‹ Le pancréasChapitre 5 sur 79 · ABC · texte numérisé non relu

ABC

j.l(j 2. — Homme adulte. — LoI)ules isolables.

F l’un des nlus netits très incomplètement divisé en trois lobulins i,

’ i îÆ^n^ - G plus gros: nombreux lobulins, dont cinq (J U et les deux

netits ^nlus i irauche) s’insèrent comme des folioles sur le canal intralobulaire (c ) Srèt à sorti; du lobule;- les autres i”V-,etc.,se

Ipq iin^ niiv mires SUT Ics coupcs suivuntcs^ ICI mcinc soudure de * r? ^ « gros T’” tendent à s’isoler et à faire de petits mbules

glandulc pancréatique dans la paroi du canal , , ’ ’ ’ ' . successifs

-Cfl, canal intralobulaire; ca’, collecteur du lobuliiid;-. (toutes I lag striées); — a, i’, artères et veines.

Même grossissement et infime échelle que ligure i.

de lobules. Ne pouvant les considérer comme des mùlé& indépendantes, nous préférons les appeler simplement lolndins (i), car ils sont a so lument comparables aux lobulins de GB.t^GIlEU, subdivisions mcom

(I) Ils correspondent, seinblc-l-il bien, à ce (|uc lù/iie.-i, mais ce terme prêle à confusion avec les dois ut empêche de l'adopter.

appelé les ilôts Laxokiiuans. ce

panerra- (|ui nous

LObULES PANCnÉATXQUES

plètes du lobule pulmonaire. Nous réserverons le nom de lobule (élémentaire isolable) au « groupe de lobules » d’OpiE. Nous nous associons ainsi à la manière de voir de Uenaut, pour qui le lobule est « un tout indissociable par les méthodes de dissection », mais comprend « comme le lobule pulmonaire un certain nombre d\inités glandulaires répondant chacune à une branche de végétation de la glande à l’intérieur du lobule cunéiforme ». Cela s’accorde assez bien aussi avec l’ancienne description d’AbNozAN et Vaillard (i88/j), qui voient au centre du lobule le canal entouré d’une zone conjonctive délicate d’où partent de fines cloisons allant se confondre au tissu interlobulaire périphérique.

Il est vrai que les lobulins sont souvent mieux individualisés.

Dans les gros lobules 2, G), nous trouvons en effet généralement des cloisons plus pénétrantes, dont un grand nombre s’enfoncent en rayonnant jusqu’au voisinage du centre (i) dont quelques-unes même vont s’insérer jusque sur la paroi du canal intralobulaire principal. Sur une coupe bien dirigée, on dirait alors autant de folioles rayonnantes, mais soudées à leur base par leur parenchyme et quelquefois par le canal seul. Le lobule apparaît alors dans son ensemble sous un aspect mùriforme, ou comme une courte grappe de lobulins (6 à 20 et plus), plus ou moins complètement individualisés, de i à 2 1/2 millimètres de diamètre (2), pénétrés encore souvent à leur tour jusqu’à une faible profondeur par quelques fines cloisons de refend (3). On conçoit que quelques-uns de ces lobulins puissent devenir complètement libres, et constituer alors de véritables petits lobules isolables. Tel était probablement le cas du premier décrit F (4).

Ainsi compris le lobule pancréalique de l’Homme est, comme le dit Plan du lobule. bu.NT, moins régulier que celui des glandes salivaires. Il reçoit en général un seul canal intralobulaire de 1/2 millimètre de diamètre

(i) '1 rés sou vent juscfu’iui centre chez le Oliat, rejoignaiil un espace conjonclif intralobulaire ici très marqué. Chez cet animal la l'raffiuentatiou commence même de préfél’ence parle centre, et les t'entes interlobiilinaircs, disposées en étoile dont les rayons s’allongent, gagnent peu à peu vers la i)ériphéric où les lobulins restent sou vent soudes (//g. /, a). Chez l’Homme au contraire tes cloisons de refend sont généralement centripides.

(u) Certains lobules s’égrènent en partie ou en totalité en une véritable poussière de lobulins plus petits de i/3 à 3/4 de millimètre.

(3) Comme nous le verrons plus loin, nous trouvons, à l’inverse de ce que dit Oi’iH, chaque lobiilin de rilomnic (même dans la tète du pancréas) plus riche en général en îlots de I.ANoiîiiiiANS que celui du Chat dans l’extrême queue (jus(iu’à i3 et 17 îlots genéraleme/it disiiersés dans toute son étendue).

(p 11 y a donc entre; lobule et lobnlin une série de transitions ; rirrégularitê île lobu- ” '’''''‘‘’K''b'iritê de ramilicalion des canaux. Mais en général entre deux lobulins il y a des soudures plus ou moins larges, entre deux lobules elles sont assez exceptionnelles ou i)cu importantes.

LOItUl.KS PA>'CKÉ.\TIQUES

oS'i

extérieur au plus (mesuré sur coupes après fixation à l’alcool), pénétrant par une sorte de hile très peu accentué, et le parcourant selon son axe, en donnant une ou plusieurs collatérales d’ordres divers pour chaque lobulin, puis des terminales. Les artérioles et les veinules, marchant généralement ensemble, abordent le lobule en des points très divers, par des branches multiples suivant souvent les cloisons de refend, et s’y ramifient irrégulièrement. Il est rare chez l’Homme, — habituel au contraire chez le Chat (Opie, Laguesse), chez le Poulet (Renaut), — qu’un vaisseau de diamètre notable accompagne le canal intralobulaire principal (i). Entre deux lobulins voisins on constate assez souvent, même en l’absence de soudures, des échanges de petits canaux ou de petits vaisseaux, passant directement de l’un à l’autre, en traversant perpendiculairement la mince cloison conjonctive, fait qui plaide contre l’indépendance de ces lobulins. Mais il ne faut pas oublier que la lobulation est chose secondaire, et peut se comporter différemment d’une espèce animale à l’autre ; notre nomenclature s’adapte encore fort bien au Chat, elle peut être mauvaise ailleurs; l’essentiel pour l’instant est, nous semble-t-il, de fournir chez l’Homme une base plus précise aux anatomo-pathologistes (2).

(i) Le lobule pancréatique forme chez le Poulet, comme ledit Renaut, une « unité circulatoire ». Mais si cetie loi estencore applicable au Chat, elle ne l’est généralement plus à l’Homme.

(a) Pour la disposition générale du tissu conjonctif relativement au lobule, voir le dernier chapitre.

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