CHAPITRE XI
STRUCTURE DES ILOTS :
‘-i. — LA CELLULE
Les elejnents constituants des cordons sont, pour presque tous les auteurs aujourd’hui, des éléments épithéliaux. Ils se distinguent des cellules acineuses par leur forme, leur colorabililé, leur noyau, leur matériel de sécrétion, l’absence de paranucleus, etc. Mais ces différences (colorabihte surtout) sont, comme le font remarquer Harris et Gow, très accentuées chez certains animaux (Tatou, Singe, Chien), beaucoup moins chez d autres. Il faut ajouter que pour une même espèce, cela varie aussi, dans certaines limites, avec les fixants et colorants employés.
Forme, diiuensioiis, rapports. — Gomme 1 ont dit Langerhans ( 1 869), Saviotti ( 1 869), Kühne et Lea ( 1 882), et la plupart des auteurs, les cellules d’îlot sont généralement petites et, polygonales (ou plutôt
assez régulièrement polyédriques) par pression réciproque (y«^. 50). Nous
venons de voir que, sur les coupes intéressant transversalement un capillaire, elles affectentune disposition radiée plus ou moins nette autour de lui. Sur les coupes longitudinales, leurs faces latérales viennent s’implanter normalement sur ce capillaire. Plus petites en général que celles des acini (Kühne ei Lea, 1882, Mammifères), elles peuvent pourtant les dépasser quelquefois en volume. C’est fréquent chez l’embryon de Mouton (L., 1895-0) (i).
Chez certains animaux elles affectent plus volontiers la forme « cylindrique » ou plutôt prismatique, souvent même très élevée. 11 en
(ij Surtout dans les premiers petits îlots secondaires.
La cellule d’ilot.
Sa forme variable ; elle est généralement petite
et polygonale.
Prismatique
dans
certaines espèces,
So
l•OlnlI■; ni-; i,a (;f,i,u;i,k n’îi.or
esl ainsi chez le Poulet, d’après Kenaut (1879), chez le Polio (Haiuus et Gow, 189/1), le Crénilahre (L., 1895) elles Téléosléens en général
/'Ï7. — Ilotx (le Langerhans du Mouton adulte.
A, B, C, „-„l, BOU en VeHoBe^ue.
rn'T-S‘s.'tLreT„‘ri:^^
Uqu.“d?A ; - salraninc anilinée; - (Zciss, homog. ap. .,3o. Oc. 4. caméra.)
[aoB] t’oiuiF. DE r.A ceemji.e d’îloi' Si
(l)i.vM.vuE i8()()), les Reptiles en général (Gia?<nelm et (Iiagomim 1896, L. iSpg-a.DiAMAHE i899-a),chezle Lémur (Lévi i 90/1), chez l’Ane (i). Mais il n’y a là aucune loi morphologique stricte, car, dans le même îlot ou dans des îlots voisins, chez ces animaux (Renaut, Dia- MARE, Lagüesse, Levi), OU pcut ti'ouver des formes basses, cubiques
formation, constitués par de hautes cellules prismatiques LL voisinage des capillaires r, c, et en continuité avec des cini neltenjent constitues ac, ou avec des restes d’acini ac’; — en i, cellules période d’état, moins allongées et moins bien limitées. - • leme lixation, meme coloration, même grossissement que figure 5o.
OU irrégulièrement polyédriques, et voir les cordons s’épaissir en gros amas, où les éléments sont tassés sans grand ordre et sans limites bien nettes. Inversement, chez la plupart des Mammifères où domine le type
ifuhérP^r'iMr’ résev*. capillaire sont serrées, polygonales, assez ré
guiitres, elles cordons apparaissen» nettement formés, sur la coupe en lonir d’une
pri'smatiatX'^rn cellules en palissade. Pourtant ce ne sont point des cellules
ét cTnslU é nnr „n ’ SC moiitre plus ou moins arrondi
i'rré^üli êiemenl M arrondi. Ces cléments sont, en réalité,
niere dés ‘^""^“^o-convexes, plus épais d’un coté, à la ma
iltll 1® ‘‘e certains bulbes végétaux, et ils s’empilent en une seule rano-éi
nvrw'^'^f ‘ point» de bifurcation on trouve des formes plus irrégulières encefre sont f confluent, le cordon se renfle en un amas où les cellule*
leurs vaéuoîes! ét é
épuisél Picro-noir naphtol) : ce sont des points qui scmblcnl
Ou en certains points cliez toutes les espèces.
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I'OUMKS S\ NCYTIAI.KS
La cellule est caractérisée [>ar son
polymorphisme.
Adaptation à la forme des mailles du réseau.
Limites cellulaires parfois indistinctes :
îlots
d'aspect syncytial.
polyédrique assez régulier, on voit par places des rangées entières de cellules tendre à s’allonger en prismes {fuj, 51). Le polymorphisme, comme le fait remarquer Sauekbeck (190/i-c), est donc encore un des caractères de la cellule d'ilot.
Les variétés de forme des cordons et des cellules nous semblent surtout liées aux variations du réseau capillaire, dont la disposition régit la formation et la structure de l’îlot (i). Si les mailles de ce réseau sont larges et irrégulières, les cordons sont larges, irréguliers, à cellules généralement petites, tendent à donner l’impression d’une seule masse (Cobaye, par exemple; ; si, au contraire, les mailles sont étroites et régulières, les cordons pour s’y glisser sont obligés de diminuer de largeur, deviennent unlstratifiés, à cellules généralement hautes, formant nettement un réseau intriqué avec le réseau capillaire (Ane, par exemple) ; si les mailles s’allongent dans un sens prédominant, les cordons, épais ou minces, tendent à devenir parallèles (certains îlots des Ophidiens et des Oiseaux). Quant aux dilférences de forme dans un même îlot, elles nous paraissent surtout liées à 1 existence de stades différents : les amas ou portions damas à cellules serrées, à limites peu nettes représentant une phase ultime de l évolution.
Il arrive fréquemment aussi, non seulement que les cellules sont très petites et irrégulières, de taille inégalé, mais que leurs limites deviennent peu distinctes, ou même tout a fait indistinctes {Jîp. 50). Alors « l’îlot entier paraît souvent être une masse unique de protoplasme, parsemée de nombreux noyaux serres, presque confluents, variés déformé, et très inégaux de taille » (L., iSgS-c, embryon de Mouton). ILviuus et Gow, dès 189/I, reconnaissaient dans les îlots trois types différents », dont le premier était également caractérisé par la k nondifférenciation en cellules distinctes », le second par la différenciation en petits éléments clairs, le troisième par sa lobulation (groupes com posés). Ces auteurs faisaient justement remarquer que ce sont évidemment des amas de ce premier type (particulièrement généralisé d’après eux chez le Cobaye, le Laradoxure, le Serval) qu’a vus Podwyssotsky, quand il a rapproché les îlots des follicules clos : ils en ont en ellet l’aspect à un faible grossissement. Ce sont évidemment les mêmes, pouvons-nous ajouter, assez répandus chez le Lapin, le Chien, le Mouton, ou bien les formes Intermédiaires a éléments très petits et iiiépU
(I) lillcs sont egalement en rapport avee la taille des éléments dans le tissu crine voisin, et probablement avec les variations fonctionnelles.