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IV. LES ÎLOTS ORGANES RUDIMENTAIRES

phle parce que sa fonction est devenue peu utile à la vie des individus, atrophie qui est toujours plus accentuée quand on s’élève des Vertébrés inférieurs aux supérieurs; ou mieux, qu’ils représentent des portions de la glande non différenciées, mais qui se dilTérencient graduellement de plus en plus à mesure qu’on s’élève dans la série des Vertébrés )) (i)- Leur importance est morphologique et non physiologique.

Plus tard (1900-a), devantune attaque de Diamare (1899-6), Gian- NELLi revient sur ce sujet. Ce sont des « portions de glande rudimentaire, non différenciées en substance sécrétante ». La découverte par Di.vmare chez les Sélaciens des « aires claires » que Giannelli considère comme étant une forme primitive des îlots, par Giacomini des vésicules closes des Gyclostomes en nombre égal à celui des tubes sécréteurs, le confirme dans son hypothèse. Au bas de l’écbelle des Vertèbres, il existe dans le pancréas des formations ayant une certaine fonction en rapport avec la sécrétion. Mais peu à peu la fonction disparaît, à mesure qu'on s’élève dans l’échelle animale; les formations perdent leur forme tubulaire, se présentent sous l’aspect de cordons pleins, ne sont plus que les vestiges d’un organe autrefois utile à l’organisme au cours de la phylogénèse.

Enfin, Giannelli y revient encore en 1900 (c) à propos du pancréas des Mammifères, en 1902 à propos de celui des Oiseaux. Il y trouve les cellules absolument dépourvues de « grains métaplasmatiques n ou « grains de sécrétion », par conséquent, dit-il, indifférentes. Il est démontré maintenant, reconnaît-il (lettre personnelle, 28 décembre 1901), que chez les Reptiles, beaucoup de cellules des îlots sont encore vouées à une sécrétion particulière, mais cette fonction a disparu chez les Mammifères.

Oppel (1900-a et 6), à la suite d’une Revue générale et de quelques recherches personnelles, sur les Sélaciens: particulièrement, reprend à son tour cette opinion en en changeant légèrement la forme. Le tissu endocrine représente, dit-il, une sorte de glande ancestrale, glande de type plus simple que la plupart de celles des Vertébrés, jusqu’à un certain point rudimentaire, reste probablement d’un pancréas primitif {Urpankreas, Vorpankreas) des ancêtres des Vertébrés actuels (2), qui

Oppel modifie la théorie :

lepancréasprimitif des Vertébrés serait une glande endocrine ; les îlots en sont les restes; les acini s’y sont ajoutés secondairement.

(i) 11 abandonne plus tard complètement cette seconde forme de l’h3'pothèse.

(a) Antérieur donc au pancréas tel qu’il existe actuellement, plus simj>le que lui, et dont il est dérivé, li n’est pas impossible, en eil'et, que chez les ancêtres des Vertébrés actuels une telle glande ait existé (et même ait été déjà spécialisée dans la sécrétion interne), mais jusqu’à présent on n’a encore aucune preuve de son exis. tencc. 11 nous semble, au contraire, que l’îlot dérive de formes canaliculées, comme nous l’avons montré plus haut. D’ailleurs, le peu qu’on sait d’un organe analogue au pancréas chez les Gyclostomes et chez les Invertébrés tendrait à montrer l’existence,

ESSAIS PUVl.OGÉMÉTIQUES

Réponse personnelle .

Ce ne peuvent être des organes rudimentaires :

leur caractère sécréteur est tout aussi accusé chez les Vertél)rés supérieurs ; leur volume et leur nombre sont à peu près au maximum chez l’Homme.

fonctionne encore comme à l’origine, ou qui a peu à peu perdu ou modifié sa fonction première, surtout chez l’adulte. Oppel est plus éclectique que Giannelli, car il admet fort bien qu'un organe de ce genre puisse avoir conservé ou adopté une sécrétion externe ou interne; il considérait d’abord simplement cette dernière comme insuffisamment démontrée (1900), mais tend de plus en plusà l’admettre (1902, 1904). Les îlots sont pour lui d’ailleurs, comme pour Diamabe et Gianiselli, des formations epitbebales nees du bourgeon pancréatique, mais ayant perdu tout lien avec le système excréteur (Mammifères), et permanentes.

Pour Oppel encore (1900-6), il peut y avoir deux choses dans le pancréas des Vertébrés : un organe très ancien qui constitue à lui seul le pancréas des Cyclostomes, et dont il ne reste chez les Mammifères que les îlots, — etun organe de formation plus récente, apparu pour la première fols chez les Poissons plus supérieurs (Ganoïdes, Sélaciens, Téléostéens), constitué par les acini, et qui a peu à peu prédominé.

Brachet (1901) trouve cette opinion assez séduisante.

Nous sommes d’accord avec ces auteurs sur un grand nombre de points.

GiANNELLi, Oppel s’appuient sur des faits d’ontogénèse et de phylogénèse de la plus haute importance, à l’édification desquels nous avons contribué, et que nous avons déjà exposés plus haut, mais que nous ne croyons pas opposés à la théorie de la sécrétion interne. Vu cours de cette évolution, nous voyons comme eux des organes nettement sécréteurs chez les Vertébrés inférieurs, mais ils ne le sont pas moins, nous semble-t-il, chez les V ertébrés supérieurs. Non seulement ils y ont conservé nettement le caractère de glande endocrine, mais la fonction, persistante dans toute la série, les a peu à peu perfectionnés, puisqu’ils ont perdu leurs lumières et ne sont plus ordonnés qu’autour des vaisseaux. Les grains de sécrétion n’y ont pas disparu, comme nous l’avons maintes fois montré; ils sont simplement devenus plus éphémères, bientôt transformés au cours de leur mûrissement en des sortes de grains plus Iluides ou vacuoles à contenu de consistance gommeuse moins faciles à mettre en évidence par les réactifs. Mais sous cette forme (qu’on retrouve déjà jusque chez les Sélaciens : cellules rouges par liquide de Bouin, hématoxyline au 1er. rouge Bordeaux), ils sont plusabondants si c’est possible; la cellule en

non pas d’un pancréas unique et primitif, mais d’un hépalo-pancréas développé sous forme d’un ou de plusieurs diverticules de l’intestin moyen, ou d’une généralisation plus ou moins dilfuse des propriétés hépato-pancréatiques à toute une zone de l’épithélium intestinal.

LUS H.OTS OUGANES UE OIMENTAIHES

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