I.EWASCHICW
ceux qui remarqucrcnl au passage (ou même éliulièrent dans des mémoires spéciaux sur le pancréas), des groupes de cellules un peu énigmatiques épars çà et là entre les acini, les considérèrent comme de simples follicules clos, de nature quelquefois un peu particulière.
Ainsi firent, par exemple, Soroi.ofe (i88d), 4\ . Ivhause ( 1 884), Ei.LENnERGEH (i887)(i), Lemoiise ct Laxsois (1891), et, plus tard, Dieckuoff (1894), Mouuet (1890), Ivasahaiia (189G), Pugnat (1897), SCUEESINGER (1898), OSAAVA (JaKUTAUO (19OO), OuRU EfISIO (1900), etc. (2). Il faut ajouter d’ailleurs que la plupart des auteurs, les classiques notamment, ne mentionnaient pas même ces formations il y a quelques années à peine (3).
Pourtant, dès 1882, plusieurs auteurs réagissent contre cette tendance. Schæfeh, dans QL Aix’s/l/îa/o/nj(i882), reconnaît l’existence de groupes d’éléments, qui (( semblent être de petites cellules épithéliales», groupes pourvus d’un réseau spécial de vaisseaux, et dont le rôle est complètement inconnu. Podavyssotsri (1882) ignore leur rôle: mais ce ne sont certainement pas des accumulations de cellules lymphatiques. Il les appellera simplement « pseudo-follicules ». Ceaudia Ulesro (i883) va même plus loin; pour elle, ils doivent être en rapport avec la fonction spécifique de la glande. H. Heidexhaun (1 883) s’abstient de toute explication, les décrit simplement à la façon de küHNE et Lea, et adopte le nom d’amas intcrtuhulaires. Aunoz.vn et Aaii.l.xrd (1884) signalent ces « amas cellulaires » avec la meme réserve. Giuhes (i884) Igs trouve bien distincts du parenchyme voisin, y confirme l’existence d une circulation spéciale, hésité a y voir (( simplement des restes de tissu embryonnaire », mais ne peut leur attribuer une fonction.
Lenvasciieav(i88G), élève de R. IIeidexhaix, abandonne la qualiGcation d’inleiiubulaires, car il reconnaît que les amas cellulaires sont intimement mêlés aux culs-de-sac glandulaires, et en continuité avec eux. Après les tentatives de Saviotti, de Ren.vct, c est lui qui le premier relie aussi nettement ces lormations aux cellules séciétantes. Chez le Chien, il décrit toute une série de transitions. Ce sont pour lui
(Il On trouve par places, clit-il, des amas de cellules qu’on peut comparer a de follicules clos. Plus loin, il est vrai, il parle tflomérides vasculaires au
certaines cellules trouilles, mais il n’iusislc pas. et n établit tiucuu
'‘I2) Pour une partie seulement des îlots d’après Oniiu
également pour Puonat. Voyez, cbap. XVllI. I.h.uo.nk
lie « points iyinpliali*{ucs », qui ])araisscnl bini olie les ilols. . . * ( .<
aussi la conlusion pour une partie des îlots de rciiinryon.
(3) Fuikpuicu (cité par Diamauk) n’a-t-il pas été jusqu’à les considérer comme des néoformations syphilitiques'.’
HKCUKUCIUÎS PKIISO.WKM.IÎS
des acini modiliés, au repos, épuisés après une longue période de sécrétion, et s'raisemblablement destinés à se régénérer sous leur l'oTflre première.
Bizzo/.i-uü et A Ass.vuî (1887-/;) signalent pour la première (ois au passage, dans un mémoire surla régénération des cellules glandulaires, la présence de nombreux et gros amas cellulaires, pourvus de caryocinèses, chez le fœtus de Cobaye et chez le nouveau-né (i). Ils n’ont pas d’opinion sur la nature de ces amas.
Dogiel (1893), les étudiant chez l’Homme par la méthode de Golgi, admet, commeLEWASciiEw, qu’ils dérivent des cavités sécrétantes ; mais voyant pénétrer ni canaux excréteurs, ni lumières glandulaires, y trouvant d autre part de nombreuses gouttelettes graisseuses, il les considéré comme des points de la glande épuisés, et en voie de disparition par métamorphose régressive.
En iSq3, nous commençons nous-même à nous occujier de ces formations, dont 1 importance et la constance étaient loin d’être admises, et nous nous convainquons d’abord, que tous les noms énumérés plus haut, (malgré que plusieurs auteurs se soient réciproquement ignorés ou méconnus) s appliquent bien aux mêmes objets, c’est-àdire aux Zellhüiifchcn de Laxgerhans. — Provisoirement, pour ne rien préjuger sur leur rôle, pour écarter aussi l’idée de follicules clos, qui nous apparaissait tout d’abord insoutenable, nous traduisions simplement celte expression d’une façon un peu imagée, en les appelant îlols de Laxgeuhans (L., 189,3-f/), dénomination qui est à peu près universellement admise depuis quelques années (2).
