partie des cellules périphériques. . , • • r
■ loy. - Embryon de ao5 mm. - Petit îlot où les cellules centrales, eclaircies, forment déjà un grouiie plein, Iri'S net. de ceniro-acineuses. , • f,
/ id 1 15 1 1(1. — Embryon de ii5 mm. — 3 coupes successives dans un très petit îlot filein,’ à cellules imUstinctes. à noyaux serrés.
par conséiiueiit. qui, sur les bords, reprend peu a peu les caractères dune cuMtc secrétante
iiiSTor,i':M';sK ciii',/. i.k mouton
certain temps de fonctionnement, suivi d’une période d’appauvrissement où le matériel de sécrétion a en majeure partie disparu, puis d’une sorte de rajeunissement, l’îlot, né d’une cavité sécrétante, redevient cavité sécrétante . Mais son volume a généralement augmenté par suite de la prolifération de ses éléments, et ainsi il contribue à l’accroissement de la glande. Plus il est gros et plus il y contribue, car il peut être né d une cavité petite et simple, et se transformer maintenant en une énorme cavité sécrétante en train de se lober, et bientôt divisée de façon à constituer toute une grappe d’acini.
Pendant que ces premiers îlots secondaires aebèvent leur évolution, d’autres se développent, d’autres sont à la période d’état. Et comme sur le fœtus a terme et sur l’adulte nous trouvions les mômes formes de transition (iSgS-iSgS), nous croyions pouvoir conclure que, pendant toute la vie à partir de maintenant, « par une sorte debalancemenl régulier, toute cavité sécrétante, après avoir fourni un certain nombre de fois une sécrétion externe, se transformerait temporairement en îlot plein endocrine, et déverserait alors dans les vaisseaux une sécrétion interne; puis elle reviendraîï à l’état primitif, et recommencerait indéfiniment à parcourir le môme cycle» (ic%5-c). Nous croyions donc pouvoir affirmer en même temps, nous basant non seulement sur les dispositions structurales des îlots et leur précoce développement, mais surtout sur la disparition graduelle du matériel de sécrétion dans les îlots épuisés, que les îlots sont bien « les organites de la séci’étion interne ».
Revenons pour finir sur deux points de détail. Les îlots primaires, sorte d organes d’essai destinés à parer aux premiers besoins de l’organisme, cessent peu à peu de se former sur les embryons de go millimètres environ. Ils ont une destinée un peu particulière. Certains d entre eux peuvent persister plus ou moins longtemps ; d’autres montrent les signes d’une transformation en acini (p. aSo.note). Mais la plupart paraissent peu à peu s’atrophier, leurs cellules diminuent considérablement de volume, subissent parfois une véritable fonte (r). Les restes, constitués de débris protoplasmiques généralement foncés, et de noyaux souvent colorables en masse, rétractés, anguleux ou fragmentés, viennent proéminer dans les tubes pancréatiques primitifs, y tombent, et sont expulsés par cette voie, formant souvent d’assez gros
m H secrétion. L.i membrane propre persiste autour de cette
fr hntn) 7, Tl”"” capiliaires voisins, toujours au contact, cou.
donM^^ '^'-aisembiablement à résorber le contenu de ces sortes de vésicules closes s’ÿ ouvri '■'■jeté par les voies d’excrélion quand la poche linit par
Théorie
Balancement.
Régression des îlots primaires.
lloU à liéinaties.
V'c'rilicalioii
clio/,
le fœtus liiimain
nisro(;i:M;si; cm;/, i.k moi T()^
l 'ioC 1
amas allonges, moulés par les canaux. (îe proci'ssns de régression commen(;ail pour certains îlots sur les embryons de «Sa millimètres, et durait au moins jusque sur ceux de qf) millimètres.
l ne autre particularité tiès intéressante, maisuii peu énigmatique est la présence d’/7o/.v à liéiiialies [Ji(/ . .'èS', i'. — el 39). A tout Age ( i ), mais déjà sur les embryons de i8 à 28 milimètres, on trouve un grand nombre d 'îlots de ce genre. Les uns ne contiennent vers le centre (coupes sériées) tpie cinq à six hématies dans une sorte d’asse/. large méat intercellulaire. ou parfois d’une fente en zigzag sans paroi propre, le tout entouré d’une cofpie très é|>aisse formée de |)lusieurs rangées de cellules troubles { /l(j. '/0-S^). D’autres sont de [)lus en plus bourrés d’hématies, et certains se présentent comme de larges poches sanguines entourées d'uue seule assise de cellides troubles (ou même pas places delà propria seule), sortes de vésicules closes d’un aspect particulier. Ces hématies existent de très bonne heure, dans les îlots primaires comme dans les secondaires, et à une époque où les premiers ne contiennent aucun vaisseau. Chez ceux-ci au moins elles semident donc ne pouvoir pénétrer que par diapédèse. Mais il est vraisemblable que secondairement ces cavités liuissent par se mettre en rappoi t avec les vaisseaux pour y vider leur contenu. (Quelques cellules troubles peuvent llotter dans le sang. D’autres grossi.ssent, englobent des hématies, et exercent manifestement vis-à— vis d’elles uneaclion phagocytaire ; on y retrouve des débris et des pigments d’origine hématique. Une [)ai tie des hématies libres dans la cavité de l’îlot (les périphériques surtout) sont en outre souvent comme laquées, semblent avoir subi 1 action de sucs digestifs. Ces images nous ont amène a supposer que la secrétion interne doit avoir entre autres jiroprictes une action sur le globule rouge. « sut l’hémoglobine du sang, et que le résultat de cette action est la loriiiation d’une ou de plusieurs substances nécessaires a 1 organisme, (diez l’adulte ces produits se formeraient dans les vaisseaux ; chez 1 embrxon. grâce à la mobilité des hématies, ils |)Ourraient en outre se loimei dans certains îlots » ( i8q.’3-c. p. 222). N’y aurait-il pas ici une action favorisant certaines combinaisons entre les sucres et les albuminoïdes;' Nous avons toujours pensé cpie la sécrélion interne doit avoir des r.Mes multiples et qu’elle n’agit |ias sur le sucre seul.
