‹ Le pancréasChapitre 37 sur 79 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Avant 1869, aucun auteur ne semble avoir aperçu clans le pancréas cl autres éléments glandulaires cjue les canaux excréteurs et les cavités sécrétantes dont la description faltd’objet des cbapltres précédents. C’est encore dans le modeste mais consciencieux petit travail de Langerhans (1869) que nous trouvons la première indication de lormations spéciales, propres à la glande qui nous occupe, considérées d abord comme négligeables, objet de vives controverses depuis quelques années.

Si l’on examine à un faible grossissement, dit Langerhans, un pancréas de Lapin ayant séjourné deux à trois jours dans le liquide de Müller, on y remarcfue, régulièrement réparties clans la glande, des tacbes arrondies d un jaune intense, de i à 2 dixièmes de millimètre. Llles sont également faciles à isoler sur la glande fraîche, ou après quelque séjour dans le sérum iodé. A la dissociation, on les trouve constituées par une accumulation de petites cellules régulièrement polygonales (9-12 ,u), à corps homogène, brillant, réfringent, à noyau clair et rond, sans gros nucléole, facilement reconnaissables à leur éclat particulier. Langerhans désigne simplement ces formations sous le nom cl’a/na.9 ou groupes cellulaires {Ilciujlein, Zellhaiifchen) ; il avoue qu’d n’en peut donner aucune interprétation plausible, et semble croire seulement à certains rapports avec le système nerveux.

Découvcrle des îlots par LANGEniTANS

« Amas cellulaires »

de

LMVOEnil.^NS

mSTOIUQDE : Î.VNTIKIUI ANS, UFAAIJT

Remaut les retrouve et les nomme « points folliculaires »

S.VYiOTTi (i8()f)) chczle I^apin, — von Khneh ( 1 872) chez le Lapin, la ( I renouille, conlirmcnl leur présence, mais ne les expliquent pas davantage. Uienlôl ils sont oubliés ou confondus avec d’autres objets. Küune et Li:a avouent qu’ils les confondirent d’abord avec les complexus cellulaires récemment signalés par Kœllikeu {Mikrnsk. Anatomie) dans la paroi des gros canaux, et que Koefxikeii, L.vtsciienheu- GER... montrèrent être des glandes.

En 1879, le professeur Revaut, dans sa description du pancréas, qu’il considérait alors comme un organe de structure spéciale, lympho-glandulaire (i), s’exprime ainsi : « Sur un ou plusieurs points d’un même lobule pancréatique, on voit, en outre, se dessiner des figures arrondies, constantes chez les Oiseaux et les Mammifères, et non décrites jusqu’ici. Je les appellerai points folliculaires. Ces îlots ont la grosseur d’un follicule de ganglion lymphatique, et paraissent sur les coupes comme des cercles clairs. Les cordons pancréatiques

du lobe semblent, à leur voisinage, s’ordonner autour d’eux en s’empelotonnant en spirale, avant de communiquer avec eux. Le centre d’un point folliculaire est formé de tissu réticulé à larges mailles; autour de lui les vaisseaux forment une couronne caractéristique sur les injections, et d’où partent des anses bélicines convergentes analogues à celles d’un follicule clos. Les cellules glandulaires sont ici ordonnées par rapport aux vaisseaux ; elles forment dans

Fi(j. :U. — l'ancréas du Lapin, iujeclion artérielle, d’après Küiine ctLEA(l882).

a, « Amas intertubulaire avec les larges capillaires du glomérule », v, — b, cellules glandulaires (acini).

leur intervalle des rangées simples, traversant la loge de tissu réticulé bord pour bord. Elles sont cylindriques, étroites, superposées comme des feuillets, et offrent un protoplasme clair finement strié. )) Comme nous le verrons en les étudiant de plus près, ce sont évidemment les « amas cellulaires » de Langerhans, à peu près oublies ou méconnus, que Henaut a retrouvés, en précisant quelques-uns de leurs caractères.

ki'MINr, ET r.É.V

En 1882, lvüii\E et Lea (complétant et rectifiant une note prélimirninaire de i8-(i sur les changements des acini jiendant la sécrétion), étudient au jiassage des injections artérielles de pancréas, et signalent sur le trajet des capillaires des sortes de glomérules formés d’un peloton de vaisseaux tortueux, serrés et dilatés (/i^. 34et35). Ils les décrivent avec soin, et montrent qu’ils n’existent (ju’au niveau des amas de cellules troubles, qu’ils appelleront amas intertuJmlaires {\nterluhalære Zellenliaulén), et dont ils donnent les premières figures, chez le

K Chine et Lea les nomment « Amas

inlertubulaires » ; premières figures vascularisation toute spéciale.

<j. 35. — Pancréas du lapin, injection artérielle, d’après KünwE et Lea (1882). a, ngtomérales vascutaires » -, — b. fin réseau capillaire des lobules.

Chien, le Lapin, le Macaque (Macacu5 cynomohjas). Ils les considèrent comme bien distincts du parenchyme glandulaire. « Des recherches ultérieures, disent-ils, devront établir si ce sont bien de très petits

ganglions lymphatiques {Lymphdrtlsen), ce qui est le plus vraisemblable (i) ».

La description de Uenaut mal interprétée, les conclusions de KuiixE et Lea malgré leurs réserves, les noms de points folliculaires, de (janrjlions lympkaliques, contribuèrent beaucoup à ce résultat : c’est que, parmi les histologistes ou les anatomo-pathologistes, laplupartde

Première idée admise :

ce sont dos follicules clos.

(i) Sur une coupe achetée, ils amas chez l’IIoniine.

ont pu les premiers constater la présence d’un

petit

Réserves de ScH.EFEn, PoDWYSSOTSKI, Gibdes, elc.

Lewaschew :

Ce sont des acini tiiodinés, épuisés, siisceplibles de régénération.

PllF.Mll'.nr.S CONCEPTIONS

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