C était a 1 epoqiie ou Meiuxg et Minkowski (1889) venaient de formulei cette loi : 1 ablation totale du pancréas chez le Chien amène un diabète immédiat et rapidement mortel; ce qui tendait à confirmer les travaux déjà -anciens ( 1 877, Bulletin de l Académie de médecine) de notre excellent maître M. le professeur Lanceueaux, sur l’existence chez 1 Homme d’une forme de diabète maigre ou pancréatique, accompagnée de lésions de cet organe. Dans les années 1890, 1891 et surtout 1892, à la Société de Biologie, devant nous, Hédon confirmait
(1) Nous ignorions ce fait c[uand îlots ch(!z le lœtiis en iSyl, et nous pourrait peut-être s’y rapporter.
nous avons cru trouver pour la première fois les signalions simplement une phrase de Sciienk qui
I les appellent souvent aussi «îlots de Lanc.eiiiians
Ugi KSSK ». l’EuomoKAT et Tnmo.voEAU (..,oü) appellent ilôts cto Imoukssk les "ma
dise i 'r son ‘h-J-iciios. l.es ilôts de I,ANo.mnANS .les .Mammifères i-nntl m . lownalions analogues, mais moins caruetéristiques. Nous préfé
lier le Ununè^/o/'Tnd croyons pouvoir pleinement le justi Ùon. ^ endocrine, qui a l’avantage de délinir ces formations par leur fone
Dogiel :
ce sont fies acini épuisés eldeslinés à disparaître.
Recherches personnelles sur les « îlots de Langerhans ».
Les physiologistes venaient de découvrir la sécrétion interne du pancréas.
T1IÉ0IUI-: DKS îl.OTS ENUOCIUMiS
[i8oJ
Aspect de glande vasculaire sanguine des ilôts.
les résullals de Meiung et iMinkowski, et exposait l’expérience cruciale de la grelîe sous-cutanée (i) (9 avril et 23 juillet 1892) ; Ceey, Tiiiuo- Eoix, II. Lépine, puis en 1898 Chauveau et Ivauemaxn, venaient a chaque instant apporter quelques faits nouveaux conGrmant que le pancréas possède une sécrétion interne agissant sur la transformation des matières sucrees dans l’organisme, et dont la suppression produit le diabète. IIéoon montrait en outre que sa grelfe cutanée perdant au bout d un certain temps son orifice fistulaire, le petit nodule pancréatique n’agit plus pour ])réserver l’animal du diabète que comme glande à sécrétion interne.
Quand, armé de ces notions (2), nous avons abordé l’étude du pancréas humain, nous avons été frappé de suite par l’importance des îlots, par leur vascularisation particulière déjà signalée, et surtout par les rapports intimes de leurs cellules avec les vaisseaux, rapports tout à fait comparables à ceux que l’on connaissait dans la pituitaire et les surrénales. En un mot, par leur structure, ils nous sont apparus presque d’emblée « comme des sortes de petites glandes vasculaire sanguines )» (iSqS-c/). Déplus, nous les voyions particulièrement bien développés chez l’Homme adulte (supplicié), plus encore chez le nouveau-né. Ce ne pouvaient donc être ni des parties de la glande épuisées au repos (Lewaschew), ni des parties en voie de régression (Dogiel). Ils avaient évidemment une fonction importante, dans l’espèce humaine particulièrement, et il était logique de supposer que cette fonction était précisément la fabrication de la sécrétion interne étudiée par les physiologistes et les pathologistes. '
Pourtant il importait, en face des opinions contradictoires émises sur la nature même de ces « follicules » ou « pseudo-follicules »,
(I) 11 résèque l’extrémité de la portion descendante du pancréas, on g.yrdant soigneusement comme pédicule les vaisseaux arrivant par la pointe; il la grefle sous ta peau de Tabdomen, lie le pédicule quand une vasctilarisation locale nouvelle s’est développèe. L’ablation à ce moment du reste du pancréas laissé en place n’amène pas la glycosurie : l’extirpation plus tardive de la greffe par une simple opération souscutanée produit un diabète immédiat et mortel.
(a) 11 n’est pas superllu de le rappeler, à l’époque où Saubiuikok (1904). qui semble avoir parcouru nos travaux d’un œil un peu distrait, nous reprocbe d’avoir parle e sécrétion interne sans a voir eu l’idée que celle-ci pût avoir quelque influence sui es transformations du sucre dans l’organisme, et, partant, sur la patbogénie du dia x e. Or, notre premier mémoire n’est (comme nous l’avons fait remarquer préci-
sément au chapitre des îlots, p. ()44> note a), que la partie bibliographique < e no le travail sur l’histogénèse : et nous avons eu soin, dès l’introduction, dy rappeler que
les travaux des pal bologistes (I.ASc.KnuAUxlct des physiologistes (Mmiing. . inkowski IIkikin, Gi.ky, etc.) sur la sécrétion interne sont le point de départ meme ce nos recherches et les ont « exigées ». La publication de ce premier mémoire aval pour but de délester le second de la partie bibliographique, tout en nous iiermi. an i e jioscr déjà les résnllats de nos recherches, saiil sur le chapitre réserve i es 1 o s Langerhans et rhistogénese eu général (Voyez aussi LAOUiissu, 191^).
