‹ Le pancréasChapitre 40 sur 79 · IIISTOOKNKSE CHEZ EE MOUTON · texte numérisé non relu

IIISTOOKNKSE CHEZ EE MOUTON

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finol

mais un peu plus fort ( fi^.53). L’îlol, dès son apparition, est entouré, comme les tubes pancréatiques [)rimitirs. d'iinc membrane propre mince

Ils sont tics l'origine entourés tle larges capillaires variqueux.

f, capillaires ordinaires: ce, capillaires dilatés et tortueux des îlots: — h, h\ hématies. (I,., i8fl5-c, emprunté au Journal de l'Anatomie. Hg. ;9 a 82).

7!)- — îlot plein, choisi dans une dissociation sur un iœtus de a; centimètres, et dessiné aiu'ès action de l’acide osmique. — Il est entouré, comme tous les îlots pleins, d’une sorte de résille à mailles serrées, l'ormées de larges capillaires tortueux et irréguliers, cc: — ne, ne, portions de quatre acini voisins avec leur zymogène : — La ligne pointillée marque la limite de l'îlot. que dépassent, sur le prolil. les vaisseaux proéminents. Ces vaisseaux étaient gorgés d’hématies : elles n’ont été figurées (ju’en ((uelques i)oints pour permettre d'apprécier la largeur relative des capillaires. — /.eiss, Oc. I, Ohj. F.

50. — l.'n îlot plein simple (secondaire) montrant en coupe les mêmes vaisseaux ce, remplis d’hématies, et enserrant la masse cellulaire ; — K, caryoeinèse : — en. endothélium. — Kmbryon de 23 cent. 1/2. — /eiss, Oc. Ohj, apoch. imm. liomog. 2 mm. Apert, i,.jo, caméra.

51. — Un îlot composé (secondaire) vu à un laihlc grossissement (Verick, Oc. t, Ohj. caméra), et présentant, oui re les vaisseaux superliciels, des vaisseaux centraux de même nature (glomérule de Kiiu.vK et Lka), persistant ai)rés soudure des îlots simples composants.

■V2. — Variété : un îlot ([)rimaire) à hématiea, en voie de lormation : résorption vers le centre: arrivée d’hématies une à une, h. h', |■ormanl en ce centre un amas de i>lus en plus considérahl e. — Kmhryon de tl,') mm. — /eiss. Oc i Ohi -in 2 mm. etc., caméra). ‘

lIISTOUKAfesi-: CHEZ LE MOUTON

I aooj

contenant des noyaux aplatis, et, plus en dehors, d’une sorte de « résille » vasculaire -lO).

Celle-ci est constituée de larges vaisseaux capillaires « dilatés, variqueux, admettant deux à quatre hématies de front, tandis que les capillaires ordinaires voisins n’en admettent qu’une seule ». Le réseau qu'ils forment est également bien plus serré. Dès l’origine donc les îlots reçoivent une vascularisation spéciale très développée, et qui correspond évidemment à une fonction spéciale. Toutefois les capillaires n’y pénètrent pas encore, et ceux qui se trouvent englobés d’aventure par la soudure de plusieurs niasses pleines tendent plutôt à s’atrophier.

4- — Formaiicn Stade ^1. — Sur l’embryon de 65 millimètres, {I'ki. 20, 3Ü, 36),

Slll les tUD6S ' U /’

pan. réatiques ^ous assistons à la formation, aux dépens des tubes primitifs, des 1 nmitils premières cavités sécrétantes nettement reconnaissables. La poussée

lies premières , , , i n . • ,

caviu'ssecréianies. ®st surtout marquée sur les embryons de 8 a lo centimètres, tend a

