanents ou temporaires, est très variable avec les espèces animales, comme le montrent les figures de Cajal et Sal.a. Aucun d entre eux ne dépassé le niveau d’extension moyen de la zone des grains, c’est-à-dire le niveau du noyau ; ils sont le plus souvent beaucoup plus courts (2).
(i) Il nous semble qu’un de ces conduits, formés par la dissolution d’un frrain ou d’un groupe de grains, peut servir pendant toute la durée de l’excrétion à la dissolution d’autres grains, et disparaître plus ou moins complètement ensuite.
(a) Pour Oppel (1900-a), il n’y a pas lieu de faire de distinction entre la lumière centrale et les capillaires de sécrétion. Ce sont deux parties d un seul tout qu il nomme « voie terminale » (Endgang). Les cadres que forme le réseau des baguettes limitantes marquant la limite entre la face superficielle et les facettes latérales des cellules, les capillaires de sécrétion dans lesquels s’infléchissent ces cadres sont plutôt « épicellutaires I) qu’intercellulaires. N’est-ce pas un peu trop subtil . Evidemment, il y a des transitions insensibles entre lumière cen'rale et capillaires de sécrétion, ceux-ci étant de simples rameaux collatéraux ou terminaux (bifurcation terminale parfois) de celle-là.et on peut concevoir l’ensemble, comme nous le fa-sons ici, comme une sorte d’appareil récepteur terminal constituant les dernieres voies de l’excrétion. Mais pourtant, il existe bien des canalicules nettement situes entre les faces latérales des cellules, pénétrant par conséquent dans l’épaisseur de 1 epithelium (sans compter les courts émissaires intracellulaires). Oppel. influence vraisembl blementpar la description de Zimmerma-nn, complique encore les choses, en " appelant lumière de la « voie terminale » que celle bordée directement par les cellules principales. Partout où il y a des centro-acineuses, leur tige «présenterait e„cor^ un a canal intercalaire i. (ScùaZtstücfc). partie ^"tegrante du système exc^^^^^^ ne voyons pas la nécessité de cette distinction, qui rendrait la description presque impossible, là surtout où les centro-acineuses sont disséminées.
KE.M'lii IM'KUCEU-tl.AlKES 7 *
Certains auteurs, Sciiwalbe, Lawdowski, Podwvssütski, ont décrit en outre sur les pièces fixées des fentes intercellulciires , On les voit en effet parfois, même après fixation par le liquide de Flemming, écarter au moins le sommet des cellules . Les deux premiers auteurs les considèrent comme remplies par un ciment intercellulaire, PodwyssoTSKi par une substance intercellulaire liquide. Les fentes observées, surtout quand elles sont très marquées, sont vraisemblablement dues, avant tout, au retrait causé par les réactils fixateurs, surtout après l’alcool, etc. Pourtant Kühne et Lea (1876, 1882) auraient constate leur existence sur le Lapin vivant dans les culs-de-sac en voie d’épuisement; elles seraient, pour eux, remplies de lymphe capable de jouer un rôle dans la sécrétion. Il faudrait alors admettre que la cellule épuisée se rétracte, et cesse d’être en contact parfait avec les voisines. C’est une question délicate, à réserver encore. Dans le pancréas de la Grenouille, Zeller (1878), Injectant de l’indigosulfate de soude dans la circulation, a vu apparaître des lignes bleues séparant les cellules. -\vec Kuhxe et Lea, il admet que les fentes doivent appartenir au système lymphatique, et servir de voie au plasma nutritif destiné aux cellules sécrétantes. Renaut (1899), qui croit pouvoir mettre en évidence par la nitratation un ciment intercellulaire, fait observer que cette constatation s'accorde fort bien avec les observations précédentes ; car on peut admettre que ce ciment est très mou et que le carmin d’indigo peut y diffuser. Peut-être enfin doit-on admettre avec Kolossow (1898) un écart, sans que les éléments cessent d’adhérer par des ponts d’union.
Comme l’ont signalé vox Ebxer, Boll, Rexaut, les traits brillants vus entre les cellules fixées sont souvent de simples prolongements des cellules centro-acineuses (d’un réseau conjonctif intra-alvéolaire, disaient-ils d’abord).
L’emploi de la méthode de Golgl nous a montré parfois les « fentes intercellulaires » imprégnées sous forme de cadres (i) formés de plans emboîtant les faces latérales des cellules, mais il semble que ce soit là simplement l’analogue d’une nitratation; cela prouve l’existence d’un plan de séparation net, mais non fatalement de fentes.
(i) Comparables aux coffres trapézoïdes sans sommet ni base qui servent à mouler les tas de pierres sur les routes.
Fentes
interceliulaires.
(A suiore.)
DEUXIÈMK PARTIE