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certain nombre d’auteurs récents gardent
la même réserve.
-- II. roini.vnoNs i.\ Mi>iioïni;s |.'5;jo
spirale avant de communiquer avec eux. Mais son essai de conception generale du [lancréas comme un « organe lymplio-glandulaire », où des cellules épithéliales remplaceraient les éléments lymphoïdes dans les mailles d un tissu réticulé, en fait un précurseur de la théorie de la sécrétion interne appliquée à l’ensemble de l’organe, et à une époque où les physiologistes eux-mêmes étaient loin de la soupçonner. Le fait que dans les « points folliculaires », « les cellules glandulaires sont ordonnées par rapport aux vaisseaux », est en outre une première tendance à localiser de préférence cette sécrétion dans les îlots. Plus laid, Lenaut insista encore davantage, en rangeant le pancréas à coté du foie parmi les glandes conglobécs largement remaniées par les vaisseaux (i88i, 1887). Seulement, à mesure qu’il développait ce processus de remaniement, il le suivait de préférence dans les acini mêmes avec les tiges cenlro-acineuses, et laissait de côté les points folliculaires. C est en 1899 seulement qu il les reprit, les considéra
comme « des îlots de la glande où le remaniement par les vaisseaux sanguins a été complet », et se rangea parmi les auteurs adhérant à la théorie de la sécrétion interne. Nous le retrouverons plus loin dans ce groupe.
Notons enfin que, parmi les auteurs précédents, deux seulement, Saviotti d une façon un peu vague, Renaut très nettement, se prononcent en faveur de la constitution épithéliale des îlots.
Plus récemment s’ajoutèrent à ce premier groupe von Brünn (1895), qui considère simplement les îlots comme formés de cellules épithéliales, Tsch.assoavnikoav (1900), pour lequel on ne peut rien dire de certain sur leur signification, sinon qu’ils ne sécrètent pas un des constituants du suc pancréatique. Stœhr (1901) trouve aussi leur signification encore incertaine. Pearce, Küster, Pensa n’abordent pas la question de la fonction. Pourtant ils semblent, d’après leurs descriptions, admettre tacitement la sécrétion interne, Pensa surtout, qui insiste seulement sur ce point que la fonction exige une plus riche vascularisation et une plus riche innervation que le reste de la glande, doit donc être importante. Paira Male (1900) trouve les îlots abondants chez le Pigeon ; ils ne lui semblent pas appartenir au système lymphatique.
iJeuxi'eme fjroupe :
Auteurs considérant les îlots comme des
11. — Nous pouvons ranger dans un second groupe les auteurs qui ont considéré les îlots comme des amas de cellules lymphoïdes, comme de simples follicules clos, isolés ou conglomérés, sans leur attribuer de fonction spéciale. C’est ce que firent avec quelques réserves Kühne
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et Lea (1882) (i). C’est ce que répétèrent plus ou moins nettement à leur suite Sokoloff ( i883), W. Krause (i884), Ellenderger (1887), Lemoine et Lannois (1891) (2), Dieckiioff (1894 : follicules interliibiilaires) (3), Mouret (1895), Kasahara (1896), Pugnat (1897), SCHLESINGER (1898), OsAWA GaKUTARO ( 1 900) , OrRU EfISIO (19OO).
Mais la plupart de ces auteurs s’appuient simplement, ou bien sur 1 aspect général (amas de petites cellules) sans se livrer à des recherches suivies, ou sur des opinions précédemment émises par d’autres. Mouret pourtant décrit dans les îlots un réticulum formé par des cellules « conjonctives », etoilees, anastomosées, et de nombreux « leucocytes » dans les mailles. Mais il n en donne pas de figures, ne dit pas de quelle variété de leucocytes il s’agit, et personne n’a retrouvé cette disposition.
La description des îlots, telle que nous l’avons donnée, nous dispensera d’une longue réfutation. Si leur nature lymphoïde a pu etre soutenue a une époque ou 1 on commençait à peine à les étudier, il n en saurait etre de même aujourd’hui. Leur nature épithéliale est de toute évidence, là notamment où ils sont constitués de hautes cellules prismatiques disposées en rangées régulières (Potlo d’après Harris et Goav, Ane d’après Laguesse, Oiseaux d’après Renaut, Reptiles d’après Giannelli et GiacOxMini, L.aguesse, Diamare, etc.) ; elle est plus évidente encore pour les auteurs qui ont constaté la continuité des deux tissus.
formations lymphoïdes :
Küiine et Lea.
(i88a), etc.
La
nature lymphoïde ne peut
être soutenue aujourd’hui ; la
nature épithéliale est évidente.
S.AVIOTTI ( 1 869 1 , Rbnaut (1879), Lewaschew ( 1 886) , Dogiel (1893), l.aguesse (1893), Harris et Gow( 1894), Pischinger (1896), Diamare (1896), Giannelli et Gi.aco.mini ( 1 896), Rrachet ( 1 896), Massari( 1898), Jarotsky (1899), Perdrigeat et Tribondeau (1900), W. Schulze (1900), SsOBOLEW (1900), TsCHASSOWNIKOAV (19OO), OpiE (19OO), Gentes (1901), et tous les auteurs depuis cette époque, se sont prononces pour la nature épithéliale des îlots. Gentes (1901) en a apporté une preuve nouvelle, plusieurs fois reproduite depuis : il rappelle que, dans la leucemie, toutes les formations lymphoïdes sont hypertrophiées ; or, dans un cas très net qu’il examine, il trouve les îlots normaux en nombre et en volume. Schæfer (1896) dit simplement qu’ils sont formés de cellules « d’aspect épithélial » ou « épithélioïdes ».
(1) « Des recherches ultérieures, disent-ils, devront établir si ce sont bien de très petits ganglions lymphatiques, ce qui est le plus vraisemblable, d
(2) LE.M01NE et Lannois signalent simplement des « points lymphatiques ». Ils veulent ira probablement parler des « points follictilaires » de Uknaut.
'^'«ckuokk, puisque, tout en considérant ces formations i Tnn'; instant, sous l’impulsion de son maître Lubauscu,
a leur attribuer la sécrétion interne du pancréas. ’
Opinions mixtes.
Troisième groupe :
A. — Les îlots participeraient à la
sécrétion externe :
Harkis et Gow, 1894, etc.