TllIiOlUi; UIÎS ÎLOTS l'M)OCIUMîS
[iSi
d’élablir leurs rclaLions avec le reslc de la glande. !.. hisLogenèse seule pouvait donner des notions certaines. Nous n avons pas hésité à l’aborder chez le Mouton; et, dans une communication préliminaire à la Société de Biologie (29 juillet iSpd-d) (i), nous établissions que, chez le fœtus du deuxième mois, les « îlots de Langerhans » sont bien de nature épithéliale, puisqu’ils se forment aux dépens des acini, et finissent par redevenir acini. Comme un îlot né d un seul acinus et accru par caryocinèse se résout finalement en plusieurs cavités sécrétantes nouvelles, ils contribuent ainsi à 1 accroissement de la glande. Gomme d’autre part « dans l’îlot de Langerhans (sorte de petite glande vasculaire sanguine par sa structure), les cellules sont entrées en contact intime avec le sang, une partie d’entre elles s’y sont dissoutes, comme dans d’autres les granules se sont résorbés, il semble logique de supposer, sous toutes réserves, que nous sommes ici en présence d’une manifestation de la sécrétion interne, sécrétion se continuant pendant toute l’existence, mais très développée et précédant l’externe au cours de la vie fœtale. Plus tard, chaque groupe cellulaire passerait successivement de l’état acineux à l’état d îlot plein (endocrine) (2), et réciproquement, fournissant ainsi alternativement, par une sorte de balancement régulier, sécrétion interne et sécrétion externe. » (iSgS-c/'. C’était donc une hypothèse nouvelle, mais avec vérification et conservation de la théorie de la continuité avec les acini et des transformations acineuses, soutenue par Lewaschew.
Pour en finir de suite avec notre part dans cette œuvre, ajoutons que, dans de nouvelles notes à la même Société, nous constations les mêmes phénomènes chez l’Homme adulte (supplicié, -L. i8g4-c) : puis nous montrions combien doit-être importante la fonction des îlots, puisqu’il s’en développe une première et abondante génération sur l’embryon très jeune {îlots primaires, i8g5-6) aux dépens des premières branches de végétation creuses indifférentes de l’ébauche glandulaire {tubes pancréatiques primitifs). Un mémoire définitif (fin i8g5 et com-
L’hislogcncse confirme et montre teur importance.
L’ilot représente un stade « endocrine »
temporaire.
(1) Au printemps de i8()3, à la Société de Uiolopie, Chauveau et Kaufmann, Rémond. De lloininicis présentaient de nouvelles notes sur le diabète pancréatique. Aussi nous ne voulions pas tarder davantage à annoncer brièvement les résultats encore incomplets obtenus par nous, et dès le 10 juin i8ç)3, à la suite d’une autre communication, nous mettions une note de ([uelques lignes, où nous proposions déjà l’hypothèse de la « sécrétion interne » pour les « îlots de Langerhans, dérivés de l’épithélium », « très nombreux » chez le fœtus de Mouton de ao centimètres et l’enfant nouveau-né.
(a) Nous croyions pouvoir forger ce terme de xptvw, je sépare, je sécrète (.sccerno), et de êvS'/V, à l’intérieur (dans le milieu inlérieur de Cl. Bernard). DiAMAitK, i)lus tard (1800), en l’adoptant, a proposé en regard l’épithète e.vocrf;i(> pour désigner le parenchyme à sécrétion externe.
Tiiiiouii-: niis îi.OTS liNnocuiMîs
V'érificaliün par l’hUtologic comparée :
développement phylogénétique.
Travail de ll\nnis et Gow.
Les îlots restent peu étudiés :
période d’indill'érence.
mencement 1896) complclail ces données. Nous y niellions en évidence que loules les dispositions slructurales des îlots ravorisent les échanges enlie leurs cellules et le sang, et dans la direction de celui-ci. Nous suit ions, dans une certaine mesure, le mécanisme de l’élaboration puis del c-tcrélion du produit nouveau. Nous terminions en concluant plus lorinellcment eu laveur de l’hyqiothèse de la sécrétion interne, étayée sur de nouveaux faits, et en insistant sur la dénomination d’ « îlots endocrines » (i).
Mais ces données nouvelles restaient sans écho ; elles nous paraissaient a nous-meme incomplètes sur quelques points; certains détails n étant pas assez nets chez les Mammifères. Pour chercher à voir les îlots sous un angle dillérent, plus lavorable, nous nous adressions bientôt a 1 anatomie comparée, c’est à-dire encore au développemeni, mais an développement pbylogénétique. Après quelques tâtonnements, nous trouvions chez les Ophidiens (21 août 1898, 7 janvier 1899-a, ^^99 'J> 19®®"^’ i()02-(/) une forme d’îlots plus simples,
où les remaniements, les transitions, et d’autre part les manifestations de la sécrétion interne étaient plus nettes encore, rendaient notre conviction absolue, et nous permettaient de présenter comme une théorie ierme (1898, 1899-a, igoi)ce qui gardait encore jusque-là le caractère d’une hypothèse (2).