s’arrêter sur ceux de plus de i/j. Ce qui reste, à cette époque, des tubes pancréatiques primitifs moniliformes s'est en effet modifié. Peu à peu, à partir de l’insertion sur l’intestin, leur calibre est devenu régulier, et ils se sont transformés en canaux collecteurs à épithélium prismatique. Sur l’embryon de i6 cent. 1/2, les rameaux extrêmes eux-mêmes sont nettement des canaux à épithélium cubique. Les cellules troubles n’y existent plus qu’à l’état de vestiges (i). Parmi les cavités sécrétantes, les unes apparaissent par différenciation sur place de culs-de-sac terminaux des tubes pancréatiques primitifs, les autres par des bourgeons collatéraux, creux ou pleins, à centre bientôt déprimé dans le second cas par une petite fossette. Elles se reconnaissent : — à leur forme assez régulièrement arrondie, se rapprochant de l’hémisphère ou de la sphère complète, — à leurs cellules plus colorables, à base plus large, généralement plus hautes, pyrami dales, ordonnées radiairement en rayons autour de la cavité centrale, — à un semis de très petits grains de zymogène qui se montrent dès le début tout à leur sommet, et augmentent peu à peu de nombre et fie volume. Les noyaux émigrent vers la base, ordonnant leur grand axe |)arallèlement à celui de la pyramide; des nucléoles plus gros y apparaissent. Nous avons vu comment s’y forment les cellules centroacineuses (cbap. Ylll).

(i) Toutes les transf'oriiiiilions que nous sommes ol)li«é de décrire ici successivement, se font, bien entendu, par des transitions ménagées, et marchent d’un pas très inégal dans l’ensemble de la glande, une cavité sécrétante bien ditlérenciée par exemple pouvant voisiner avec d(! simples ébauches. Il y a, de plus, coiumeune série il’essais, dont les derniers seuls aboutissent d’emblée a une lorme et une structure bien caractérisées.

Les premières cavités secrétantes sont scssilcs le long des branches de végétation et à leur extrémité.

Stade 5. — L’épithélium des canaux, à mesure qu’il se diH'érencie, tendant à perdre peu à peu la faculté de former de nouveaux bourgeons indilférents, de nouvelles cavités sécrétantes et de nouveaux îlots, un autre processus se substitue peu à peu aux premiers pour l’accroissement de la glande.

Les cavités sécrétantes grossissent, se mettent à se lober, puis à se diviser, par le procédé que nous avons étudié dans un autre chapitre (cbap. 111), et chaque cavité est susceptible de donner ainsi, plusieurs fois de suite, toute une petite grappe glandulaire nouvelle avec son arbre excréteur. Un certain nombre de cavités peuvent se lober presque dès leur apparition. Mais c’est surtout sur des embryons de plus de i6 cent. 1/2 qu’on trouve, de plus en plus nombreux, les gros acini envoie de lobation et de division.

Les îlots se développent aussi par unautre procédé. Peu après l’apparition des cavités sécrétantes, on voit un certain nombre d’entre elles (embryon de 87 à g5 mivumètres) encore petites, donner naissance à leur tour a ces lormations ( fi<j . 36, 5). Mais c’est surtout au stade des grosses cavités lobées qu’ils se mettent à abonder et à grossir. Par opposition aux îlots primaires, nés sur les tubes pancréatiques primitifs indiflérents, nous les avons appelés îlots secondaires. Gomme les premiers, ceux-ci ont tendance (surtout entre 10 et 26 centimètres) à se souder en volumineux îlots composés pouvant atteindre de i /2 millimètre à I millimètre dans leur plus grande longueur. Mais maintenant, un ou plusieurs vaisseaux, emprisonnés lors de la soudure des masses, restent perméables, variqueux, tortueux, comme ceux qui courent à la surface des masses simples. Probablement même il s’en développe de nouveaux; si bien que l’ensemble du petit appareil vasculaire spécial de chaque îlot constitue des lors une sorte de glomérule de capillaires irréguliers, pelotonnés, à dilatations soudaines, tel que l’ont décrit Küiine et Lea (1882) chez l’adulte.