Tels sont les faits ipie nous avons pu mettre en évidence chez rembryon de Mouton. Sans faire de recherches suivies nous avons pu, chez trois fœtus humains de dilVércntcs tailles, vérifier la présence de
(,)Cl.cz le rœtiLs : chez, l’adulte (Mouton, Homme), nous n’avons retrouvé qu’a titre assez exceptionnel les îlots a hématies.
l'joyl niSTfIGKNKSE nilE/ I,’llOMME : Hi;>Al'T 33
cellules troubles isolées et de nombreux îlots de LangerhcTiis, se comportant, semble l il. comme cbe/ le Mouton (1899-0, discussion).
Fiy. 43. — Pancréas de f'œlus humain, d’après une préparation do Ren.xut déjà reproduite dans son Traité d' Histologie, 1899).
« Une branche glandulaire de végétation du pancréas du fœtus humain de ii cent., prise à la périphérie de la glande, dans la zone d’extension de celle-ci. Fi.xation par le liquide de Millier. Coloration à l’éosine hématoxylique. Conservation dans la gl3’cérine faiblement chargée du môme réactif;— ex, lumière large de la branche glandulaire d’extension ; — e, son épithélium légèrement soulevé : entre les pieds des cellules, la paroi connective pousse déjà une série de pointes cloisonnantes; — l, lacunes interceptées entre les pointes connectives, et mises en évidence par le soulèvement de l’épithélium de revêtement; — r, épithélium des bourgeons latéraux de la branche de végétation : ceux-ci forment avec l’extrémité de la branche une rosette terminale; — r\ deux cellules granuleuses du bourgeon latéral, répondantau (fcrine du point folliculaire correspondant ; y, cellules jeunes engagées dans 1 epithelium d’un bourgeon, et répondant à la pénétration de cellules connecmes dans celui-ci ; — tu, tissu conjonctif de 1a calotte mésodermique • s s, vaisseaux sanguins embryonnaires. »
Ces résultats n’ont encore suscité que des travaux de vérification partielle. Le premier est dû au professeur Renact, dans son Traité
Renaut constate des dispostions
Iiistooî;m';sk chez i, ‘homme :
U ENA HT
analogues
chez
le fœtus humain.
il'IJislolo(jie (i). Cel auteur a parliculièremenl décrit et figuré le
pancréas d’un embryon liumain de trois mois (lo à 1 1 centimètres). Il y trouve des u branches de végétation » ramifiées, tubulées, portant à l’extrémité et sur des bourgeons latéraux des grappes de diverticules
Fig. 44. — Pancréas de fœtus humain, d’après une préparation deREXAUT déjà reproduite dans son 7'raité d’ Histologie, \89Q.
« Un lobule pancréatique provisoire, pris dans la région moyenne du pancréas du fœtus humain de ii cent. Fixation par liq. de Müller. Coloration par l’éosine hématoxylique(üc. i, Obj. 6, Leitz. chambre claire) bv, branche glandulaire de végétation, continue latéralement avec le pied du pseudo-lollicule majeur /" du lobule : ce pied passe sous une cloison de tissu conjonctif renlermant des vaisseaux , cl, cloisons connectives en voie de croissance du pseudo-follicule; tp, tp, tubules pancréatiques provenant des subdivisions de la branche maîtresse de végétation du lobule provisoire ; — cb, cellules basales ; t, tubule à cellules granuleuses stratifiées en certains points, mais conservant une lumière, et non plissé par la végétation des pointes cloisonnantes — F' un autre tubule qui donnera naissance à un point pseudo-folliculaire accessoire ; — te, tissu conjonctif de la calotte mésodermique et de ses subdivisions. »
courts (( disposés en rosette ». L’cpanouissemenl terminal de chaque hranche, « individualisée par une disposition enveloppante du tissu conjonctif », forme un « lobule provisoire » (u). Chacun de ceux-ci
(1) Après une première communication de quelques lignes (dans la discussion à la suite de notre note, ifH)<)-a). C’est en répondant à ces observations que nous avons signalé nos (|uelqnes recherches sur l’embryon humain.
(2) Hk.naut donne ici sur le développement des ecntro-acineuses, considérées comme éléments conjonctifs, (juelques détails qui n’ont plus qu’une valeur historique, puisqu’il U modifié depuis sa conception.
IIISTOCKNKSK Clli:/. 1,’lK )M \I IC C