Quelques mois après la publication de nos notes de 1898, et sans les connaître, Harkis et Gow (1894) faisaient paraître un travail sur les îlots. Ces auteurs les nomment « groupes cellulaires secondaires (secondary cell groups) ». Ils leur donnent la même signification épithéliale que Lewaschew et Dogiel. et les décrivent sommairement chez un grand nombre de Mammifères et d’Oiseaux. Pour eux, ou bien ils sont le reste d’une formation embryonnaire, ou ils sont destinés à constituer des alvéoles, ou plutôt ils sont spécialement chargés de sécréter l’un ou l’autre des ferments du suc pancréatique, et de préférence le ferment diastasique. Ils donnent de quelques-uns de ces « secondary alveoli », des reproductions pholographi(|ues malbeureusement assez imparfaites.
Ce mémoire à part, les îlots restèrent peu étudiés. Dans les premières années, et jusqu’à la publication du grand travail de Diamake (août ou septembre 1899), la théorie des ilols endocrines fut peu connue, ou ne trouva que fort peu de crédit, l’ourtanl elle eût dû, comme
(1) Nf)us exprimiuns de iimivcau ces l'ails a Gand, en i<Syy, devant ['Anatomischi' (iesellschafl .
(2) Complète en lyoa (a et /^) par une étude bur les Sélaciens.
1> Kll lO I )IÎ I ) I >' I) 1 F K lî H K.N GIC
[lS3J
le rcniarcuie SAL’EnnECK ( 1 90/i-fl) éveiller l’altenlion des pathologistes (i); mais les idées étaient orientées à ce moment vers d’autres théories, et les îlots trop généralement encore tenus pour des l'olliculcs clos sans importance.
Ce qui le prouve bien, c’est la tentative isolée et infructueuse de Dieckiioff. Dieckiioff (189^1 et 1896), élève de Lub.vuscii, fit, dans quelques cas de diabète, l’e.xamen des îlots, les trouva tantôt diminués de nombre, tantôt intacts, sans pouvoir arriver à aucune conclusion. Il les considérait d’ailleurs comme des « follicules interlubalaires » lymphatiques, capables, « a-t-on supposé », d’avoir une fonction spécifique dans la glycosurie (für Zuckeraussebeidung) (‘a). Il semble ne pas connaître nos travaux ; d’après Saueuceck (iqo/r-c) l’idée d’une sécrétion interne serait venue spontanément à Luharscii. Plus lard Kasa- 11AHA (1896), après examen de soixante-douze pancréas d’autopsie dans les cas les plus divers, conclut que les « amas intertubulaires » (toujours follicules clos) n’ont aucune importance au point de vue pathologique. Ce ne seraient pas même des formations constantes chez 1 homme. Ces résultats n’étaient pas de nature à encourager les pathologistes (3).
Un seul auteur, le physiologiste L.-A. Scii.efer, en 1895, se prononça nettement en faveur de la sécrétion interne des u îlots interstitiels (lhe inlerstitial vascular Islets) » (4). Il les considère comme formés « d un tissu particulier, d’aspect épithélial, qui se présente en amas isolés caractérisés par leur extrême vascularité. Ces îlots (these Islands) de tissu épithélioïde sont tout à fait caractéristiques du pancréas ». SciiÆFER pense que, dans les cas expérimentaux où l’animal est préservé du diabète par la conservation d’un simple fragment de pancréas plus ou moins atrophié, il est extrêmement probable, « de
'Fentatives de Dieckiioff et de Kasaiiaua.
ScHÆFER se prononce en faveur de la sécrétion interne (1895).
(1) Nous avions nous-mêine signalé à plusieurs d’entre eux l’importance de l’examen histologique des îlots dans les cas de diabète, notamment à notre ancien maître, M. le prolesseur Lancereaux, qui, converti depuis, nous en rend témoignage dans les C. U. de l’Académie de médecine (28 juillet i<)04). C’est lui-même qui nous avait appris à connaître le diabète pancréatique quand nous étions son externe, en 1884.
(2) Contrairement à ce que semble croire Ssobolew, il n’a pas autrement conclu à la secrétion interne des îlots. — Il dit encore : « Es ist auch daran gcdacbt worden, dans es spezilische Zellen im Pankreas sind, die bei Diabètes vernichtet sein mussen ; und dalür sind iieiierdings die intertubulæren Zellhæul'en angeseben worden, aber yorl.Tulig ohne geniigende Heweiss. Auch bei meinen Fællen konnte ich mich nicht uberzeugen dass in diescr Beziehung der Pankreasdiabetes etwas Besonderes darbietet. »
(3) Sçiii.KsiMjnii (i8g8) y revient iiourtant, et, dans un ordre d’idées un peu dill'érent signiile la conservation des îlots dans six cas de pancréatite syphilitique chez 1 eiiiant, alors que le tissu exocrine était étouffé par la sclérose.