Les éléments de ces îlots secondaires sont généralement plus gros et plus clairs, mais toujours avec les mômes caractères essentiels. Les vaisseaux, sur les coupes, les répartissent en cordons ou lames, orientés par rapport à eux. Mais en réalité, dans l’espace, ces cordons sont bisionnés entre eux en « un amas volumineux unique de cellules troubles, spongieux pour ainsi dire, puisqu’il est creusé d’un labyrinthe de larges tunnels de calibre irrégulier où serpentent les vaisseaux », a la manière du lobule hépatique {fuj. ^di).

ô. - .\diôvemenl (le la

diirércncialion des tubes primitifs en

canaux excréteurs et

cavités sécrétantes.

A. l’avenir, prolifération des

cavités sécrétantes par lobation et division,

Prolifération d’(7o<s secondaires par métamorphose des

cavités sécrétantes.

iiistogi:m;si; ciikz i.k mocton

Processus

(le

la transformation.

Le cléveloppomcnl des îlots secondaires semble plus rapide rpie celui des primaires : il se l'ail d’une l'a(;.on spéciale et tout a fait caractéris-

ct, cellules troubles: — c/i, cellules |)rincipales (Jes acini ; — ca, centre acineuses : — inp. cellules de la meinbi'ane propre (I, , i895-e, Journal de l'Anatomie, fig. pa a pS.)

P‘j et ()'l. — Deux cavités sécrétantes trilobées, dont le lobe médian est en train d(‘ se transformer en îlot plein. Sur pa, plus net. le cul-de-sac ou lobe a est encore indemne : — h montre la dispersion des j^rains de zymogène dans toute ta cellule : — le troisième, c, est déjà transformé en un amas de cellules troubles. Sur les bords de cet amas, surtout en p‘5. on trouve des formes de transition, et une orientation caractéristique des noyaux. — Embryon de p5 mm. et de p<> mm. Zeiss Oc. 4. Obj. ap. imm. u.o mm., etc., caméra). ^

(j' ('i y,s'. (..Juelques fragments de coupes, dessinés a un plus tort grossissement

(Zeiss, même objectif, Oculaire (i), et montrant les premières tentatives de formation d’îlots aux dépens d’acini très simples et nouvellement develoiipés (Embryon de po lurn.).

Parfois, dans ce cas, la transformation en cellules troiibles des cellules principales de l’acinus ne porte d'abord que sur ((uelques (“léments pt’. !b

dont les modillcations ne sont ((ue plus nettes. - En pj. une moitié de l’acinus est déjà transformée, et sa jiaroi, épaisse en ce point, est en môme temiis en prolilc. ration active. En (gt. deux acini voisins : sur le plus gros, une seule cellule n a pas encore sulii la transformation complète.

h(|iip. Si lions suivons (Ip iirtîléfcnco (’onx(|ni sc loi'inenl vpi's Ip clebnl. aux (lé|)ons (le |)Cliles cavités sécrélaiilPs siinplps ( /ô/. '//),nons voyons.

iiisiocKM-.si: cm;/ i.i; \l()lTu^

;*uo

sonvenl an point cnlminanl de la calotte liéinisphérifpie, les cellules à z\ mogèno remplacées par nn f>ron[)c (réléments Ironhles, (jni tend à faire saillie et peut montrer des carvocinèses. Ij’examen coiDparalif des portions de transition et d’nn grand nombre de stades nous a permis d’établir la marche suivante. \n point de transformation, les cellules principales perdent peu à peu leur disposition radiée, leur forme pyramidale, tendent à s’éclaircir, à se gonller, à s’arrondir et deviennent [)ol\édriqnes [)lns ou moins régulières, par pression réciproque.

