‹ Le pancréasChapitre 60 sur 79 · H. 1-ES ÎLOTS SEK.\1E?1T DES ACINI ÉPUISÉS · texte numérisé non relu

H. 1-ES ÎLOTS SEK.\1E?1T DES ACINI ÉPUISÉS

Dogiel admet répuisement, mais il le croit définitif : ce sont des points de la glande en voie de dégénérescence graisseuse, et de régression.

Tsciiassowmkow, tout en avançant qu’on ne sait rien de certain sur la signification des îlots, semble pencher vers la même opinion, puisqu’il les fait dériver des acini, et n’admet ni le retour à l’état acineux, ni la sécrétion externe, puisqu’il ne parle pas davantage de l’interne en ses conclusions.

Diam.are (1895), sans se prononcer, penche d’abord vers les idées de Lewascheav et de Dogiel.

Nous avons vu dans le chapitre précédent les raisons qui, pour nous, s’opposent à l’adoption de ces idées (1). Ajoutons avec Pexsa une autre preuve : c’est que les îlots sont plus riches en vaisseaux et nerfs que le reste de l’organe; ce n’est pas un signe d’épuisement. Enfin, iis persistent après ligature du canal et destruction des acini; ils devraient disparaître les premiers si c’étaient des acini déjà épuisés.

Stateextitscu y voit simplement des acini modifiés sous l’influence du jeûne. Mais nous savons qu’on les retrouve aussi bien chez les animaux gavés (2).

Maxkoavski prend, comme nous l’avons vu dans le chapitre précédent, une place à part aux côtés de Leavaschew. Pour lui aussi les îlots sont des acini temporairement modifiés, mais ils représentent, dans le fonctionnement de l’acinus, « un stade » particulier (3), auquel doit arriver chaque acinus à la fin de sa période de sécrétion, et qui représente son plus haut degré d’épuisement, ou sa plus énergique activité. Maxkoavski ne s’explique pas nettement sur le sort des grains de sécrétion qu’il y décrit, et semble réserver encore son opinion, autant qu’on en peut juger par ses publications française et allemandes. Ce qu’il tient surtout à prouver (contre Diamare et autres), c’est la variabilité des îlots, c’est ce fait qu’ils ne font qu’un avec le parenchyme glandulaire (4).

(1) Ilots au maximum de nombre et de volume chez l’embryon, avant fonctionnement de la glande exocrine, avant épuisement par conséquent.

(2) Ajoutons encore ici au passage Pibrsol (1894) qui, dans son Précis, y voit des acini incomplètement développés.

(.3) Qu’il appelle avec nous d’ailleurs le « stade » îlot de Langerhans.

(4) D’après quelques auteurs, nous aurions complètement admis en 1894 la théorie de Lkwascuew, pour l'abandonner ensuite. Il suflil, croyons-nous, de lire avec attention notre phrase terminale du chapitre des îlots (1894-è, p. 644), et la note qui suit, pour comprendre que, ne voulant pas parler encore dans ce chapitre de nos recherches personnelles, auxquelles était réservée toute la seconde partie de notre publication, nous acceptions simplement, dès ce moment, les transformations décrites par I.KWASCHEW, mais en leur attribuant une autre signification. Et nous finissions, en efl'ct, en renvoyant à notre note de 1893 à la Société de Biologie.

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