(.9 II ne fait aucune citation autre que celle de travaux de physiologie pure (Vliiikowski, llédon, etc.). L’emploi du terme îlot semble indiquer pourtant un sou-
enirou une réminiscence de nos notes de i8j)3 et i8i)4.
\\ ILDT, MuUBET, PiSCIIlNÜER.
Les îlols sont retrouvés chez les Vertébrés inférieurs.
PliltlODK ü’iMllKl'IClUÎNCIÎ
fait presque cerlain », que les îlols ne parlicipenl pas à l’atrophie de la glande, et que c’est d’eux que 4e pancréas lient surtout sa fonction d organe a sécrétion interne. « La substance sécrétée dans le .sang par la glande, et probableiuenl par les îlols vasculaires interstitiels », doit modifier prolondémenl le niélabollsnie des hydrates de carbone dans les tissus. Ne paraissant pas appuyée sur des recherches personnelles, un peu perdue au milieu d’un discours d’ouverture sur les sécrétions internes en général, cette page semble avoir échappé « à la science continentale », comme le remarque Saueuiœck, jusqu’au jour où elle fut citée par l’.Vméricain Opie (iqoo) (i). Elle n’eut donc pas plus d’écho que nos notes.
Entre temps, les ilôts étaient d’ailleurs peu étudiés à tous autres points de vue. Wildt (iSt}.'’!) est frappé de leur abondance relative chez l’Homme, et dit seulement qu’ils semblent ici constitués par (( une variété particulière d’utricules » (aus einer besonderen Art von Drüsencblaucben). Moluet (iSqé-a et b) y voit du tissu lymphoïde. PiscmxGEH (1895) en étudie de plus près les caractères. Il vérifie l’existence de transitions ménagées entre leur tissu et celui des acini, transitions analogues à celles décrites par Lewaschew et par nous. Use range finalement, avec quelques réserves (2), à l’avis de Lewaschew : ce sont des acini épuisés au repos.
Jusqu’Ici les ilôts n’avaient été signalés chez les Vertébrés inférieurs que par von Erkeu (1872), puis Haiuus et Gow (1894) chez la Grenouille ; — plusieurs auteurs les avaient en vain cherchés. En cette même année 1896, ils sont retrouvés presque simultanément et indépendamment chez divers Vertébrés inférieurs, par trois auteurs différents. Diamaue (1895, puis 1896) dans des recherches sur les surrénales des Téléostéens, signale leur présence chez plusieurs de ces animaux. Laguesse (i895-(/) les décrit chez le Crénilabre (Téléostéens). PiscuiNGEK (189b) les trouve, dit-il simplement, « chez tous les animaux (3), sauf chez une Salamandre et un Porc adulte » : ils sont particulièrement gros chez la Gouleuvre. L’année suivante, Gianxelli et Gi.acümim (1896) les trouventel les décrivent sommairement chez tous les lle[)tiles qu’ils examinent : Sauriens, Uphidiens, Chélonlens. Us les
(1) C’est en tons cas son inéinoire qui nous la lit connaître.
(2) Des réserves sur une transformation localisée possil)le du parcncliyine pancréatiifuo embryonnaire en tissu iymphoïde. (V oir chapitre X\ 111.)
(3) il est vrai qu’il ne s|)écilic guère quels sont ces animaux. 11 énumère siinplemimt dans son introduction les noms deses|)èces qu’il a étudiées, et parmi lesquelles on trouve des Téléostéens, des Ampliibiens. des Heptiles divers, des Oiseaux MammilV'res. Dans la description des earaetères des ilôts, il ne cite, outre ks .lainmilÏTCs, (|ucla Couleuvre, le llrochet (ligure), le Moineau et 1 l'.lourneau.
voient se continuer à la périplieric avec les acini, el liebeigei des canaux excréteurs ; ils en concluent a celle epotpie cpi ils sonl deslines à sécréler l’un des consliluanls du suc pancrealicjue, elrcjellenl loules les au 1res liypolhèses (i). En iS()8, parul un nouveau Iravail d ensemble de (iiAXXcLLi sur le pancréas, avec les memes conclusions, aj) puyées en oulre sur l’existence de « lins granules mélaplasmalûjues n dans une partie des cellules d’îlol.
Vers la même é[)oque, Puox.vr étudiait les îlots cliez les Oiseaux (1S97), sans se prononcer de façon bien nette (voyez chap. XVIII). Brachet (1S97-6). dans sa Revue générale, considérait comme démontré, par l’instogénèse surtout, que les îlots sont des parties modifiées du tissu pancréatique, que leurs cellules par conséquent sonl d’origine épithéliale. Mais il trouvait prématurés le nom d îlots endocrines et l'attribution d’une sécrétion interne.