Le noyau s’arrondit et vient se placerai! centre: les nucléoles diminuent de volume. Les grains de sécrétion apparaissent éparpillés dans toute la cellule. Ils .sont plus petits, ils perdent leur réfringence, leur colorabilité, deviennent lions, puis bientôt disparaissent. Il sendile ipi’ils se transforment en le contenu des petites vacuoles caractéristiques de la cellule trouble ( i ). Ue violet gris qu’il était par l’hcmatoxYlineéosine (après traitement au liquide deFleinming) le corps de la cellule « vire au rouge » , devient par conséquent éosinophile. Généralement ces cellules prolilèrent; la masse lait saillie; la transformation gagne peu à peu la totalité de la cavité Sécrétante, qui se trouve ainsi transformiie en un îlot plein. Chez les fœtus un peu âgés, où les canaux excréteurs sont bien difi’érenciés. Tîlot se trouve alors appendu comme un fruit à un pédoncule creux qui est l’ancien canal excréteur. Les centro-acineuses. en partie au moins, semblent refoulées vers ce pédoncule, d’autres semblent participer à la transformation. Ln îlot composé a plusieurs pédoncules, et peut rester en continuité sur plusieurs points avec des portions de cavités sécrétantes non transformées.

Quel est le sort de ces îlots ?

Sur les embryons de ii cent. 1/2, où l’on distingue facilement les uns des autres (parce que les derniers sont encore généralement simples et petits) les îlots des deux poussées successives, on voit déjà certains îlots secondaires présentei' des caractères particuliers, en voie de régression évidente. Au lieu d'être gonflés et rebondis, ils sont comme flétris, irréguliers, revenus sur eux-mêmes, à cellules petites et mal limitées. Quelquefois l’aspect est celui d’un syncytium parsemé de noyaux nombreux et sei'rés, cb; faille très variable. Souvent alors on voit la lumière du canal y pénétrer, des ccntro-acineuses grosses el nombreuses, venues de la même source ou dillorenciées sur place, v apparaître, les autres cellules prendre de nouveau el presque simulta-

Régression des Mots ail bout, d’un certain temps:

retour à la l'orme de

cavité sécrétante.

(i)« Dans chaque élémcnl les g-i"mules de sécrétion se sont pour cela liisséminés uans tout le corps cellulaire, perdant leur rél'ringonce et chang:eant d’état, la cellule a pris un aspect homogène, un peu trouble, caractéristique » (iH()3-d.)

iiisrcjOKM'vSh; ciir.y, uc molton

noment la dis[)osilion latliee et la forme pyramidale, des grains de zymogène se reformer à leur sommet {fitj. //2). En un mot, au bout d’un

/'7(/. 42. — l’mnières recunstiluliuns d’acini aux dépens d'Hols secondaires (Zeiss, même objectif que 41, les cinq premiers aciiii dessinés à la chambre claire avec l’oculaire 4, les trois derniers avec l’oculaire (i.)

Sur loi, il existe déjà un véritable canal excréteur ; sur les autres, acini et îlots sont encore sur des tubes élargis, irréguliers, et à parois épaisses, représenlant des tubes pancréatiques priinitils qui commencent seulement à se transformer en canaux excréteurs. Mêmes lettres que 4i- (b-, iSgâ-e, Journal de l’Anatomie, fit(. g<) à 106).

()g. — Embryon de ii5 mm. — Petit îlot secondaire arrivé au terme de son évolution (territoires cellulaires indistincts, noyaux inégaux serrés), Mais la régression ne va pas plus loin ; à droite une cavité se. montre dans son épaisseur, autour de laquelle s’ordonnent radiairement des cellules principales, cp; du zymogene commence à se reformer dans celles-ci.

luo. - Même embryon. - Un îlot à hématies, dont les cellules sont en bas. (t'p) en train de reformer un acinus.

lor. - Embryon de iC5 mm. - Ilot où les cellules périphériques, encore troubles et sans granules, commencent a reprendre a direction radiée autour d une cavité centrale; les cellules bordant cette cavité forment déjà une rangée de centroacineuses claires, en.

io‘j. — Même embryon - Ilot anologue, mais plus avancé; zymogene dans une

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