11 faut arriver jusqu’en 1S98 (2) pour trouver un troisième défenseur de cette sécrétion interne. C’est Massaiu ( 1898), qui dans une courte note relatant des observations histologiques et quelques expériences sur le pancréas de l’Anguille, arrive à celle conclusion : les îlots (( forment dans leur ensendAle une glande typique à sécrétion interne (îlots endocrines), intimement mêlée aux acini pancréatiques ». Sur un point il s’éloigne de nous : il croit les îlots complètement séparés du reste du parenchyme, invariahles, ne dérivant pas des acini. Il y aurait dans la glande deux tissus indépendants l’un de l’autre.
Mais c’est surtout Diamare (1899-0) qui a travaillé à développer et à accréditer cette manière de voir, grâce aux nombreuses observations sur toutes les classes de Vertébrés qu’il donna en 1899, dans un assez volumineux mémoire, orné de belles planches.- Dans ses premières recherches sur les Téléosléens (1896, 1896), il avait simplement considéré les îlots comme étant de nature épithéliale. Il réservait alors son opinion sur leur rôle et leur destinée, tout en penchant plutôt vers les conclusions de Levvasciiew et de Dogiel que vers l’idée d’une sécrétion interne. Dans son travail de 1899 au contraire, il accepte pleinement notre théorie, ainsi que le mot endocrine. 11 fait observer.
Massari accepte la théorie de la sécrétion interne:
mais il croit les îlots séparés et invariables.
Diamare (1899) '■ développe la meme idée et la fait accepter.
(1) De ce travail et du suivant, publiés clans les Arles de rAeadérnie de Sienne, nous n’avons en connaissance cpie lors(|ue les auteurs nous les ont aimableinent envoyés, sur la lin de l'annc-e i8ç)<). (l'est donc d’une fae.-on iudépendaulc que nous avons trouvé en i8()8 et 181)9 les îlots chez la Salamandre et la Vipère, et établi leurs caractères. C’est tardivement aussi cpie nous avons pu nous procurer le travail de l’iseiiiNOKR et celui de Diamaiik.
(2) Anncîc dans lacpielle parul (!)falemcnl la première note de (iiANNHi.1,1 sur le développement el l'IiisloKenese du .Vcp* rlialcUlcs.
niAMAiii: : i'éiucamtk dks îi.ots
Adhésions de plus en plus nombreuses.
à la (aron tic Massaiu, l’cxislencc le long des vaisseaux « d’un produit granulaire tingible spécial ». Les îlots sont essentiellement constitués par des cordons pleins. D’après qucltjues conslalalions embryologiques, sur lestpielles il ne donne d’ailleurs aucun détail (i), il admet avec nous qu’ils dérix'ent ebez l’embryon de l’arbre pancréatique, mais ce sont des « bourgeons,... dont l’évolution a suivi luievoie dilTérente ». Chacun deux s’est isolé, ne gaidant avec le parenchyme « exocrine » voisin que des rapport de conligüité ! Jamais il n’y a continuité ; jamais lumières ni canaux n’y pénètrent. Chaque îlot est devenu une véritable petite glande endocrine simplement restée incluse dans le pancréas, un véritable petit « corps épillidlial d\i pancréas », comparable aux Epitlielkœrperchen de Konx, qui représentent le type de la glande vasculaire sanguine élémentaire.
A l’époque où parut ce travail (août ou septembre 1899), l’exposé de nos premières recherches sur les Ophidiens venait enfin d’attirer un peu l’attention sur la théorie de la sécrétion interne. On avait pu voir nos préparations de la Vipère à la première réunion de l’Association des Anatomistes (séance du 7 janvier 1899), et Buaciieï, dans la discussion à la suite d’une de nos communications (1899-a), revenait sur sa première appréciation (de 1897-ù). Après examen des coupes, il constatait que « l'existence d’une sécrétion interne lui paraissait bien anatomiquement établie » (2). Renaut reprenait la question dans son Traite d' Uistolocjie (1899), confirmait chez le fœtus humain nos recherches d’histogénèse, et accueillait avec quelques modifications la théorie delà sécrétion interne. Vox Ebxer (1899) observait les îlots chez un supplicié et chez dilTérentes espèces animales, en donnait notamment une belle figure chez le Macacus rhésus. Il affirmait leur constance dans le pancréas humain, les considérait comme des lormations typiques difi’érenciant cette glande des salivaires, et les rapprochait des surrénales et de la pituitaire; il tendait par conséquent en faveur de la sécrétion interne. PEumur.EAT et TiunoxDEAu commençaient leur travail de vérification sur la \ ipt.‘re (publie en 1900), et fî ENTES bientôt sa thèse (1901) (3).
(1) Voir chapitre X.
(2) U lijoulail dans une lelire personnelle (5 juillet i8i)i)) : « .le suis actuellement convaincu <ie rexaclilude de votre interprétation », et développait eetlc ideedans sa note de i<)oi.
H) Ce n’est eerlainenient pas le mémoire de Diamahk ((ui a suscite les travaux de ces trois derniers auteurs, car aucun d’eux ne paraît en »voir pris conmussance. Ec. iM-emiers n’en parlent point ; Gkntks le mentionne, mais al index lnbllo}ïiMphi(|U( se ulement.
ItECIlKIlCIlKS PlIVSIOl.OGIQrES ET I'ATMOr,( )G IQl ES
Mais il semble que ce soit parliculiùremenl sous l’inllucnce du travail de Diamaue, publié dans un journal inLernalional, que l’on comnieura à s’intéresser davantage de tous cotés à la question des îlots, et à la vérilication de la théorie de la sécrétion interne. Sous la plume de Diaaiaue, celte théorie s’était simpliliéc, schématisée, semblait plus facile à admettre, précisément parce qu’elle était amputée de tout ce qui la compliquait. Si la dissociation précoce du pancréas en deux glandes absolument distinctes, telle que l’auteur italien la propose (une endocrine et une exocrine), n’était pas un progrès (nous le montrerons plus loin), du moins elle a fortement contribué à faire accepter la doctrine de la sécrétion interne, et suscité de nombreux travaux sur les îlots.
En effet, depuis cette époque, nous voyons ceux-ci se multiplier soudain, au point qu’il serait trop long de continuer à en donner l’historique détaillé. L’essentiel était d’établir les litres d’origine du nouvel organe qui peu à peu se révélait en plein pancréas.
Mentionnons simplement ces travaux, eii n’insistant que sur ceux qui ont oin^ert une voie nouvelle.
Ce sont surtout les pathologistes qui sentirent alors l’importance que pouvait avoir l’élude des îlots, pour la pathogénie du diabète en particulier. Aussi, la plupart des données anatomiques nouvelles se trouvent mélangées à des données expérimentales ou anatomo-pathologiques.
Après quelques expériences intéressantes de Jarotsky (1899) sur le pancréas pendant l’inanition, nous rencontrons de suite les importants travaux de ^V. Schulze, de Ssoboleav et d’OruE.
M aller SciiüLZE (1900) a l’heureuse idée d’isoler par ligature, chez toute une série de Cobayes, un petit fragment de pancréas, de façon à obstruer complètement ses canaux excréteurs tout en respectant les vaisseaux. Au bout de quelques jours le tissu exocrine s’atrophie, les îlots restent intacts ; ils le sont encore après plus de deux mois. SciiLT.zE en conclut que ce sont des formations indépendantes du pancréas au point de vue fonctionnel. L’extirpation totale du pancréas dit-il, produit le diabète, l’atrophie qui suit la ligaturcdu canal excréteur ne le [jroduit pas ; donc ce sont les portions de la glande résistant à celle atrophie, c’est-à-dire les îlots, qui empêchent le diabète. Ce sont eux qui versent dans le sang la sécrétion interne qui inllue sur 1 utilisation des matières sucrées.
bn peu avant la publication de ce travail et indépendamment, Ssoitoi.Ew. dans une communicalion préliminaire (1900), annonçait
Depuis 1899 les travaux se multiplient.
Expériences physiologiques W. Schulze, SsoBOLEw, etc.
UECHIÎKCHIÎS l’IlV.SIOl.OOLOUF.S ET PATHOLOGIQUES
de même, mais en quelques mois seulement, qu’il oblcnail la persistance des îlots chez deux lapins au vingtième jour après la ligature du canal pancréatique à son embouchure. D’autre part, une émulsion de glande fraîche détruirait le sucvo in vitro. iJn régime approprié, des injections de glucose, lui auraient montré l’augmentation du nombre des grains dans les cellules d’îlots. Dans deux cas de diabète chez l’homme, il n’avait pu les trouver. Se basant sur ces expériences et sur la structure des îlots, il reprend à son compte (i) l’hypothèse d’une sécrétion interne agissant sur le métabolisme du sucre dans l’orga-
Gonsta talions anatomopalliologlques.
Rote
clans la pathogénic du diabète :
Opie, Ssobolew, Gestes etc.
nisme.
Après les tentatives avortées de Diecrhoff et de Kasahaka, Ssobolew venait le premier de faire rentrer la théorie de la sécrétion interne dans le domaine pathologique. Ce sont surloutles mémoires d’OpiE(i900- 1901), survenant à la suite d’un court travail anatomique ( 1900-a), qui apportèrent les premiers faits précis et donnèrent 1 essor. Dans onze cas de pancréatite interlobulaire généralement non accompagnée de {glycosurie, il trouve les îlots Intacts. Au contraire, dans deux cas de diabète non accompagné de sclérose du pancréas, ou n en décelant que des traces, il montre l’existence d’une lésion très accentuée mais très spécifique : la dégénérescence hyaline limitée aux îlots. Il conclut en faveur du rôle endocrine des îlots : c est leur lésion qui représente la vraie lésion du pancréas dans le diabète.
C’est indépendamment, quelques mois plus tard, et sans connaître ces laits, que Gevtes (1901) concluait de même, à la suite de l’examen d’un cas de diabète maigre bien caractérisé montrant- une sclérose assez localisée des îlots.
Dès lors, les traA^aux et notes du même genre se succédèrent rapidement, aA'ec le mémoire complet de Ssobolew (en russe iqoi’ mand 1902^ avec IIebzog (1901 et 1902), \\ iirigut et Joslin (1901), ^VEICMSELBAU\IetSTANGL(I90let I 902 ) , VO.N 11 VXSEMANN ( I 9O I et I902), \I.-lî.Scii\UDï (1902), Cuims(l902), L.VGUESSE (1902-e), IIeuxiieimeu (1908), Jean Lépive (1908), Fischer (1908), Guttmaan (1908), Tiioi- NOT et Delamare (190/i), Mollaret (190/1), Laxcereaux (1904), Sauerbeck. (190/1), Karak.ascheff (1904), CuRTiset Gelle (1900), Gellé (1905), etc. L’ensemble des observations donne des résultats moins nets qu’on aurait pu l’esperer apres le travail d Opie, maispoui tant généralement en faveur de la « théorie des îlots (Inseltheone) »,
(i) «Kain icli zii (1er Ilypotlicsc... Mcine Hypothèse...
11 cite pourtant les travaux
TU.WAIJX lU'CEXTS
c’est-à-clire du rôle d’une lésion des îlots (ou d’un trouble dans leur évolution) dans la pathogénic du diabète, et par conséquent en laveur de la sécrétion interne. Seuls vo\ Haxsem.vnv, IIehxiieimeu, Gutmaxx, Kauakascheee s’inscrivent plus ou moins délibérément contre la théorie. Ce n’est pas ici le lieu d’examiner ces travaux, nous renvoyons pour cela à notre première petite revue (L. 1902-ej, à la Revue générale de Sauekheck (igo^-c), et à la thèse de Gellé (Lille, 1905).
Dans le domaine expérimental, signalons simplement les travaux de Mankoaa’ski (1901, 1902), qui se refuse à accepter nettement la théorie des îlots (admet celle du balancement), de Goxtieu de la Roche (1902, 1908), qui renouvelle (en collaboration avec nous d’abord) et confirme les expériences de Sciiülze et de Ssobolew, mais en etend la portée, — d Ottolexgui (1901), — de Tjberti (1902, 1903, 190/1), — de Sauehbeck (190/1-0), de Loaibroso (190/1), etc.
Dans le domaine anatomique, nous aurons à glaner dans les travaux ; de Gfaxxelli sur le pancréas du Seps chalcides (mémoire définitif, 1899-c), sur celui des Amphibiens (i899-a,6,c/, 1900-6), sur la valeur morphologique des îlots (1900-0) dont il donne une nouvelle théorie, puis sur le pancréas des Oiseaux (1902) — d’ORUu Efisio (1899, 1900) sur le développement et l’histogénèse chez Gorujyliis ocellatus, — de fsciiASSOAvxiKOAV ( 1 900) sur quelques Mammifères et Amphibiens, — d’OpiE (1900-a), sur le pancréas normal de quelques Mammifères, et particulièrement de 1 Homme, — de Giacoaiini (1900) sur le pancréas des Cyclostomes, • — de Staxgl (1901) sur un supplicié, — de vox IIaxsemann (1901) sui l’Homme et différents Vertébrés, — de Gentes (1902-6 et a) sur les îlots du Lion, et sur les nerfs des îlots, — de A. Riciiter(i902) sur les îlots des Amphibiens, — de Renaut (i poS-c) sur le pancréas de deux Ophidiens, — dellEXNiE (1908) sur quelques particularités des îlots chez les Téléostéens, — de Sajous (1908) sur les sécrétions internes en général, — de Pearce (1908) sur le développement des îlots chez l’embryon humain, — do Küster (190/1) sur le
même sujet, — de Ivrüger (190/i) sur le pancréas des Téléostéens,
de Levi (1904) sur celui du Lemiir, — d’OuPEL (1899 à 1904),
de Pexsa (190/1) sur les vaisseaux et les nerfs de la glande...
Nous retrouverons les résultats do ces travaux dans les chapitres suivants. Mais nous pouvons dès maintenant ajouter ceci. Le nombre des chercheurs, en s’accroissant, montre que la question des îlots do Lan- CERHAxsest sortie de la phase de jiréparation où elle a longtemps langui.
Récents travaux anatomiques.
el quelle a définilivemenl conquis clrnil de elle parmi les sujets qui leclamenl I allcntion des anatomistes, ties physiologistes el d(!s médecins. Dès le début du nouveau siècle (tpoo), nous nous éloignons à grands pas de l’époque où les îlots pouvaient être considérés par la plupart des auteurs comme de vagues « groupes cellulaires » plus ou moins négligeables, el sans intérêt.